Les urgences nationales : Le Canada, fragile en première ligne

Stratégie de renforcement


Oshawa
Ontario

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées. Vous n’êtes pas tenu de répondre directement aux questions numérotées, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

Chef des pompiers – coordonnateur des mesures d’urgence.

1.2       Quelle est la densité démographique de votre collectivité (au kilomètre carré) et quelles est sa superficie? S’agit-il d’une collectivité rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

40 km carrés. Principalement urbaine, une partie rurale.

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

Une usine GM importante, entre 2 centrale nucléaires.

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

Rarement – une fois au cours des 30 à 40 dernières années.

La panne d’électricité, en août 2003.

 

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

Nucléaire, transport routier ou ferroviaire de matières dangereuses.

2.2            Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

Bonne préparation et bonne formation.

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon citerne qui déverse des produits chimiques dangereux. Oui

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.

·        Un incendie important qui nécessite une évacuation massive.

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

Oui.

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique ou nucléaire?

Passablement.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés? 

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

Oui.

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

Ressources bien entreposées.

Aide régionale disponible immédiatement.

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

Satisfaite.

3.4       Votre municipalité peut-elle interrompre la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales afin de donner des directives ou de faire le point sur la situation d’urgence?

Oui.

3.5       Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents?

Non – c’est suffisant pour le moment.

4) Votre municipalité a-t-elle mis en oeuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donnés au public, notamment aux propriétaires, aux conducteurs d’automobile et aux entreprises pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

Information complète sur le site Web.

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Liste des ressources mise à jour;
<?> bien entreposées;
Liste des ressources humaines et matérielles.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

Elle a reçu très peu.

5.3       En cas de grande urgence, à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement provincial? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

Dépendant de l’urgence, aide physique et financière.

En ce qui concerne le gouvernement fédéral :

Même chose.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

Non.

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

5.6       Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Oui – Bonne formation de base mais nécessite une mise à jour – communication et technologie IE.

5.7            Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

Oui.

5.8       Santé Canada a informé le Comité de l’existence de 1600 caches (ou dépôts d’urgence) répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ce programme et avez-vous visité une cache? Ouiٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Avez-vous été consulté sur l’utilité de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver une cache dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

Non.

5.9            L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité affecté à votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ces organismes?

Non – aucune aide prévue.

5.10            Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

Non – pas au courant de l’aide du MDN.

 

Oshawa
(Révisé)

Dans la réponse à la question 3.4, nous n’avons pas le pouvoir à ma connaissance d’interrompre les émissions mais nous comptons sur l’excellente collaboration des médias.

Je ne prévois aucun problème si nous avons besoin de transmettre des renseignements mais je suppose que si les relations n’étaient pas bonne ce pouvoir serait nécessaire.

Question 5.3.

Nous avons peu d’expérience de l’aide provinciale jusqu’ici car nous n’en avons pas eu besoin. GSUO a maintenant désigné des représentants régionaux qui ont fourni l’information au besoin et apporterait leur aide en cas d’urgence.

L’aide provinciale dépend du nombre de demandes reçues en même temps.

 

Gatineau
Québec

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées. Vous n’êtes pas tenu de répondre directement à ces questions, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

1.2       Quelle est la densité démographique de votre municipalité (au kilomètre carré) et quelle est sa superficie? Votre municipalité est-elle rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport, qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

Je suis responsable de la planification de la sécurité civile pour la ville de Gatineau. J’ai eu l’occasion d’agir à titre de coordonnateur des mesures d’urgence lors de la tempête de verglas en 1998.

La ville de Gatineau est une municipalité urbaine de 232 000 personnes réparties sur un territoire de 339,37 kilomètres carrés, avec une densité de population de 641,21 personnes par kilomètre carré.

On dénote la présence de quatre (4) industries de pâtes et papier ainsi qu’une de produits chimiques.

La ville de Gatineau a été le théâtre de 6 sinistres importants depuis 1978.

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

2.2             Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon-citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence capitale? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique et nucléaire?

2.1 La principale menace est le risque d’inondation en raison de la présence de trois(3) rivières importantes sur le territoire de la Ville.

2.2 La capacité d’intervention de notre municipalité est relativement bonne. Nous organisons annuellement de la formation et un exercice de préparation pour les membres de l’organisation municipale de sécurité civile.

2.3 Pour notre municipalité, une urgence capitale serait probablement une inondation qui nécessiterait l’évacuation de 10 000 personnes.

2.4 La ville de Gatineau possède plusieurs plans d’intervention particuliers dont un pour les inondations. Elle est donc prête à intervenir en cas d’urgence.

2.5 La principale mesure consiste à évacuer ou confiner la population selon le type d’urgence capitale à survenir.

2.6 La ville de Gatineau doit compter sur l’aide du gouvernement du Québec en cas de catastrophe CBRN ou cyberattaque car ses ressources à ce niveau sont limitées.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

3.4       Votre municipalité peut-elle interrompre la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales afin de donner des directives ou de faire le point sur la situation d’urgence?

Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents?

3.1 La ville de Gatineau dispose d’un budget annuel global de 300M$, de 2000 employés et d’équipement et matériel divers pour intervenir en cas d’urgence.

3.2 Il est très difficile d’établir un moment précis où la Ville ferait appel à des ressources régionales ou même provinciales. Cela dépend du sinistre, de sa gravité, des dégâts causés, etc.

3.3

3.4 La ville de Gatineau ne dispose pas de l’autorité et des pouvoirs nécessaires pour interrompre la diffusion des émissions de télévision et de radio locales ou nationales.

3.5 Des liens très étroits sont toujours souhaitables.

4) Votre municipalité a-t-elle mis en œuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donné au public, notamment aux propriétaires et aux entreprises, pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

4.1 La ville possède un site Internet consacré à la sécurité civile. On y diffuse des informations et des conseils pratiques à l’intention de toute la population. De plus, des articles ponctuels sont publiés dans les journaux locaux et dans les publications municipales.

4.2 Nous n’avons aucune fourniture entreposée.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

5.3       En cas de grande urgence, à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement provincial? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

5.6             Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

5.7             Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

5.8       Santé Canada a-t-il informé le Comité qu’il existe 1 600 abris d’urgence répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ces abris et en avez-vous vu une?Oui ٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces abris? Oui ٱ Non ٱ Avez-vous été consulté sur l’utilité de ces abris? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver un abri dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité qui est affecté dans votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ceux-ci?

5.10            Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

5.1

5.2 La ville ne reçoit aucun crédit pour la formation ou l’organisation d’exercices.

5.3

5.4

5.5 Le programme conjoint de protection civile est pertinent. Par contre, les sommes allouées sont nettement insuffisantes et les délais beaucoup trop longs.

5.6

5.7

5.8 Nous sommes au courant de l’existence des 1600 centres d’approvisionnement de Santé Canada. Trois (3) de ces centres sont situés sur notre territoire. Par contre nous n’avons pas de renseignements concernant leur utilisation.

5.9 Nous ne sommes pas au courant de l’agent du SCRS affecté à notre municipalité, pas plus que des Agents de douanes et revenus.

5.10 Il n’existe pas de lien entre notre plan de sécurité civile et celui du MDN.


Gatineau
(Révisé)

Bonjour monsieur Dawson,

Veuillez trouver, ci-après les réponses de la ville de Gatineau aux questions 3.4 et 5.3.

Nous espérons le tout à votre entière satisfaction et veuillez agréer, Monsieur Dawson, mes meilleurs vœux du temps des fêtes.

a) Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation? Dans l’affirmative, veuillez indiquer si ce pouvoir lui est conféré de façon officielle et par quel mécanisme (législation provinciale).

La ville de Gatineau ne possède pas le pouvoir d'interrompre unilatéralement la diffusion des chaînes de télévision et de radio locales.

            b) Si votre municipalité n’a pas le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions pour donner des directives ou faire le point sur la situation d’urgence, veuillez indiquer comment vous prévoyez informer la population dans l’éventualité d’une telle situation. Comptez-vous pour cela sur la coopération des diffuseurs? Serait-il bon que votre municipalité ait ce pouvoir?

Notre plan de sécurité civile prévoit que nous émettons des communiqués de presse pour informer la population, donner des directives ou faire le point. Nous devons donc compter sur la bonne volonté et la collaboration des diffuseurs pour ceci. Nous pouvons également utiliser des véhicules munis de haut-parleurs pour circuler dans les rues de la ville, surtout dans le secteur affecté. Il est évident que d'avoir le pouvoir légal, en temps de sinistre, d'interrompre les émissions serait un atout important pour les municipalités.

5.3       a) D’après la façon dont les choses se sont passées jusqu’à maintenant, quelle aide votre municipalité s’attend-elle à recevoir du gouvernement provincial dans l’éventualité d’une grande urgence? Combien de temps cette aide met-elle à vous parvenir? À qui les frais incombent-ils?

Dans l'éventualité d'une grande urgence ou d'un sinistre majeur, nous nous attendons à ce que le gouvernement provincial mette à contribution ses ressources régionales dans un premier temps et provinciales si nécessaire.

Cette aide peut être disponible, selon la cas, dans quelques heures ou jusqu'à 48 heures plus tard. Habituellement, lors de sinistres majeurs, les frais sont à la charge du gouvernement provincial pour l'aide gouvernementale et partagés pour les frais encourus par la municipalité.

            b) Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

Dans l'éventualité d'une grande urgence, notre municipalité aura besoin de toute l'aide nécessaire à la meilleure gestion possible du sinistre. Cette aide peut être sous la forme d'experts-conseils, d'équipes spécialisées ou autres selon la nature du sinistre. Il serait raisonnable que cette aide puisse nous parvenir dans un délai de 6 heures ou moins. Les frais devrait être assumés par le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral, compte tenu qu'un sinistre majeur dépasse la capacité de la municipalité et il serait inconcevable que les citoyens aient à défrayer ces coûts qui s'élèvent parfois à des millions de dollars.   

 

Saskatoon
Saskatchewan

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées. Vous n’êtes pas tenu de répondre directement aux questions numérotées, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

1.2       Quelle est la densité démographique de votre collectivité (au kilomètre carré) et quelles est sa superficie? S’agit-il d’une collectivité rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

1.1

Je m’appelle Ray Unrau, mon expérience professionnelle comprend 20 ans de service comme pompier, travailleur paramédical et instructeur pompier. J’ai agi à titre de coordonnateur GSUO pendant qu’Alyson Edwards était en congé et j’ai terminé récemment la formation pertinente pour ce poste par l’entremise du BPIEPC. Alyson possède de l’expérience dans les médias comme chef d’antenne et reporter d’un téléjournal.            

1.2 Saskatoon est la plus grande ville de la Saskatchewan et compte une population de 213 607 habitants. Sa superficie est de 144 kilomètres carrés et comprend plus de 120 hectares de parcs riverains.

1.3

La Saskatchewan produit la moitié de la quantité totale des principaux grains d’exportation du Canada : blé, avoine, orge, seigle, graine de lin et canola. Saskatoon se trouve au cœur de ce marché, offrant une variété de services et de produits au secteur agricole. Les mines constituent également une part importante de l’économie. La région de Saskatoon est l’exportatrice d’uranium la plus importante au monde et près des deux tiers des réserves de potasse récupérable du monde se trouvent dans cette région.

1.4

Le 4 juillet 1996 : La région de Saskatoon, Maymont et Osler a été frappée par une violente perturbation atmosphérique qui a suscité 9 tornades, des bourrasques de vent extrêmement puissantes et des grêlons de la taille d’une orange. Les lignes électriques de la région de Maymont ont été détruites par une tornade F3 et à Osler, les maisons et les biens matériels ont été endommagés par les tornades, le vent et la grêle, tandis qu’à Saskatoon les vents violents ont endommagé de nombreux arbres et biens matériels, en particulier à l’extrémité est de la ville. Des rafales de 120 km/h et de 141 km/h ont été mesurées par les instruments météorologiques dans la région de Saskatoon(à l’aéroport de Saskatoon et aux Kernan Farms respectivement).

Nous avons eu d’autres urgences liées à la température, comme l’inondation en 1982. 

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

2.2            Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique ou nucléaire?

2.1

L’analyse des risques pour Saskatoon a permis de déterminer 5 principaux secteurs de préoccupation. Les urgences météorologiques, les déversements de produits dangereux, l’écrasement d’un avion, l’interruption de services publics, les urgences en santé publique.

2.2

À partir de l’analyse des risques pour Saskatoon, nous croyons que notre planification en matière de protection civile à ce jour nous servira de point de départ efficace si nous devons utiliser notre centre d’opérations d’urgence (COU). Cependant, il faut élaborer davantage au plan de la formation (BEP, COU, GSU). Au cours des 3 dernières années, 3 personnes différentes, y compris moi-même ont occupé ce poste. À titre de coordonnateur de la gestion de l’organisation des mesures d’urgence (OMU) pour notre région, il a été difficile d’obtenir la formation pertinente au niveau fédéral en vue d’offrir la formation nécessaire à l’échelle municipale. Par conséquent, l’OMU de Saskatoon n’a pas pu offrir la formation régulière dans les exercices BEP ou de type scénario. À notre avis, il faudrait davantage de formation fédérale afin d’aider les gens des municipalités à fonctionner efficacement.

2.3

Ex.1 – Oui un déversement de cette ampleur pourrait constituer une urgence capitale, étant donné le type de menace, le danger d’explosion, de nuage toxique, la proximité des zones habitées, les conditions atmosphériques et le moment de la journée.

Ex. 2 – Tous les exemples constitueraient des urgences importantes dans notre région.

Ex. 3 – À mon avis, une catastrophe touchant de 500 à 1000 personnes serait considérée comme une situation d’urgence capitale.

Ex. 4 – Les tremblements de terre ne sont pas fréquents dans les Prairies. Un incendie qui menace un appartement situé dans une tour d’habitation ou qui dégage des sous-produits toxiques et nécessite une évacuation générale constituerait une urgence capitale.

2.4

Encore une fois, la planification est terminée, des pratiques plus fréquentes sont nécessaires, voir 2.2

2.5

À partir de mes connaissances de ces questions à ce jour, je crois que nous aurions sans doute besoin d’aide financière et de main-d’œuvre pour le nettoyage et la reprise des activités normales. Je pense que notre municipalité serait beaucoup plus efficiente et n’attendrait pas simplement que l’aide extérieure soit disponible.

2.6

Comme en 2.5, nous possédons les ressources, dans le cas présent, une équipe d’intervention spécialisée (HAZMAT) de niveau technique NFPA pour prendre en charge les mesures initiales en cas d’incidents CBRN. Cependant, si l’expression que vous utilisez en référence à l’atténuation de ces événements signifie du début (mesures initiales) à la fin (nettoyage et reprise des activités normales) il faudrait augmenter le financement de cette équipe pour la formation et l’équipement.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés? 

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

3.4       Votre municipalité peut-elle interrompre la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales afin de donner des directives ou de faire le point sur la situation d’urgence?

3.5       Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents?

3.1

Pour les domaines techniques comme les urgences CBRN, nous n’avons pas de ressources autres que celles que nous pouvons obtenir au moyen de l’aide mutuelle des autres services d’incendie de la région ou des organismes gouvernementaux des paliers supérieurs.

3.2

La main-d’œuvre pour l’aide non technique serait rapidement en place. Les situations d’urgence prolongées (de type HAZMAT ou CBRN) dépendraient, comme mentionné, de l’aide mutuelle. Dans notre province, la seule autre équipe spécialisée dans les urgences HAZMAT se trouve à Regina. Il lui faudrait au moins deux heures pour se rendre sur les lieux, une fois l’intervention organisée. Toutefois, si le même type d’événements touche simultanément ces autres municipalités, le secours ne serait pas disponible. Dans ces cas, lorsque notre main-d’œuvre est puisée et que le personnel a besoin de répit, nous nous tournons vers les sources provinciales ou fédérales. Nous faisons présentement partie d’un comité chargé d’améliorer l’aide mutuelle avec les autres services d’incendie importants de la Saskatchewan. Le comité est appelé Saskatchewan major urban disasters mutual aid agreement (entente d’aide mutuelle en cas de catastrophes urbaines importantes en Saskatchewan).

3.3

Nous croyons que nos moyens de communications sont suffisants.

3.4

Nous avons une station de télévision communautaire, 1 diffuseur local affilié à CTV, 1 diffuseur local affilé à Global et un bureau de la SRC relié à un diffuseur affilié à la SRC de Regina. De plus, nous avons de nombreuses stations de radio que nous pouvons utiliser le cas échéant.

3.5

Je ne suis pas sûr de la manière de répondre à cette question et je ne connais certainement pas le sens complet de votre référence au mot « lien », mais l’amélioration des partenariats est toujours avantageuse.

4) Votre municipalité a-t-elle mis en oeuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donnés au public, notamment aux propriétaires, aux conducteurs d’automobile et aux entreprises pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

4.1

Nous avons publié une vidéo sur les abris en place, des messages à cet effet dans l’annuaire téléphonique et des renseignements sur le site Web de la ville de Saskatoon informant les citoyens sur les mesures à prendre en cas d’urgences. Nous avons commencé des discussions préliminaires au sein du service en vue de mettre à jour la page Web sur l’organisation des mesures d’urgence (OMU) et d’y ajouter des renseignements.

4.2

L’état d’avancement varie d’un élément à l’autre. Les inventaires de la ville sont terminés et un inventaire des partenaires ONG est en cours. Inutile de dire que cet effort n’est pas achevé.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices? 

5.3       En cas d’urgence capitale, à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement provincial? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

5.6       Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

5.7             Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

5.8       Santé Canada a informé le Comité de l’existence de 1600 caches (ou dépôts d’urgence) répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ce programme et avez-vous visité une cache? Ouiٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Avez-vous été consulté sur l’utilité de ces caches) Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver une cache dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité affecté à votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ces organismes?

5.10             Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

5.1

Il semble effectivement  difficile d’accorder au compte-gouttes les dollars fédéraux aux organismes municipaux d’intervention en cas d’urgence quand aucune méthode n’est disponible pour aider les municipalités et le gouvernement fédéral à évaluer avec précision la capacité de planification et d’intervention.

Je crois qu’une série d’exercices élaborés, financés et animés par le fédéral devraient avoir lieu dans l’ensemble du pays pour évaluer les municipalités à partir d’événements plausibles divers, notamment les urgences CBRN, les questions de décontamination massive et les épidémies de grippe. Ces exercices serviraient d’évaluation type des besoins pour déterminer autant les niveaux de formation actuels que les besoins en formation. Cette approche fournirait également au gouvernement fédéral une base de référence pour évaluer les besoins en équipement et en formation des municipalités appelées à intervenir dans ces types d’urgences. Cette base de référence permettrait aux autorités fédérales d’améliorer la cohérence et la compatibilité entre les municipalités de l’ensemble du pays au plan de la formation et  également au plan de l’évaluation des priorités concernant les demandes d’équipement.

Il importe de souligner que ces évaluations pratiques des besoins devraient aboutir à la distribution de fonds et à la possibilité de répondre aux besoins de formation qui seront décelés. Il faudrait des spécialistes disponibles pour offrir les programmes de formation aux futurs moniteurs dans les régions géographiques si c’est le seul moyen de faire participer les municipalités. Il se peut que les programmes prennent de quelques jours à plusieurs semaines, de sorte que les coûts soient inabordables pour les petites et les moyennes municipalités qui y envoient leur personnel. Donc, en plus de payer les spécialistes, il faut se pencher sur le financement des coûts associés au fait d’encourager les employés à suivre cette nouvelle formation valable, laquelle en ce moment est exclue de l’utilisation des fonds de formation actuels.

Bien que les autres options soient souhaitables, je vois un scénario d’évaluation basé sur les besoins, en mettant l’accent sur les dépenses de formation, comme priorité absolue.

5.2

Non, nous pourrions toujours en utiliser davantage. Voir 5.1

5.3

La rapidité de cette intervention dépend de la situation; je ne sais pas comment l’exprimer en délai spécifique. Nous avons des bases militaires dans la province et certaines se trouvent dans la région, de sorte que le temps de déplacement ne semble pas être un problème. Je pense que la province commence à payer après que la municipalité a dépassé une certaine limite.

5.4

Nous avons une loi sur la planification des mesures d’urgence (Emergency Planning Act) qui précise le niveau de soutien financier qui sera accordé et quand nous le recevrons.

5.5

Oui, nous avons eu accès à ce programme plusieurs fois ces dernières années.   Merci.

5.6

J’ai très peu d’expérience dans la planification de mesures d’urgence et je ne peux être considéré comme une autorité en la matière. Veuillez vous référer au point 5.1

5.7

J’ai très peu d’expérience dans la planification des mesures d’urgence et ne peut être considéré comme une autorité.

5.8

Q1 – Est-ce que j’ai vu une cache? Non.

Q2 – Ai-je reçu des renseignements sur la manière d’y accéder? Non.

Q3 – Ai-je été consulté sur l’utilité de ces caches? Non.

Q4 – Est-ce que je pourrais trouver une cache? Non.

5.9

Aucun des organismes mentionnés ne fait partie de notre plan d’urgence pour le moment.

5.10

Notre plan d’accès à l’aide militaire dépend de la situation. Nous n’avons pas de protocole ou de stratégie de communication officielle, ni d’attentes ou d’accords préétablis avec ce groupe.


Regina
Saskatchewan

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées. Vous n’êtes pas tenu de répondre directement aux questions numérotées, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

1.2       Quelle est la densité démographique de votre collectivité (au kilomètre carré) et quelles est sa superficie? S’agit-il d’une collectivité rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

Je m’appelle Ken Luciak. Je suis directeur des services médicaux d’urgence (SMU) de la région sanitaire Regina Qu’Appelle. Je suis coordonnateur de la planification d’urgence pour les SMU de Regina depuis dix ans et je forme présentement un coordonnateur EPP qui devrait être près à travailler seul cet automne (2003). Je suis aussi co-formateur pour le programme de formation ESM, centre d’opérations d’urgence de la ville de Regina.

La région sanitaire Regina Qu’Appelle s’étend sur 26 663 kilomètres carrés. Il est à remarquer que sur une population de 245 800 personnes, 220 000 se trouvent dans la grande région de Regina. Le reste de la population est dispersée en milieu rural.

Nous sommes sur la ligne principale CPR, un corridor de gaz naturel important qui alimente la côte est du Canada et des États-unis, la route transcanadienne et la trajectoire de vol 4 de la station spatiale internationale. Nous avons aussi un aéroport international, un important fabricant de produits chimiques agricoles (Bayer/Aventis/Agrevo) et nous sommes la plaque tournante occidentale internationale de commutation téléphonique. Regina se trouve également dans le couloir des tornades de la Saskatchewan.

Les dernières urgences ou catastrophes importantes survenues à Regina sont l’émeute de 1935 et le cyclone qui s’est produit en 1912. Il y a eu une inondation assez importante en 1974, mais de nombreuses autres municipalités du sud de la Saskatchewan ont été inondées également. Depuis ce temps, nous avons eu des petits déversements de produits chimiques (matières dangereuses) mais aucun d’eux n’était grave.

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

2.2            Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique ou nucléaire?

2.1 Couloir de gaz naturel, ligne principale du CPR, route transcanadienne, orages violents.

2.2 Nous sommes bien préparés dans les limites de Regina. Malheureusement, il reste beaucoup de travail à faire en ce qui concerne la planification pour la partie rurale de la région sanitaire Regina Qu’Appelle.

2.3 Aujourd’hui, une urgence capitale est un événement qui exige l’utilisation complète de nos ressources. Une catastrophe nécessite des ressources qui se trouvent à l’extérieur de notre territoire immédiat. Ces ressources sont habituellement accessibles au moyen d’une entente d’aide mutuelle.

2.4 Oui, la ville de Regina est très bien préparée.

2.5 Résoudre la crise.

2.6 Oui. Cependant, nous pouvons gérer les situations de faible envergure qui n’épuisent pas nos ressources. Remarque : certains de nos plans biologiques supposent la participation du ministère de la Santé provincial.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés? 

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

3.4       Votre municipalité peut-elle interrompre la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales afin de donner des directives ou de faire le point sur la situation d’urgence?

3.5       Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents?

3.1 Dans la région sanitaire Regina Qu’Appelle, l’équipe des premiers intervenants médicaux compte 120 employés et 360 bénévoles.

3.2 Nous avons 24 ambulances, un véhicule pouvant transporter 10 blessés, une unité de soutien logistique qui transporte les fournitures médicales pour 150 victimes d’accident et une tente de décontamination de trois 3 unités. Nous avons aussi des ententes d’aide mutuelle avec 19 services d’ambulance. Malheureusement, une tornade pourrait  anéantir nos fournitures médicales de campagne en 3 à 6 heures. L’aide mutuelle est minimale, mais peut être sur place dans un délai de 2 à 5 heures.

3.3 Nous sommes satisfaits de la structure de commandement de chaque organisme et de la structure de collaboration des services médicaux d’urgence et du centre des opérations d’urgence (enseignée par le BPIEPC, la province de la Saskatchewan et la ville de Regina).

3.4 Non, au meilleur de ma connaissance, nous possédons des ententes avec les stations de radio locales pour diffuser les messages d’urgence, mais nous n’avons pas le pouvoir d’interrompre les émissions. Je souhaite que nous l’ayions.

3.5 Je crois que les liens avec la province sont assez solides. Nous travaillons quotidiennement avec de nombreux ministères.

4) Votre municipalité a-t-elle mis en oeuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donnés au public, notamment aux propriétaires, aux conducteurs d’automobile et aux entreprises pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

4.1 Nous avons des dépliants, des documents et des brochures sur la préparation à une situation d’urgence éventuelle. 

4.2 Oui. Nous avons MERV 1 (une unité de soutien logistique) qui contient des fournitures pour 150 blessés. Toutefois, nous avons besoin de fournitures pour nos caches de matériel médical. J’aurais l’esprit plus tranquille si nous avions suffisamment de fournitures pour 150 blessés. Ces fournitures comprennent : des planches dorsales, des bandages triangulaires, des pansements compressifs, des étiquettes de triage, des conduits aériens oropharyngés, de l’oxygène, des médicaments (surtout pour les urgences chimiques et biologiques) et des couvertures.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

5.3       En cas d’urgence capitale, à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement fédéral? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

5.6       Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

5.7             Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

5.8       Santé Canada a informé le Comité de l’existence de 1600 caches (ou dépôts d’urgence) répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ce programme et avez-vous visité une cache? Ouiٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Avez-vous été consulté sur l’utilisé de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver une cache dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité affecté à votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ces organismes?

5.10             Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

5.1 Nous pourrions avoir de l’aide pour former 2 équipes afin de desservir le nord et le sud de la province en cas d’urgences CBRN et d’interventions nécessitant l’ELSARMU.

5.2 Nous pourrions avoir davantage de soutien pour les interventions nécessitant l’ELSARMU. Je suis satisfait des fonds CBRN jusqu’ici.

5.3 Nous aurions probablement besoin d’expertise technique pour les urgences biologiques (laboratoire provincial). Il est habituellement possible d’obtenir cette aide en moins de deux heures car nous sommes dans la même ville que le laboratoire. Je suppose que la municipalité et la régie régionale de la santé devraient payer.

5.4 Nous n’aurions vraisemblablement pas besoin de beaucoup d’aide fédérale dans les premières heures (cependant, nous devrions peut-être approcher l’école de la GRC qui se trouve dans la ville au cas où nous aurions besoin d’un contrôle de périmètre). Si la situation se prolonge, nous ferions vraisemblablement une demande de secours au gouvernement fédéral.

5.5 Il est pertinent.

5.6 Désolé, mais j’ai très peu d’expérience en ce qui concerne le BPIEPC au-delà de la formation et du financement du PCPC, par conséquent, je ne peux répondre à cette question.

5.7 Je l’espère. Cependant, je ne suis pas certain qu’ils connaissent l’état d’avancement de la planification de chaque région, par conséquent il se peut que la coordination soit retardée en raison des écarts entre les plans d’urgence.

5.8 J’ai vu la cache de Regina. Le ministère de la Santé et l’Ambulance Saint-Jean sont responsables de l’entretien et de l’installation. Nous avons été sensibilisés à l’utilité de ces caches et je sais qui appeler pour que la cache soit accessible. Remarque : une grande partie du matériel conservé dans la cache est périmée.

5.9 L’agent local du SCRS ne fait pas partie de la planification des SMU. Les agents de ADRC ou de Citoyenneté et Immigration Canada n’en font pas partie non plus. J’aurais pu faire appel au SCRS pour aider à déterminer les menaces éventuelles mais je ne l’ai pas fait.


Barrie
Ontario

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées. Vous n’êtes pas tenu de répondre directement aux questions numérotées, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

1.2       Quelle est la densité démographique de votre collectivité (au kilomètre carré) et quelles est sa superficie? S’agit-il d’une collectivité rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

– Je m’appelle Ron Hickey, chef des pompiers et coordonnateur communautaire de la gestion des situations d’urgence (CCGSU) pour la ville de Barrie, en Ontario. J’ai plus de 20 ans d’expérience dans les services d’incendie et plus de 10 ans dans les services d’ambulance en Ontario. J’ai suivi l’ancien cours sur les mesures d’urgence du programme de protection civile de l’Ontario et le nouveau cours offert aux CCGSU par Gestion des situations d’urgence Ontario (GSUO). Je viens de terminer la nouvelle version du plan des mesures d’urgence de la ville conformément aux exigences relatives au niveau essentiel de préparation aux situations d’urgence établies par GSUO.

La municipalité de Barrie s’étend sur 77 kilomètres carrés et sa population, qui était de 115 000 personnes en 2002, augmente de 5 000 personnes par années. La ville est presque entièrement construite et est urbaine par nature.

Un aéroport partagé se trouve à sept milles de la ville (accompagné d’un point d’entrée des importations et des services de douanes). L’autoroute 400 traverse la ville et l’autoroute 407 est planifiée à la limite ouest. Barrie est située près du lac Simcoe, à l’extrémité ouest de la baie Kempenfelt. Notre secteur industriel est constitué principalement de petites et de moyennes entreprises dans le domaine de la haute technologie. Une installation d’élimination des matières dangereuses, une installation d’élimination du cyanure, un grand hôpital et plusieurs foyers pour les personnes âgées, des établissements de soins et des tours d’habitation.

La ville de Barrie est située dans la partie nord-est du couloir de tornade de l’Ontario. Nous avons été touchés par l’ouragan Hazel en 1954, et par la tornade violente qui a causé des dommages importants et des décès en 1985. Ces deux incidents ont nécessité des secours de l’extérieur. Nous avons aussi eu de nombreux accidents routiers graves (impliquant plus de 100 automobiles et autobus) sur l’autoroute 400, quelques explosions et des déversements de matières dangereuses mais ces situations ont été gérées avec les ressources locales.  

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

2.2            Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique ou nucléaire?

2.1 Naturelle – Vents violents, tornades, violentes tempêtes hivernales, grêle et verglas. La menace de pandémie/épidémie s’accroît avec le SRAS et le virus du Nil occidental.

Imputable à l’homme – MVC, déversements de matières dangereuses industriels ou routiers. La probabilité du terrorisme et de la violence augmente ici comme ailleurs. Notre centre-ville est extrêmement vieux et présente un risque d’incendie qui pourrait dévaster un pâté de maison en entier.

2.2 À mon avis, Barrie est raisonnablement bien préparée – la formation des services d’urgence est supérieure (police, incendie, ambulance) – la formation des autres intervenants municipaux notamment du groupe de contrôle communautaire (Community Control Group) pourrait être améliorée et est prévue en 2003-2004. Les organismes de soutien locaux sont bien organisés et bien formés – Croix rouge, Ambulance Saint-Jean, Armée du salut, ARES, conseil régional de santé, etc. Même avec tout cela, il reste beaucoup de travail à faire pour avoir un plan vraiment complet qui comprendra la planification et les méthodes d’’atténuation, de prévention, d’intervention et de réhabilitation. 

2.3 – Je crois que tous les éléments mentionnés justifieraient, à un degré moyen ou extrême, la déclaration d’une situation d’urgence en vertu de la loi provinciale.

2.4 – La ville possède un plan d’intervention en cas d’urgence, un groupe de contrôle communautaire et un centre d’opérations d’urgence. Barrie vient juste de recevoir sa reconnaissance du niveau essentiel des partenariats pour des collectivités sûres (Essential Level of Partnerships for Safer Communities) et met en oeuvre le programme Bénévoles pour la sécurité et les opérations de secours en Ontario (Bénévoles SOS). Nous avons engagé un consultant pour harmoniser notre plan d’intervention en situation d’urgence et tous les aspects connexes de planification, de programmation et de formation avec la nouvelle Loi sur la gestion des situations d’urgence. Je crois qu’il nous manque deux éléments, sur onze, pour atteindre le niveau essentiel de planification globale de la préparation aux situations d’urgence. Il y a toujours matière à l’amélioration et je prévois la nécessité de créer un poste à temps complet de planificateur des mesures d’urgence d’ici peu.

2.5 – J’aimerais résoudre toutes les crises mais je comprends que c’est physiquement et économiquement impossible et, par conséquent, je crois que nous devrions être en mesure d’atténuer la crise et de tenir le coup en attendant l’arrivée de l’aide provinciale et fédérale. Même atténuer la crise et tenir le coup sont des objectifs coûteux et qui prennent du temps.

2.6 – Oui nous devrions compter sur l’aide provinciale et fédérale pour résoudre la crise. Les gouvernements provincial et fédéral doivent augmenter autant les fonds attribués aux municipalités que les sommes investies dans leurs propres programmes pour créer un système interdépendant raisonnable, fiable et viable.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

3.4       Votre municipalité peut-elle interrompre la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales afin de donner des directives ou de faire le point sur la situation d’urgence?

3.5       Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents?

4) Votre municipalité a-t-elle mis en oeuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donnés au public, notamment aux propriétaires, aux conducteurs d’automobile et aux entreprises pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

4.1 Cette année nous étions plus déterminés que jamais à participer à la Semaine de la protection civile. Le groupe de coordination Bénévoles SOS et son personnel ont installé des affiches dans un centre commercial local pendant 5 jours. Un représentant de GSUO et moi-même avons participé à une émission de télévision d’une heure (exposé, Q et R) et de nombreux dépliants du BPIEPC, de la Croix rouge et de GSUO ont été mis à la disposition du public. Une partie du travail à exécuter pour terminer notre plan d’intervention en situation d’urgence consiste à rendre officiel un programme de sensibilisation du public et de formation plus complet.

4.2 Nous possédons un plan d’intervention, des abris, un centre des opérations d’urgence, un CCGSU, un groupe d’intervention dans les situations d’urgence communautaires et nous avons élaboré une liste des fournisseurs d’équipement d’urgence. Cette liste de ressources nécessite plus de travail et nous n’avons pas encore eu la possibilité d’envisager la constitution de réserves.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

5.3       En cas d’urgence capitale, à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement provincial? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

5.6       Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

5.7             Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

5.8       Santé Canada a informé le Comité de l’existence de 1600 caches (ou dépôts d’urgence) répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ce programme et avez-vous visité une cache? Ouiٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Avez-vous été consulté sur l’utilité de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver une cache dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité affecté à votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ces organismes?

5.10             Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

5.1 – Les organismes fédéraux et provinciaux (conjointement) devraient fournir la formation, l’équipement et les fonds pour les incidents de grande ampleur raisonnablement prévisibles. Cela devrait aussi comprendre le financement des services d’urgence pour la formation suivie en dehors des jours de travail – à l’extérieur de la ville. Les expositions importantes dans la province et au Canada comprennent la recherche et le sauvetage en milieu urbain, les opérations en espace clos, les opérations relatives aux matières dangereuses. Le financement pour la formation et l’équipement devrait aller aux équipes chargées d’atténuer la crise et de tenir le coup à l’échelle locale, aux équipes d’atténuation à l’échelle du comté ou régionale, aux équipes de secours et de soutien dans une situation prolongée à l’échelle provinciale et nationale.

5.2 – Non. On pourrait faire beaucoup plus si des fonds étaient disponibles pour le personnel de planification des mesures d’urgence et si des fonds et du personnel étaient disponibles pour les exercices à grande échelle. Une grande partie du problème vient du fait que peu de membres du personnel, pour de pas dire aucun, participent à la préparation des plans et aux exercices à l’échelle locale.

5.3 – En cas de situation d’urgence « déclarée » je m’attends à recevoir de l’aide de la province, du ou des ministères qui sont concernés. Le soutien de la GSUO est nécessaire par l’entremise du centre des opérations provincial et du personnel de la GSUO. L’aide de la province pourrait prendre de 2 à 8 heures pour déployer les divers organismes intervenant à divers moments pendant la période de crise.       

Je prévois qu’en vertu de la Loi sur la gestion des situations d’urgence, la province paiera les dépenses en se basant sur les évaluations postérieures à la crise.

Quant à l’aide fédérale, comme je l’ai déjà mentionné, je crois que le MDN doit jouer un rôle important dans les urgences de grande ampleur. Le Ministère possède, ou devrait posséder, d’importantes ressources humaines, matérielles et financières réservées à l’atténuation de crises et l’accès à ces ressources devrait être officialisé et documenté. La ville de Barrie se trouve à 15 kilomètres de la BFC Borden et je ne peux obtenir leur aide qu’après une déclaration de situation d’urgence et par l’entremise du centre provincial des opérations.

5.4 – Oui – Nous devrions pouvoir compter sur les ressources du MDN de la BFC Borden. Nous avons seulement des ententes non formelles, ce qui implique que nous pouvons demander mais ils ne sont pas sûrs de pouvoir intervenir ni des frais qui seront facturés par la suite, par conséquent, nous sommes très réticents à les appeler. Il faudrait établir une entente d’aide officielle.

5.5 – Le PCPC est pertinent et nous avons reçu de l’aide par le passé et de nouveau en 2003. Les fonds sont plutôt limités, basés sur des pourcentages qui ne sont pas suffisants, le délai de traitement des approbations est très long et les périodes de financement ne correspondent pas aux exercices budgétaires municipaux.  

5.6,– Je ne suis pas très familier avec le BPIEPC, il ne semble pas y avoir de publicité pour faire connaître sa présence ou ses services, ses objectifs ou ses fonctions.

5.7– Ne connaissant pas bien le BPIEPC, je ne peux pas commenter.

5.8 – Je n’étais pas au courant et je n’en ai pas vu. J’ignorais l’existence des caches, je n’ai donc pas été consulté et je n’ai pas eu de renseignements. Il n’y a pas eu de consultation à ma connaissance. Je ne sais pas où aller voir sans information. Je pense que cette ressource se trouve peut-être à la BFC Borden?

5.9 – Ils ne sont pas mentionnés dans notre plan et j’ignore comment ils peuvent établir des rapports localement ou dans quelle mesure ils peuvent aider. 

5.10 – Il n’y a pas de lien entre notre plan et celui du MDN, sauf peut-être au moyen de l’OMU. J’aimerais avoir beaucoup d’aide mais je ne sais vraiment pas à quel soutien nous pouvons nous attendre localement étant donné qu’aucune information officielle ou structure d’interdépendance n’est disponible.


Barrie
(Révisé)

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

3.4       (a) Votre municipalité peut-elle interrompre unilatéralement et sur demande la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales afin de donner des directives ou de faire le point sur la situation d’urgence? Dans l’affirmative, veuillez indiquer si le pouvoir d’interrompre les émissions est accordé officiellement à votre municipalité et en vertu de quel mécanisme (législation provinciale).

            (b) Si votre municipalité ne possède pas le pouvoir unilatéral d’interrompre les émissions sur demande, veuillez indiquer comment vous prévoyez informer la population dans une situation d’urgence éventuelle. Comptez-vous sur la collaboration des diffuseurs pour le faire? Serait-il avantageux pour votre municipalité d’avoir officiellement le pouvoir d’interrompre les émissions sur demande pour transmettre les instructions ou faire le point dans une situation d’urgence?

5.3       (a) En vous basant sur les expériences antérieures, , à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement provincial en cas de grande urgence? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

(b) En cas de grande urgence, à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement provincial? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

Voici les réponses à vos questions :

3.4 (a) – Non, pour autant que je sache, nous n’avons pas le pouvoir unilatéral d’interrompre sur demande les émissions de télévision ou de radio pour diffuser des messages d’urgence.

3.4 (b) – Nous comptons sur les stations de radio et de télévision locales et nous n’avons pas de problème à assurer leur coopération pour ces messages. Il est difficile d’imaginer un média ou un diffuseur de nouvelles qui refuse de collaborer à la diffusion des messages d’urgence. Nous comptons effectivement sur leur collaboration et nous n’avons pas eu de problème jusqu’ici. Nous avons obtenu une excellente collaboration des diffuseurs concernant la disponibilité de l’alimentation (électrique) de secours.

5.3 (a) – Nous nous attendons à recevoir beaucoup d’aide du gouvernement provincial de l’Ontario par l’entremise de la Gestion des situations d’urgence Ontario et du centre provincial des opérations en cas de situation grave où la municipalité « déclarerait l’état d’urgence » ou si elle avait besoin d’aide au cours d’un incident CBRN, par l’entremise du centre provincial des opérations et du bureau du commissaire des incendies de l’Ontario. En raison de notre proximité avec Toronto, il est possible d’obtenir du secours provincial en quelques heures. Heureusement, la dernière expérience de la municipalité remonte à la tornade de 1985. Le gouvernement provincial devrait payer pour cette aide car les municipalités auraient déjà épuisé leurs propres ressources.

5.5 (b) – Dans l’éventualité d’« urgence déclarée », par définition nous aurions besoin de beaucoup d’aide du gouvernement provincial et ce dernier devrait être responsable et payer pour ce type d’aide à grande échelle en cas d’urgence importante.

 

Sherbrooke
Québec

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées.  Vous n’êtes pas tenu de répondre directement à ces questions, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1            Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

Coordonaterur des mesures urgences

Expérience terrain depuis 20 ans et académique

1.2       Quelle est la densité démographique de votre municipalité (au kilomètre carré) et quelle est sa superficie? Votre municipalité est-elle rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

400 km2

Composition mixte.

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport, qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

Oui

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

Inondation 2 fois/ans

Incendie majeur

Fuite biogaz

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

Inondation,matiere dangereuse sur route et rail

2.2            Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

Évaluation annuel avec scénario pres déterminer

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

Wagon-citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.(potentiel)

Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.(potentiel)

Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.(100 pers)

Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.(potentiel)

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence capitale? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

Oui

2.5            Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

Inclus dans le plan d’urgence

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique et nucléaire?

Oui

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

3.1            Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

Ressource normale pour une municipalitée de 145,000 pers.

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

Lorsque les ressource financiere, humaine et matériel ne suffiront plus

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

Oui

3.4       Votre municipalité peut-elle interrompre la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales afin de donner des directives ou de faire le point sur la situation d’urgence?

Non

3.5       Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents?

Oui

4) Votre municipalité a-t-elle mis en œuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donné au public, notamment aux propriétaires et aux entreprises, pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

Information générale remit aux cotoyens a l’aide de publication dans journaux locaux.

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Non

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1            Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

Obtenir plus de connaissance des crédits disponible et procédure d’acquisition

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

Non

5.3       En cas de grande urgence, à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement provincial? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

Le plus rapidement possible <30 jours.

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

Oui

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

Tres pertinant

5.6            Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Non connu

5.7            Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

Oui selon mes connaissances

5.8       Santé Canada a-t-il informé le Comité qu’il existe 1 600 abris d’urgence répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ces abris et en avez-vous vu une? Oui ٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces abris? Oui ٱ Non ٱ Avez-vous été consulté sur l’utilité de ces abris? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver un abri dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?Oui

5.9            L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité qui est affecté dans votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ceux-ci?Non, Je ne connaît pas leur mission lors de catastrophe.

5.10            Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?Le MSP du Québec s’occupe de faire le lien et requisition

 

Trois-Rivières
Québec

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les question sont souslignées.  Vous n’êtes pas tenu de répondre directement à ces questions, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

1.2       Quelle est la densité démographique de votre municipalité (au kilomètre carré) et quelle est sa superficie? Votre municipalité est-elle rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport, qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

Adjoint du directeur de la Sécurité publique et adjoint du coodonnateur des mesures d’urgence pour la Ville de Trois-Rivières.  Trente-deux années au sein de la Sûreté du Québec dont vingt-cinq à titre de sous-officier et officier et une année comme directeur du Service de la sécurité publique de Trois-Rivières-Ouest, plus deux années comme adjoint du directeur de la nouvelle ville de Trois-Rivières.  Exemple : crise d’octobre 1970-crise d’Oka-crise du verglas.

 Population 126 454  - superficie territoire 332 km²  - Nouvelle ville de Trois-Rivières :rurale-urbaine – 810 km de rues patrouillées

Un port et un aéroport dont les activités ne sont pas cruciales pour la survie de notre région : fleuve St-Laurant et rivière Saint-Maurice

Aucune catastrophe majeure ne me fut soulignée depuis des décennies

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

2.2             Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon-citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence capitale? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique et nucléaire?

2.1 Barrage Gouin au nord de la Tuque et centrale nucléaire Gentilly.

2.2En collaboration avec la Sécurité civile, la Sûreté du Québec, de plus un plan    d’intervention préparé à cet effet.

2.3Agent biologique qui infecte 100 personnes par jour pendant 7 jours. Innondation qui cause l’évacuation de 10 000 personnes.

2.4 Présentement, nous sommes à identifier tous les risques et un expert est embauché depuis plus d’un an et est à élaborer le nouveau PLAN DES MESURES D’URGENCE.

2.5 Mettre à contribution son personnel 174 policiers-pompiers et 75 pompiers volontaires et au-delà de 600 employés civils, l’assistance de la Sécurité civile et de la Sûreté du Québec.

2.6 Oui.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

3.4       Votre municipalité peut-elle interrompre la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales afin de donner des directives ou de faire le point sur la situation d’urgence?

Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents?

3.1 Oui, en attente de support s’il y a lieu nous possédons un budget de plus de 127 millions de dollars à la ville et nous possédons les équipements pour faire face à différentes situations.

3.2Difficile à répondre sans scénario. Toutefois, je peux vous souligner que nous travaillons en étroite collaboration avec la Sécurité civile et différents organismes provinciaux.

3.3 Oui.

3.4 Non,toutefois il existe une excellente collaboration.

3.5 Nous sommes toujours intéressés à établir des liens avec les différents paliers de gouvernement dont l’objectif est de factiliter et améliorer la sécurité publique de notre ville.

4) Votre municipalité a-t-elle mis en œuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donné au public, notamment aux propriétaires et aux entreprises, pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

4.1Élaboration d’un nouveau plan des mesures d’urgence suite à la fusion des six villes et élaboration de la couverture du schéma des risques.

4.2Oui, en regard du nucléaire. Présentement nous distribuons des comprimés d’iode aux citoyens visés par une alerte.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

5.3       En cas de grande urgence, à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement provincial? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

5.6             Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

5.7             Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

5.8       Santé Canada a-t-il informé le Comité qu’il existe 1 600 abris d’urgence répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ces abris et en avez-vous vu une?Oui ٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces abris? Oui ٱ Non ٱ Avez-vous été consulté sur l’utilité de ces abris? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver un abri dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité qui est affecté dans votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ceux-ci?

5.10            Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

5.1 Défrayer les coûts et la formation requise.

5.2 Pas vraiment, car nous n’avons aucun octroi d’identifier à cet égard.

5.3 Support au niveau des ressources humaines, matérielles et finacières.

5.4 Présentement dans le contexte politique actuel, il est prématuré de croire en l’aide du Fédéral sans connaître la nature du sinistre (question hypothétique). Cette participation du gouvernement fédéral n’a jamais fait l’objet d’une convention, mais devrait en faire l’objet.

5.5 Je ne pourrais y répondre, car je n’ai jamais été impliqué dans cette démarche.

5.6 Malheureusement, je ne suis pas au fait ni de l’orientation, ni de la condition nationale de la part du BPIEPC

5.7 Idem à 5.6

5.8 Idem à 5.6. Je ne connais pas les emplacements de ces abris et je n’ai jamais reçu d’information sur le sujet.

5.9 Si cet homme fait partie de l’équipe d’intervention, je ne le connais pas.

5.10 Les plan actuels des six anciennes villes n’établissent pas de liens avec le MDN. Comme je vous l’ai déjà précisé, un nouveau plan des mesures d’urgence est en voie d’élaboration.


Langley
Colombie-Britanique

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées. Vous n’êtes pas tenu de répondre directement aux questions numérotées, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

Sheena Vivian, planificatrice des mesures d’urgence à temps plein à la ville et au canton de Langley. J’occupe ce poste depuis presque huit ans et je détiens un certificat d’études supérieures en gestion des risques, des crises et des opérations en cas de catastrophe et je termine actuellement une maîtrise dans le même domaine.

1.2       Quelle est la densité démographique de votre collectivité (au kilomètre carré) et quelles est sa superficie? S’agit-il d’une collectivité rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

Deux administrations portent le nom de Langley. La ville de Langley compte 25 000 habitants et le canton de Langley compte environ 90 000 habitants et ensemble, la superficie de leur territoire est de 300 kilomètres carrés. Le canton de Langley entoure la ville de Langley sur trois des quatre côtés et Surrey est la ville voisine du côté ouest.

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

La ville et le canton comptent de grandes aires industrielles comportant des risques chimiques importants, notamment du chlore et de l’ammoniaque. Le canton de Langley partage une frontière avec le comté de Watcom et les États-Unis. Le canton de Langley abrite un aéroport, petit mais actif, qui compte le plus grand nombre d’hélicoptères en Colombie-Britannique. Le plus grand aéronef qu’accueille l’aéroport municipal de Langley est un Twin Otter (16 passagers). La voie ferrée principale du CN /CP traverse le principal secteur commercial de la ville et du canton et l’autoroute transcanadienne divise la population du canton en deux.

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

Le canton de Langley se situe sur la rive sud du fleuve Fraser qui sort historiquement de son lit pour causer des inondations environ tous les 50 ans, les événements historiques s’étant produits en 1898 et en 1949 respectivement. On a consacré beaucoup d’efforts au cours des cinquante dernières années pour atténuer la menace d’inondation, mais même si le potentiel est moindre, il existe toujours. D’autres menaces sont moins facilement quantifiables. La ville et le canton sont intervenus à l’occasion de deux grandes tempêtes au cours des sept dernières années. La première était la grosse tempête de neige qui s’est abattue sur tout le sud-ouest de la Colombie-Britannique durant le temps de Noël 1996. La deuxième a été une forte tempête de vent qui a laissé 40 000 résidants de Langley sans électricité, certains pendant une période de cinq jours, en décembre 1998. Les deux Langley ont subi quatre incendies d’appartement au cours des deux dernières années et un grand déraillement de train, juste avant Noël 2002. En décembre 1998, le canton a dû intervenir dans un accident de la route avec présence de méthane et plusieurs incidents survenant dans un lieu fixe ou dans une usine au cours des dernières années. 

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

Le principal risque environnemental est probablement l’inondation printanière et notre principal risque technologique est un incident lié aux matières dangereuses transportées ou survenant dans un lieu fixe.

2.2            Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

La ville et le canton de Langley progressent régulièrement dans le domaine de la planification d’urgence depuis près de huit ans. Nous avons un plan d’urgence et des règlements relatifs à la gestion d’urgence pour la ville et le canton et nous avons déterminé les sites principal et d’appoint du Centre d’opérations d’urgence (COU). Le COU est muni de lignes téléphoniques permanentes, d’un téléphone satellite, d’un télécopieur et d’ordinateurs ayant accès aux grands programmes de logiciel (p. ex. le SIG) et il dispose de sources d’information qui lui permettent de mieux gérer une situation d’urgence. Ayant déterminé les responsabilités de chacun au COU et combien de personnes avaient besoin d’être formées dans l’éventualité d’une urgence à long terme (24/7, pendant trois semaines), nous disposons d’un programme permanent de formation et d’exercice pour ces membres du personnel. 

Nous pouvons compter sur plusieurs équipes d’urgence bénévoles actives et formées : Les services sociaux d’urgence (SSU), près de 100, sont chargés de la prestation de services aux personnes (aliments, vêtements et abris) en cas de catastrophe. En outre, des ententes ont été conclues avec plus de vingt installations qui peuvent servir de centres de réception pour accueillir le public, dont dix sont munies du matériel et des formulaires nécessaires; Les bénévoles du centre d’appels d’urgence, qui sont actuellement plus de 60, sont chargés de fournir le personnel d’une banque téléphonique préétablie pour communiquer avec le public; Amateur Radio (une composante de notre équipe SSU) se spécialise dans les communications radio bilatérales sur des bandes de fréquence réservées aux émissions d’amateurs; le service d’inspection d’urgence des immeubles, une équipe de 30 personnes, est responsable de l’inspection nécessaire après un tremblement de terre important des immeubles publics et privés pour l’intervention. Ces bénévoles participent aux exercices périodiques, conjointement avec d’autres intervenants, ainsi qu’un programme de formation permanent qui vise à assurer qu’ils ont les connaissances et les compétences nécessaires pour intervenir lorsqu’une population est à risque.

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit

Au-delà de ce que l’on pourrait appeler une urgence ordinaire (ou une intervention d’urgence de tous les jours), une urgence capitale pour Langley serait une urgence où nous serions toujours en mesure d’intervenir par nos propres moyens et avec l’aide mutuelle des municipalités adjacentes, par opposition à une catastrophe où nos ressources seraient épuisées ou surchargées et qui exigerait l’intervention d’une aide extérieure. L’évaluation de la capacité varierait certainement selon l’incident en question. Pratiquement tous les incidents qui exigent l’évacuation d’un grand nombre de personnes (plus de 3 000), où la sécurité des personnes et des biens matériels serait à risque pendant une longue période, dépasseraient la capacité des ressources immédiates de notre collectivité et exigeraient que nous ayons recours à une aide additionnelle. Nous devons toutefois toujours rester responsables de la gestion de l’incident qui nous frappe en fonction des plans et de la structure de gestion d’urgence en cours, peu importe le soutien que nous obtenons des autres paliers gouvernementaux. 

En février 2001, un des réservoirs d’eau qui desservait 8 000 résidants a été vandalisé. La sécurité du couvercle du réservoir a été violée et nous n’étions pas en mesure de déterminer sans effectuer des tests si l’adduction d’eau avait été contaminée. Cette situation nous a amené à entreprendre une intervention d’information publique importante pour faire en sorte que les résidants et les propriétaires d’entreprise du secteur touché soient au courant du problème. Il s’agissait d’émettre une ordonnance de « non utilisation » aux résidants et de leur distribuer de l’eau embouteillée pendant une  période de cinq jours, c’est-à-dire tant que les résultats des tests ne seraient pas connus (il s’est avéré que l’eau n’était pas contaminée) et que le système d’adduction d’eau n’ait été vidé, rincé abondamment et nettoyé. L’événement nous a permis de constater que même si notre intervention face à l’urgence a été efficace, il était clair que nous devions travailler dans le domaine des relations avec les médias. Des leçons ont été apprises, le plan a été modifié à la lumière de ces leçons et la formation nécessaire a été suivie par tous les cadres supérieurs.

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

Comme il a été mentionné dans la réponse à la question 2.2, les deux Langley possèdent un plan d’urgence depuis 1996. Le plan est revu chaque année et les annexes sont examinées au moins tous les six mois ou plus souvent si nécessaire lorsqu’il y a des changements de personnel ou de ressources. La ville et le canton viennent tout juste de terminer de revoir leur réglementation d’urgence l’an dernier. Le nom de tous les membres du personnel qui ont une fonction d’intervention d’urgence est inscrit sur une liste d’appel en cas d’urgence qui peut être activée à la demande du commandant du lieu d’incident, du planificateur des mesures d’urgence ou du directeur général. Le chef de veille pour le détachement de la GRC de Langley est responsable de faciliter l’appel. En plus des ressources qui appartiennent directement à la ville et au canton, le programme d’urgence se fonde sur les ententes que le service des achats conclut avec les vendeurs dans le cadre de son rôle d’intervention d’urgence. Des ententes ont également été conclues par l’intermédiaire du programme d’urgence dans le cas des ressources insuffisantes ou spéciales, par exemple, des hélicoptères de reconnaissance.  

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

Notre planification et notre formation prévoient une intervention efficace à l’aide de toutes les ressources disponibles qui réduit au minimum le potentiel d’accidents et, dans la mesure du possible, qui élimine ou atténue le potentiel de risque de perte de vie et les pertes socio-économiques dans notre municipalité. Nous avons alors pour objectif de venir en aide au secteur touché de notre municipalité en assurant la reprise des activités à long terme le plus tôt possible.

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique ou nucléaire?

Comme il a déjà été mentionné, le canton de Langley est frontalier avec le comté Watcom; c’est à cet endroit qu’il existe à notre avis le plus grand potentiel d’un incident chimique, biologique, radiologique ou nucléaire. Notre frontière commune a été le théâtre de plusieurs petits incidents liés à des matières dangereuses, quoiqu’il ne s’agisse pas directement de matières chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires et par conséquent, nous sommes partenaires signataires du plan HAZMAT transfrontalier signé en 1997. Langley ne dispose pas d’une unité qui se consacre uniquement aux matières dangereuses et par conséquent, nous comptons sur la convention d’assistance mutuelle passée avec Surrey. Puisque nos services des incendies sont formés pour effectuer des interventions opérationnelles limitées à la maîtrise et au confinement des incendies, notre rôle se limiterait aux volets planification, logistique et information publique d’une intervention et ne se situerait pas dans les opérations comme telles.

Étant donné notre emplacement particulier, le déversement confirmé d’un agent chimique ou biologique dans notre atmosphère ou notre réseau d’adduction d’eau serait compliqué et exigerait une intervention multijuridictionnelle et multiorganismes qui serait probablement coordonnée par des organismes fédéraux. Langley, à l’instar de la majorité des autres municipalités nord-américaines, serait mal placée pour intervenir puisque nous sommes peu formés dans le domaine des matières chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires et que nous croyons que le risque est minime (si ce n’est pas le cas, quelqu’un ne partage pas l’information). Notre intervention consisterait à limiter l’accès et à limiter l’exposition et à communiquer avec les personnes compétentes. Nous croyons que même si des fonds étaient dégagés, ils seraient dirigés aux municipalités et organisations (Surrey, Vancouver) qui maintiennent des unités d’intervention en cas d’incident mettant en cause des matières dangereuses et avec lesquelles nous demanderions d’intervenir en cas de déversement. Pour entreprendre quoique ce soit de plus que la sensibilisation et limiter l’intervention opérationnelle à des organismes comme les nôtres, il faudrait injecter des fonds massifs, non seulement pour le matériel d’intervention spécialisé, mais également pour financer l’engagement à long terme à assurer la formation et la tenue d’exercices.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

Dans l’éventualité d’un événement localisé, les ressources, le personnel et l’équipement des Langley seraient suffisants pour intervenir et reprendre ses activités. Le programme d’urgence dispose d’un budget annuel d’un peu plus de 120 000 $ affecté à la gestion du programme, mais demanderait à la province de lui rembourser ses coûts d’intervention et de reprise des activités puisque nous n’avons pas les fonds budgétisés pour l’intervention dans une urgence capitale ou une catastrophe et la reprise des activités par la suite. 

Langley a entrepris la tâche de déterminer les rôles en cas d’urgence des cadres supérieurs et intermédiaires. Nous formons également au moins trois remplaçants pour tous les postes d’urgence. Nous serions également tentésde reprendre les membres du personnel à la retraite qui ont l’expérience de la gestion des urgences si la situation le justifiait. Comme il a déjà été mentionné, des ententes d’aide mutuelle seraient appliquées au besoin et elles se sont avérées une façon efficace de rassembler les ressources humaines et matérielles au besoin.

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

Comme il a déjà été mentionné, dans le cas d’une urgence capitale, nous avons confiance en la capacité d’intervention du personnel choisi et formé à cette fin, ainsi qu’en notre capacité de faire appel à une aide mutuelle et nous ne croyons pas avoir besoin d’autre chose qu’une aide spécialisée de la part des gouvernements provincial et fédéral. Nous serions inquiets dans le cas d’une catastrophe à grande échelle, par exemple, un grand tremblement de terre, une inondation ou un incendie périurbain, pour laquelle les ressources pourraient être insuffisantes et le cycle de l’événement, beaucoup plus long et nous ne pourrions pas compter sur une aide mutuelle puisque les municipalités nous entourant seraient aux prises avec les mêmes problèmes.

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

Bien que la province de la Colombie-Britannique ait instauré le British Columbia Emergency Response Management System (BCERMS), une sorte de quartier général en cas d’incident, il n’existe pas de structure régionale de commandement et de communications, puisque la responsabilité première de la planification et de l’intervention d’urgence revient aux municipalités (Provincial Emergency Program Act 1996). Les tentatives de coordination d’un plan ont été limitées et nous sommes certainement loin de la situation idéale, c’est-à-dire une gestion d’urgence intégrée. Dans l’éventualité d’une grande catastrophe, il serait difficile pour les quelque 20 administrations locales de la région de Vancouver de coordonner efficacement leurs interventions; nous considérons qu’il s’agit d’une lacune importante de notre capacité jusqu’à présent. Toutefois, il est peu probable que cette situation ne change dans un avenir immédiat, puisque la gestion intégrée des urgences exige un changement de fond de la façon dont le monde politique et les cadres supérieurs de tous les paliers gouvernementaux voient la gestion des mesures d’urgence. La gestion des mesures d’urgence est sous-financée actuellement à tous les niveaux et tant que les mentalités ne changeront pas pour ne plus considérer la gestion des mesures d’urgence comme une « police d’assurance » mais plutôt comme  une activité durable visant à établir des municipalités résistantes aux catastrophes, cette situation ne changera pas.

3.4       Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation?

Nous n’avons pas la capacité d’interrompre la diffusion des émissions, mais nous avons conclu une entente avec notre entreprise de câblodistribution locale d’activer des messages d’information d’urgence défilants (24 heures) au bas de l’écran sur toutes les chaînes, dirigeant le public à la chaîne de câblodistribution où l’information peut être présentée.

3.5       Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents?

À titre de planificatrice municipale des mesures d’urgence, j’ai déjà établi des liens avec les organismes provinciaux et fédéraux pertinents. Nous rencontrons (moi-même et d’autres planificateurs municipaux des mesures d’urgence) mensuellement les planificateurs des mesures d’urgence du PEP, d’autres ministères provinciaux, du BPIEPC, du District régional de Vancouver, du Conseil de santé et du personnel de gestion des mesures d’urgence des organismes de transport et de services publics. Ce dont nous avons besoin, comme il est mentionné à la question 3.3, c’est d’un soutien politique et des ressources nécessaires pour intégrer pleinement nos plans d’urgence individuels avec ceux des intervenants nécessaires.

4) Votre municipalité a-t-elle mis en oeuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donnés au public, notamment aux propriétaires, aux conducteurs d’automobile et aux entreprises pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

Langley dispose d’un programme de conférenciers d’éducation publique permanent et actif, mais nous n’avons pas encore commencé à appliquer un modèle global de préparation des quartiers. Nous informons les entreprises sur ce qu’elles peuvent attendre d’une intervention communautaire et également, sur ce que nous attendons d’elles. En outre, nous tenons des séminaires selon le principe de la rémunération des services à l’intention des entreprises locales sur les préparatifs d’urgence en général. En ce qui concerne la planification de la continuité des activités, nous recommandons qu’elles communiquent directement avec une personne de la discipline en question.

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Oui, jusqu’à un certain point. Nous avons conclu des ententes avec les chaînes alimentaires et avec une firme dont les entrepôts de distribution alimentaire sont situés dans notre collectivité. Comme il a déjà été mentionné, il existe des ententes sur quelques ressources spécialisées, mais en général, la fabrication et la distribution juste à temps seront fonction en grande partie de la nature de l’incident. Dans l’éventualité ou les routes d’approvisionnement sont coupées (p. ex. tempête de neige), les ressources s’épuiseront rapidement et il pourrait être difficile d’obtenir d’autres ressources.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

Nous aimerions que l’on cesse de couper le budget du programme de gestion des mesures d’urgence au niveau provincial, qui est déjà peu élevé. Nous aimerions que la province élargisse ses programmes de formation à la gestion des mesures d’urgence et qu’elle promette de continuer de fournir un soutien d’urgence pendant 72 heures aux victimes d’une urgence grave ou d’une catastrophe. Nous aimerions que le gouvernement fédéral subventionne tous ses ministères et services pour leur permettre de mettre au point des plans efficaces d’intervention en cas d’urgence et de rétablissement des activités qui établissent clairement les domaines de responsabilité. Il serait également intéressant ces plans soient communiqués par le ministère ou le service responsable directement à la province et aux municipalités. 

Nous ne voulons pas que le Canada recule de dix pas, comme ce fut le cas aux États-Unis lorsque ce pays a canalisé la majorité de ses ressources pour affronter un seul type de menace. La gestion des mesures d’urgence doit rester un programme tous risques fondé sur les pratiques exemplaires et sur la recherche; elle ne doit pas être une réaction impulsive.

Nous aimerions que les programmes désuets, comme le programme des approvisionnements d’urgence de Santé Canada, soient revus pour nous permettre de proposer de meilleures façons d’atteindre le résultat final. 

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

La ville et le canton de Langley ne reçoivent aucun financement (sauf pour les projets spéciaux s’insérant dans le PCPC et provenant des autres paliers gouvernementaux. La province finance actuellement une partie de la formation, mais le contexte de restrictions budgétaires actuelles fait en sorte que la province envisage de couper dans le budget de la gestion des mesures d’urgence, au moment où elle devrait faire plus et non pas moins. Par exemple, la saison des incendies en Colombie-Britannique cette année a illustré clairement le manque criant de profondeur dans la formation du personnel aux niveaux provincial et fédéral. Après six semaines, le personnel était épuisé et on a du recourir à un personnel non formé en gestion des mesures d’urgence pour poursuivre les efforts d’intervention et de rétablissement des activités.

5.3       Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

Dans le cas d’une grande urgence ou d’une catastrophe, nous nous tournerons vers la province et le gouvernement fédéral pour obtenir et coordonner des ressources extérieures. Le temps dont ils auront besoin dépendra de la nature et de l’ampleur de l’incident.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

Langley ne s’attendrait pas à obtenir une aide fédérale dans l’éventualité d’une grande urgence, mais la ville et le canton s’attendraient certainement à obtenir une intervention fédérale en cas de catastrophe. Nos attentes seraient fondées sur un accord formel d’aide financière en cas de catastrophe (AFCC) conclu entre les gouvernements fédéral et provincial. D’après l’accord de financement préexistant, la province doit assumer des coûts totalisant 3,5 millions de dollars (proportionnellement au nombre des habitants) pour un désastre donné avant que le gouvernement fédéral n’intervienne pour assumer les coûts d’intervention et de rétablissement des activités selon une échelle mobile.

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

Nous avons participé à deux reprises à des subventions de financement du PCPC et elles ont été certainement utiles, mais elles sont loin du financement nécessaire pour faire progresser réellement la gestion des mesures d’urgence au Canada.

5.6       Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Nous ne sommes pas satisfaits du leadership et de la coordination à l’échelle nationale assurés par le BPIEPC. Il suffit d’examiner les deux grands désastres nationaux de cette année, c’est à dire le SRAS et la crise de la maladie de la vache folle pour constater l’absence évidente de leadership de la part du BPIEPC ou de Santé Canada. Cela indique encore une fois qu’aucun palier gouvernemental ne se soucie de la gestion soutenue des mesures d’urgence.

5.7             Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

Nous ne sommes pas persuadés que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention d’envergure nationale advenant une grande catastrophe ou urgence, puisque l’organisme n’a jamais été mis à l’épreuve adéquatement et qu’il n’est pas certain que d’autres organismes fédéraux feront confiance au BPIEPC suffisamment pour suivre le leadership que l’organisme pourrait tenter d’assumer.

5.8       Santé Canada a informé le Comité de l’existence de 1600 caches (ou dépôts d’urgence) répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ce programme et avez-vous visité une cache? Ouiٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver une cache dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

Les personnes qui s’occupent de notre gestion des mesures d’urgence sont bien au courant de l’emplacement et du contenu des divers types de trousses qui se trouvent dans notre région. Nous savons également que la majorité de ces trousses contiennent du matériel périmé. Là où le contenu est toujours intact, sa valeur est incertaine, puisqu’une formation spéciale est nécessaire pour le décharger et l’installer et peu de membres du personnel médical a reçu cette formation au cours des huit dernières années, le cas échéant. Langley dispose de deux trousses dans la région, chacune comprenant 200 lits d’hôpital entreposés dans la BFC Sig/Comms, Aldergrove et une unité de rassemblement des victimes dans le sous-sol du Langley Memorial Hospital. Aucune de ces trousses ne nous est utile dans leur état actuel et nous serions heureux de présenter une proposition à Santé Canada pour les échanger contre un matériel qui correspondrait mieux à nos besoins.

5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité affecté à votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ces organismes?

Nous ignorons recevoir les services d’un agent du Service canadien du renseignement de sécurité; il est donc évident qu’il ne fait pas partie de notre plan. L’agence des douanes et du revenu du Canada et Immigration Canada ont participé à une partie de notre planification transfrontalière et nous nous attendrions à recevoir leur aide et leur coopération, mais sans trop savoir dans quelle mesure et cela pourrait être fonction de l’incident.

5.10             Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

Nous avons effectué des exercices avec le MDN par le passé et avons participé aux discusions avec ce ministère, mais il n’y a pas de base dans notre région et actuellement, les réservistes qui vivent dans notre région ont reçu la consigne de se rapporter à leur quartier général (situé à New Westminster) dans l’éventualité d’une catastrophe et non pas à leurs municipalités locales. Cette façon de procéder retardera toute aide qu’ils pourraient être en mesure de nous apporter.

 

Langley
(Révisé)

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

3.4       (a) Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation? Dans l’affirmative, veuillez indiquer si ce pouvoir lui est conféré de façon officielle et par quel mécanisme (législation provinciale).

La ville et le canton de Langley ne disposent pas du pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio.

            (b) Si votre municipalité n’a pas le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions pour donner des directives ou faire le point sur la situation d’urgence, veuillez indiquer comment vous prévoyez informer la population dans l’éventualité d’une telle situation. Comptez-vous pour cela sur la coopération des diffuseurs? Serait-il bon que votre municipalité ait ce pouvoir?

Nous avons entrepris récemment des pourparlers avec le fournisseur local de services de câblodistribution, Shaw Cable, qui a été très coopératif. En outre, un comité est mis sur  pied au niveau régional pour se pencher sur plusieurs points ayant trait à l’information publique. D’après les pourparlers préliminaires, il n’existe que deux façons d’interrompe la diffusion des émissions pour donner des directives. Premièrement, le câblodistributeur pourrait afficher un texte fixe au haut de toute émission et pourrait bloquer de façon efficace l’accès à toute chaîne. Cette option est moins souhaitable, puisque ainsi, le média est bloqué et ne peut pas transmettre au public des sources d’information potentiellement utiles. Deuxièmement, on pourrait utiliser un appareil appelé « crawl generator (au coût de 7 500 $ l’unité) qui est déjà utilisé dans les bulletins de nouvelles par la plupart des stations de télévision. Le « crawl generator » permet à une station d’afficher un message défilant au bas de l’écran de chaque chaîne pour diriger le public à la chaîne du câblodiffuseur où des directives d’urgence immédiates sont données. Cette méthode nous permettrait de donner des directives d’urgence au public, mais permettrait également la poursuite de la diffusion des émissions et des bulletins de nouvelles présentées autant aux populations touchées qu’aux populations non touchées. Il est concevable que la province de la Colombie-Britannique et le Provincial Emergency program puissent ordonner aux radiodiffuseurs de se conformer et de transmettre cette information, mais l’ordonnance doit être émise durant la phase de préparation dans l’éventualité d’une catastrophe, parce que sans une coordination d’avance, l’effort ferait perdre du temps et serait encombrant à un moment où le temps est précieux.   

Je crois que ce pouvoir pourrait se situer au niveau provincial. Si un événement est de nature régionale (conditions météorologiques extrêmes, tremblement de terre, inondation, etc.), la province dispose déjà d’une fonction de coordination et si vingt et une administrations locales essaient d’interrompre la diffusion des émissions pour donner des directives aux neuf stations de télévisions locales et à au moins six stations de radio grand marché, il s’ensuivrait le scénario de la pire éventualité entraînant le chaos et la confusion. S’il s’agit d’un événement localisé, comme un incident où des matières dangereuses sont en jeu, nous pourrions toujours, à titre d’autorité locale, demander à la province d’activer cette fonction dans notre intérêt. Il sera essentiel que tous les joueurs connaissent bien la ressource, la façon d’y accéder et ses limites. 

5.3       (a) D’après la façon dont les choses se sont passées jusqu’à maintenant, quelle aide votre municipalité s’attend-elle à recevoir du gouvernement provincial dans l’éventualité d’une grande urgence? Combien de temps cette aide met-elle à vous parvenir? À qui les frais incombent-ils? 

La ville et le canton de Langley s’attendent à gérer une grande urgence eux-mêmes avec toute aide nécessaire de la part des autorités des localités adjacentes. Il peut arriver que nous demandions à la province de coordonner les activités. Ce serait probablement tout ce dont nous aurions besoin. Nous demanderions que la province finance les coûts d’intervention et de rétablissement des activités qui dépassent les coûts en ressources humaines et matérielles du fonctionnement quotidien.  

(b) Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

Les modalités sont adéquates pour la gestion d’une grande urgence autant maintenant que dans l’avenir, comme il est précisé à la partie (a) de cette question. Toutefois, je crois que la question devrait porter sur le rôle de la province en cas de « catastrophe » plutôt qu’en cas de « grande urgence » la différence se situant dans l’ordre de grandeur de l’incident; un désastre, d’après notre définition largement acceptée, dépasse les ressources communautaires et dans ce cas, il importe d’obtenir des fonds et une coordination supplémentaires. Au moment de la pire saison d’incendie de la Colombie-Britannique d’après notre bilan immédiat, la province n’a pas eu l’envergure nécessaire pour soutenir les efforts d’intervention et de rétablissement des activités avec le secours d’un personnel qualifié et formé. À la fin de l’intervention de presque six semaines, le personnel de la province était épuisé. La province doit s’organiser pour avoir une plus grande envergure qui lui permette de s’acquitter de ses obligations au cours d’un grand événement catastrophique.

À la question à qui les frais devraient-ils incomber, les administrations locales sont créées par le gouvernement provincial qui a le devoir d’organiser la planification et l’intervention d’urgence. Cette responsabilité est délégué par la législation (en Colombie-Britannique) qui exige des administrations locales qu’elles élaborent des plans relativement à toutes les phases d’une catastrophe à leurs frais. Lorsqu’une catastrophe sévit et que la responsabilité civile n’est pas un facteur, le coût de l’intervention et du rétablissement des activités doit être assumé par l’ensemble de l’assiette fiscale plutôt que par une personne ou un groupe d’administrations locales. Donc, l’entente qui existe entre la province et le gouvernement fédéral quant à une formule de frais partagés fondée l’affectation de fonds en fonction du nombre d’habitants semblerait être une façon raisonnable de faire en sorte que les fonds sont disponibles pour payer l’intervention et le rétablissement des activités en cas de catastrophe.

Commentaire supplémentaire relativement à l’annonce du nouveau ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile

Je suis heureuse qu’une plus grande priorité et une plus grande visibilité seront accordées à la planification des mesures d’urgence; toutefois, des similarités frappantes entre ce nouveau ministère et le US Department of Homeland Security m’inquiètent. Selon la nouvelle gestion des mesures d’urgence, toutes les phases d’une catastrophe (la préparation, l’atténuation, l’intervention et le rétablissement des activités) sont reconnues, et il est reconnu également que la planification d’urgence est une discipline « tous risques » et que l’ensemble de la planification des mesures d’urgence doit être intégrée à tous les niveaux, allant du simple propriétaire et de l’entreprise privée à chaque palier de gouvernement. Si nous suivons l’exemple des États-Unis, notre planification de la gestion des mesures d’urgence aura tendance à présumer que le terrorisme est le risque prédominant et prépondérant (ce qui n’est pas le cas) et nous fera perdre les gains réalisés dans la gestion des mesures d’urgence jusqu’à présent au Canada; cette façon de faire a donné des résultats très déplorables aux États-Unis.

 

Chicoutimi
Québec

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées.  Vous n’êtes pas tenu de répondre directement à ces questions, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1  Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

Directeur des incendies et conseiller en sécurité publique pour ville de saguenay. Responsable du plan d’urgence et du centre d’opération d’urgence.

Directeur de la sécurité publique de ville de chicoutimi pendant 14 ans.

1.2  Quelle est la densité démographique de votre municipalité (au kilomètre carré) et quelle est sa superficie? Votre municipalité est-elle rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

6276 klm  150,854 personnes urbaine et rurale.

1.3  Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport, qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

Tous les items énumérés ci-haut

1.4  À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

Glissements de terrains st-jean vianney 1970

Tremblements de terre 1988

Déluge 1996

Écrasement d’avions base militaire de bagotville près de la base et un avion dans la rivière saguenay.

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1  Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

Barrages et ports de mer

2.2  Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

Expertise réelle des cas vécues et formation à venir en février pour tous les acteurs du centre d’opération d’urgence ( cou ) février 2004 + plan d’urgence en place.+ transports de matières dangereuses routiers dans nos villes.

2.3  Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation? 

·        Wagon-citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        (1er)Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.

2.4  Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence capitale? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

Oui, avec les différents organistes et les industries et les plans d’intervention . avec 1500 employés de notre ville. + la base militaire de bagotville.

2.5  Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

Utiliser les plans d’urgence en place, la protection civile régionale, la croix rouge et tous les intervenants  reliés de près ou de loin à cette événement.

2.6  Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique et nucléaire?

oui

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

3.1  Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

Les ressources de la municipalité en place et le support de la protection civile régionale. + la base militaire de bagotville.

3.2  À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

Dès que l’intervention est débuté le suivi est fait avec la sécurité civile régionale.

3.3  Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

La structure en place de la ville convient et celle de communication avec la sécurité civile pour relier celle de la province est là au tout premier début puisqu’il faut partie de notre plan de mesures d’urgence.

3.4  Votre municipalité peut-elle interrompre la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales afin de donner des directives ou de faire le point sur la situation d’urgence?

Oui avec la collaboration des médias qui se fait dans l’immédiat.

3.5  Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents?

Oui, plus l’information et l’aide nous est acquisent dans les plus brefs délais , ceci accèlerera la résolution de la problèmatique.

4) Votre municipalité a-t-elle mis en œuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1  Quels conseils avez-vous donné au public, notamment aux propriétaires et aux entreprises, pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

L’information par notre service s’est fait par les commissions scolaires aux gens des écoles; les différentes industries ont engagé des ressources extérieurres pour compléter leur plan d’urgence et nous avons été mis à contribution quand ceux-ci l’ont divulgué.

4.2  Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui xٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Entenete entre la ville de sherbrooke sur l’utilisation d’équipements et d’aide de personnel los de catastrophe et la base de bagotville.

 5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

 5.1  Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

Un rapprochement avec la sécurité civile au niveau de la formation et de la connaissance d’équipements disponible régionale , provinciale, fédérale. 

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

Non, nous devons payé pour cette formation et des exercices. Tout l’équipement d’urgence que l’on doit acquérir  devrait avoir une aide du gouvermement provinciale et fédérale.

5.3  En cas de grande urgence, à quelle aide votre municipalité peut-elle s’attendre de la part du gouvernement provincial? Combien faudrait-il de temps pour que cette aide vous parvienne, et qui paierait?

Une aide dans les plus brefs délais,  le gouvernement provincial devrait fournir cette aide en équipement et en argent.  

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

5.4  Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

Oui, les différentes catastrophes ont prouvé que l’aide fédérale était très importante.                 

5.5  Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

Ne s’adresse pas à nous.

5.6            Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Ne s’adressse pas à nous.

5.7  Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

Je l’ignore.

5.8  Santé Canada a-t-il informé le Comité qu’il existe 1 600 abris d’urgence répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ces abris et en avez-vous vu une? Oui ٱ Non xٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces abris? Oui ٱ Non xٱ Avez-vous été consulté sur l’utilité de ces abris? Oui ٱ Non xٱ Pourriez-vous trouver un abri dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

Non

5.9  L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité qui est affecté dans votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Non

Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? Non

 À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ceux-ci? Ne connaît pas.

5.10  Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

Non , mais par  réciprocité en considérant le déluge de 1996 le ministère de la défence a mis à la disposition de la région les équipements et le personnel adéquat pour nous aider .    

 

Kelowna
Colombie-Britanique

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées. Vous n’êtes pas tenu de répondre directement aux questions numérotées, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

Je suis le chef adjoint du service des incendies de la ville de Kelowna. Je suis à l’emploi du service des incendies depuis 29 ans après avoir été chef adjoint pendant 12 ans. Je suis responsable du programme d’aide aux sinistrés du district régional du centre de l’Okanagan depuis 1995.

1.2       Quelle est la densité démographique de votre collectivité (au kilomètre carré) et quelles est sa superficie? S’agit-il d’une collectivité rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

Notre district régional compte trois municipalités (Kelowna, Peachland et Lake Country) dont la population totale est de 150 000 habitants. Nous avons des secteurs urbains, mixtes et ruraux (principalement les secteurs électoraux du district régional) et quelques secteurs où il n’y a pratiquement pas de population. Kelowna, qui compte 100 000 habitants, est le plus grand centre. Le district régional du centre de l’Okanagan (y compris les trois municipalités) occupe une superficie de 2950,6 kilomètres carrés; il mesure environ 65 kilomètres sur 45 kilomètres.

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

L’aéroport international de Kelowna est situé dans notre district régional.

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

Nous avons ouvert le centre des opérations d’urgence (COU) seulement à l’occasion d’inondations et d’incendies périurbains. Les inondations semblent se produire tous les cinq ans et les incendies périurbains peuvent survenir tous les ans.

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

Les inondations, les incendies périurbains, les tremblements de terre, les accidents d’avion, les incidents avec présence de matières dangereuses, les glissements de terrain, les tempêtes et les troubles publics.

2.2            Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

Nous adaptons actuellement le modèle ICS du système de gestion des mesures d’urgence de la Colombie-Britannique. Jusqu’à présent, nous avons formé le personnel principal du plan d’urgence et ensuite, nous formerons les remplaçants. Il semble y avoir beaucoup d’apathie dans la population relativement à la planification des mesures en cas de catastrophe, mais nous rencontrons souvent nos groupes bénévoles d’intervention qui sont bien formés et prêts à intervenir. Je crois que dans l’ensemble, nous sommes bien formés et bien organisés pour intervenir dans la plupart des catastrophes, quoique certaines d’entre elles dépasseraient nos capacités d’intervention.

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit

Un agent biologique infectieux serait grave tant que nous ne serions pas parvenus à le contrôler et le public à aviser serait déterminé en fonction du réservoir attaqué. Les inondations évoluent habituellement lentement et nous donnent amplement de temps pour planifier, mais l’évacuation de plus de 100 personnes serait une grande entreprise. Un incendie de forêt qui rase des maisons et cause la destruction d’autres biens familiaux et l’évacuation est une histoire d’horreur pour les personnes touchées et nous entrerions dans un scénario où le COU serait activé. Nous avons senti des tremblements de terre par le passé dans notre région, mais aucun n’a causé de dommages. Je crois que tout tremblement de terre dans notre région qui causerait la destruction d’immeubles, de pont et des décès serait un incident grave.

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

Nous sommes prêts et nous avons les plans, le personnel et l’équipement nécessaire pour affronter une catastrophe à court terme qui ne dépasse pas le niveau de nos ressources.

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

Si la crise était atténuée, l’intervention serait réussie.

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique ou nucléaire?

L’aide provinciale sera nécessaire et la province à son tour demanderait l’aide fédérale.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

Notre aide financière proviendrait de la province; les personnes qui interviennent dans le cadre de notre plan proviennent de nombreux organismes et organisations et seraient suffisants pour la plupart des scénarios. Notre équipement proviendrait des organismes ou des entreprises privées si le nôtre est insuffisant (il semble qu’il soit suffisant).

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

Il faudrait une catastrophe généralisée pour réduire nos ressources au point où la province enverrait d’autres ressources provenant d’autres districts régionaux. Il est plus probable qu’une aide supplémentaire extérieure proviendrait des régions limitrophes de notre district régional, où l’équipement est disponible tout près, pourvu que la province approuve la demande de l’équipement (de l’autre région).

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

Je suis persuadé que la nouvelle structure sur laquelle nous travaillons répondra à nos besoins dans l’éventualité de n’importe quelle catastrophe.

3.4       Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation?

Seules les émissions de radio et de télévision locales seraient interrompue.

3.5       Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents? 

Nous entretenons des liens étroits avec le programme d’intervention d’urgence provincial (PEP British Columbia) et nous ne pouvons pas demander l’aide des organismes fédéraux sans passer par le PEP Provincial Regional Emergency Operations Centre (PREOC situé à Kamloops).

4) Votre municipalité a-t-elle mis en oeuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donnés au public, notamment aux propriétaires, aux conducteurs d’automobile et aux entreprises pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

Nous nous sommes rendus dans les centres commerciaux, avons fait des exposés publics, établi un groupe au sein des bénévoles des services sociaux d’urgence pour assurer une planification d’urgence dans les quartiers. Nous publié des avis dans le journal et distribué de la documentation porte à porte et nous avons participé à des émissions-débats à la radio et à la télévision.

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Non, nous n’avons entreposé aucune fourniture, mais nous savons où trouver ces dernières. Nous disposons d’une cuisine mobile pouvant servir 100 personnes qui est remisée dans un de nos postes de pompiers.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

Une éducation suivant le modèle du programme ICS viendrait en premier lieu. Le matériel pour intervenir en cas de grande catastrophe viendrait ensuite.

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

Nous demandons des  fonds par l’entremise du Programme conjoint de protection civile et cette méthode s’est avérée efficace, mais la plupart des fonds proviennent de notre région.

5.3       Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

Je m’attends à ce que la province nous fournisse une aide importante autant en équipement qu’en personnel de soutien. Les coûts de l’aide provinciale seraient assumés par la province et l’aide serait disponible tout de suite après une catastrophe dans un délai de 72 heures suivant le début de la catastrophe.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

Comme il a déjà été mentionné, toute aide du gouvernement fédéral fera suite à une demande de la province après que l’aide que nous aurons demandé à cette dernière aura épuisé ses ressources disponibles.

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

Très utile; toutefois il faudrait consacrer plus d’argent si possible et un niveau plus élevé de financement pour certains articles serait plus utile que la contribution à 50-50.

5.6       Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Non, je ne connais pas du tout ce bureau.

5.7             Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

Je ne peux pas répondre à cette question parce que je ne traite pas avec ce bureau et que je ne connais pas ses capacités d’intervention.

5.8       Santé Canada a informé le Comité de l’existence de 1600 caches (ou dépôts d’urgence) répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ce programme et avez-vous visité une cache? Ouiٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver une cache dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

Oui,  je connais la cache de la cuisine mobile et je sais qu’il y a un hôpital mobile (soi-disant désuet) à Vernon, mais je n’ai vu aucune information quant à la procédure et je n’ai pas été consulté quant à l’utilisation des caches. Oui, je pourrais trouver la cache de la cuisine mobile dans notre municipalité et je sais qu’elle serait utile mais pourrait nécessiter une certaine mise à niveau.

5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité affecté à votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ces organismes?

Le plan relatif au personnel faisant partie de notre plan d’intervention d’urgence fait appel au Human resources Control Centre en cas de catastrophe. Ce bureau servirait fondamentalement à sélectionner et à affecter des travailleurs bénévoles qui effectueront des tâches d’intervention d’urgence au besoin et peut fournir un agent de liaison pour évaluer certaines situations.

5.10             Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

Notre plan d’intervention d’urgence n’est pas lié au MDN pour l’instant; actuellement, l’intervention du MDN dans la localité doit être demandée par la province.

 

Kelowna
(révisé)

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

3.4       (a) Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation? Dans l’affirmative, veuillez indiquer si ce pouvoir lui est conféré de façon officielle et par quel mécanisme (législation provinciale).

Non, nous n’avons pas le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions.

            (b) Si votre municipalité n’a pas le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions pour donner des directives ou faire le point sur la situation d’urgence, veuillez indiquer comment vous prévoyez informer la population dans l’éventualité d’une telle situation. Comptez-vous pour cela sur la coopération des diffuseurs? Serait-il bon que votre municipalité ait ce pouvoir?

 Nous avons une excellente relation de travail avec les radiodiffuseurs locaux et nous nous attendrions à ce qu’ils acquiescent à une demande de notre part. Certains endroits au Canada pourraient avoir besoin de ce pouvoir qui, j’imagine, pourrait être accordé par le Parlement ou par le CRTC.

5.3       (a) D’après la façon dont les choses se sont passées jusqu’à maintenant, quelle aide votre municipalité s’attend-elle à recevoir du gouvernement provincial dans l’éventualité d’une grande urgence? Combien de temps cette aide met-elle à vous parvenir? À qui les frais incombent-ils?

Toutes les fois que notre centre des opérations d’urgence est ouvert, la province ouvre le Provincial Regional Emergency Operations Centre (PREOC) situé à Kamloops et ouvre le Emergency Coordination Centre de Victoria. Le centre de Kamloops a la responsabilité d’aider notre centre et nous avons la responsabilité de nous occuper des opérations sur place entre autres choses. Le centre de Victoria soutient le PREOC. Nous avons besoin du soutien de la province et nous nous attendons à l’obtenir. La demande d’aide et le moment où cette aide arrive dépendent du type d’aide demandée. La plupart de ce que nous avons besoin en terme d’équipement ou de connaissances spécialisées est disponible dans la localité et peut être obtenu rapidement, tandis que d’autres articles peuvent prendre de deux à cinq heures à arriver s’ils doivent provenir de Kamloops ou de la côte. Si la demande fait partie de l’intervention d’urgence et si nous avons un numéro de tâche du programme d’intervention d’urgence provincial (PEP), en général la province assume les coûts (selon les lignes directrices concernant l’administration des accords d’aide financière en cas de catastrophe qui à mon avis doivent être modifiées).

(b) Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

Je crois que la province a fait un bon travail dans son intervention pour nous venir en aide à l’occasion des incendies de forêt de l’été dernier et en nous fondant sur cet exemple, son aide en cas de toute catastrophe sera nécessaire à l’avenir. L’aide des autres services des incendies de la province ou de l’armée peut prendre des heures, voire des jours, à s’organiser. Le coût serait assumé selon les lignes directrices concernant l’administration des accords d’aide financière en cas de catastrophe et dans le cadre du soutien du PREOC.

Sid LeBeau
Chef adjoint
Service des incendies de Kelowna
Courriel slebeau@city.kelowna.bc.ca
Téléphone : 250-860-6419
Télécopieur : 250-862-3571

 

Kingston
Ontario

Ville de Kingston – Réponse au
Comité permanent de la sécurité nationale et de la défense

Q 1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

Je m’appelle John Cross et je suis coordonnateur de la gestion des mesures d'urgence pour la ville de Kingston (Ontario). J’occupe ce poste depuis 30 mois et j’ai suivi une formation complète en gestion des mesures d’urgence offerte par l’Office of Critical Infrastructure Planning & Emergency Preparedness, Office of the Fire Marshall et par Gestion des situations d’urgence de l’Ontario. Durant mon mandat à titre de coordonnateur de la gestion des mesures d’urgence, la ville de Kingston a déclaré une urgence officielle à l’occasion de la panne d’électricité provinciale d’août 2003 et elle a été touchée par le SRAS, les événements du 11 septembre, les incidents de la poudre blanche et les températures extrêmes etc.

Je suis au service du bureau du commissaire des services communautaires. Mes responsabilités principales à titre de gestionnaire de la politique et des services de soutien consistent à gérer le programme de gestion des mesures d’urgence de la ville, à diriger les équipes des grands projets, à effectuer de la recherche, à rédiger et à présenter des rapports au conseil sur les questions de politique publique et représenter la ville aux comités internes et externes. Ces compétences peuvent très bien s’appliquer au travail de planification des mesures d’urgence, de prévention, d’intervention et de rétablissement des activités auprès de groupes et de particuliers hétérogènes.

Q 1.2   Quelle est la densité démographique de votre collectivité (au kilomètre carré) et quelles est sa superficie? S’agit-il d’une collectivité rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

La superficie totale de la ville de Kingston est de 528 km2. Environ 22 % du territoire (99 559 hectares) sont situés en milieu urbain et environ 78 %, en milieu rural. La population totale est de 114 195, d’après les données du recensement de 2001.

Q 1.3   Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

La ville de Kingston compte de nombreuses voies de transport (l’aéroport municipal, l’autoroute 401, les voies ferrées, les pipelines et les voies maritimes – le canal Rideau, le Lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent) sur son territoire. Nous somme très près de la frontière internationale, qui se situe juste à l’extérieur des limites de la ville et avons beaucoup de sites qui peuvent devenir la scène d’un grand nombre de blessés – la BFC Kingston/MDN, l’Université Queen’s, le Collège militaire royal du Canada, le Collège Saint-Laurent, de grands hôpitaux et des institutions régionales qui desservent le sud-est de l’Ontario, de grands sites industriels et de nombreuses installations de Corrections Canada, etc.

Q 1.4   À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

La recherche nationale confirme la fréquence et la gravité des urgences qui sont à la hausse au Canada. Kingston a déclaré officiellement une urgence au cours de la panne d’électricité provinciale d’août 2003 et de la grande tempête de glace de janvier 1998. La ville a dû intervenir au cours des incidents de la poudre blanche qui ont suivi les événements du 11 septembre, de la crise du SRAS, des pannes d’électricités survenant l’hiver et à l’occasion de températures extrêmes, etc. Même si ces événements n’ont pas été déclarés officiellement des urgences, elles ont tout de même nécessité une intervention locale coordonnée. 

Q2.1 Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

Les principales menaces naturelles sont les conditions météorologiques liées à des épisodes de températures extrêmes. Dans de tels cas, l’approvisionnement en électricité local ou provincial peut être gravement hypothéqué, ce qui crée un potentiel d’urgence déclarée. Les grandes menaces imputables à l’homme comprennent les risques liés à un gros accident ou des gestes intentionnels lorsque des matières dangereuses sont transportées. Comme il a été mentionné  à la question 1.3, il existe de nombreux risques imputables à l’homme dans notre municipalité. Des matières dangereuses sont souvent transportées sur nos routes, par train et dans les pipelines.

Q2.2 Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

La nouvelle Corporation of the City of Kingston a été créée en janvier 1998 et elle en est aux stades de formation. Une restructuration d’importance a été effectuée en 2000 et beaucoup de services et de divisions sont en transition et améliorent lentement mais régulièrement leur capacité d’intervention en cas d’urgence dans les limites des contraintes temporelles et budgétaires. Bien que beaucoup de progrès aient été réalisés jusqu’à présent, il reste un travail considérable à faire puisque les menaces qu’encourt la collectivité et les attentes du public continuent d’augmenter avec le temps. Le progrès se poursuivra à une cadence qui dépendra directement des fonds et des ressources disponibles.

En 2003, environ cinquante membres du personnel de la ville ont reçu une formation dans les domaines de la gestion d’un centre d’évacuation et de la réunification des familles et un programme de formation complet est en voie d’élaboration et il sera mis en oeuvre à la fin de 2004 ou en 2005 selon les ressources disponibles.

Des ressources importantes dépassant les sommes affectées actuellement sont nécessaires si la ville veut atteindre les normes de niveau global prescrites dans la nouvelle Loi sur la gestion des situations d’urgence de la province (projet de loi 148).

Q2.3 Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale?

Tous les exemples énumérés dans votre question représentent des urgences capitales potentielles. La décision d’appliquer complètement ou partiellement le plan municipal d’intervention d’urgence dépendra de l’ampleur et de la gravité des menaces et de l’incidence réelle ou potentielle sur les citoyens, l’infrastructure locale et l’environnement, ainsi que de la capacité des intervenants locaux d’intervenir efficacement.

Q2.4 Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

Le conseil municipal a approuvé le nouveau plan d’intervention d’urgence du 4 novembre 2003. Il s’agit d’un plan d’intervention tous risques normalisé dans lequel sont désignées les personnes clés et sont précisés les rôles et responsabilités qu’elles devront assumer au cours d’une urgence réelle ou imminente. Des mesures progressives sont prises pour améliorer la capacité d’intervention et mettre en place l’équipement et le matériel essentiels. Il existe de grandes lacunes dans la capacité de la municipalité de répondre de façon efficace aux incidents importants avec présence de matières dangereuses, les incidents avec présence de produits chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires, les pannes d’électricité de grande envergure et prolongées et d’autres événements touchant un grand nombre de personnes. Il y a un manque certain de capacité de pointe et une pénurie de personnel qualifié et de matériel pour assurer une intervention à long terme à une demande accrue de services d’urgence et médicaux au cours d’une urgence capitale. 

Q 2.5 Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

Une mesure est efficace si les effets sont atténués le plus possible dans des circonstances données.

Q2.6 Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique ou nucléaire?

La ville de Kingston, les services des incendies et de sauvetage de Kingston, les services de police de Kingston, les hôpitaux locaux et les services d’urgences ne disposent pas du matériel ni de la formation nécessaire pour intervenir dans le cas d’incidents avec présence de produits chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires et par conséquent, nous compterons dans une large mesure sur les gouvernements provincial et fédéral et sur les équipes d’intervention CBRN.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

Q3.1 Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

La ville de Kingston dispose d’un très modeste budget de gestion des mesures d’urgence qui s’élève à 100 000 $ par année, y compris les salaires et les avantages sociaux. Les sources de financement extérieures, comme le PCPC, sont utilisées conjointement avec le fonds de réserve municipal pour rénover et aménager un centre d’opérations d’urgence principal indépendant. La ville a acheté récemment des trousses pour un centre d’évacuation, des trousses pour la garde d’enfants, des lits portatifs et d’autres fournitures essentielles en vue de créer un stock d’urgence de base. Il s’agit d’une première étape importante pour établir une capacité d’intervention d’urgence minimale ou de base. 

Q3.2 À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

Comme il a été déjà été mentionné, il existe de graves problèmes de capacité de pointe et de grandes lacunes dans les capacités d’intervention d’urgence, particulièrement dans le cas des incidents CBRN et des pannes d’électricité prolongées. Les ressources s’épuiseraient rapidement. Plusieurs demandes de ressources pourraient être nécessaires et des délais pourraient être encourus avant d’obtenir des ressources des gouvernements fédéral et provincial, selon l’urgence, les conditions météorologiques, etc. Par exemple, les équipes d’intervention CBRN et ELSARMU peuvent être déjà déployées ailleurs ou avoir pour consigne de rester dans les grands centres – Windsor, Toronto et Ottawa. 

Durant l’urgence déclarée d’août 2003, la ville de Kingston a reçu une assistance très prompte et professionnelle de la BFC de Kingston et de Gestion des situations d’urgence de l’Ontario.

Q3.3    Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

La ville de Kingston est une municipalité distincte non régionalisée et par conséquent, elle ne fait pas partie d’une structure de communications régionale. 

En 2004-2005, la ville a fait l’achat d’un nouveau système radio pour des services des incendies et de la police, qui inclura une bande tactique de gestion des mesures d’urgences permettant à la Police de Kingston, au service des incendies et de sauvetage et au service des opérations de la ville de Kingston de communiquer durant les situations d’urgence. Les bandes radio provinciales ordinaires permettent également les communications entre Frontenac, Lennox et Addington et le reste de la province.

Il est recommandé qu’un processus de planification et de coordination de l’aide mutuelle d’un palier supérieur soit établi pour centraliser le processus de planification des mesures d’urgence dans les comtés, les districts et les régions. Un centre des opérations d’urgence appartenant à la municipalité et exploité par elle a été établi au quartier général du service des incendies et de sauvetage de Kingston et il pourrait devenir avec le temps un centre des opérations d’urgence régional.

Q3.4    Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation? Dans la négative, serait-il bon que votre municipalité ait ce pouvoir?

La ville de Kingston n’a pas le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio. Les médias locaux sont en faveur de la transmission de messages, mais ils sont souvent touchés durement au cours des situations d’urgence accompagnées de pannes d’électricité prolongées. La réduction du personnel après les heures de bureau et les fins de semaine, particulièrement dans les stations de radio locales, a une incidence sur la capacité de faire le point sur la situation d’urgence en onde. La division des communications de la ville de Kingston collabore avec les médias locaux à l’élaboration de plans de communications d’urgence et la Ville de Kingston peut présenter directement des messages d’urgence à la chaîne du câblodistributeur.

Il serait à l’avantage de toutes les municipalités de détenir le pouvoir unilatéral d’interrompre les émissions locales et nationales à la radio et à la télévision pour transmettre des messages d’urgence.

Q3.5    Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents? 

Oui. Il importe d’échanger davantage les renseignements, les plans, les protocoles, les procédures et les ressources et d’obtenir un engagement de la part de tous les paliers gouvernementaux en vue d’élaborer des plans appropriés et d’obtenir les ressources qui permettent d’établir une capacité d’intervention d’urgence légitime. Autrement, on encourage une « planification fantaisiste » qui laisse les municipalités vulnérables à tous types de catastrophes et aux poursuites au titre de leurs responsabilités légales.  

4) Votre municipalité a-t-elle mis en oeuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

Q 4.1   Quels conseils avez-vous donnés au public, notamment aux propriétaires, aux conducteurs d’automobile et aux entreprises pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

Vous trouverez des conseils, des personnes-ressources et de l’information en général sur la gestion des mesures d’urgence dans le site Web de la ville de Kingston à l’adresse www.cityofkingston.ca. et dans les brochures d’information se trouvant à l’hôtel de ville et dans d’autres sites municipaux. Si le temps et les ressources le permettent, l’accent sera mis davantage sur la sensibilisation du public et sur l’éducation.

Q4.2    Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Comme il est indiqué à la question 3.1, la ville de Kingston fait lentement l’acquisition du matériel et des fournitures de base. Ces fournitures nous permettent notamment d’ouvrir un centre d’évacuation, mais elles ne sont pas du tout suffisantes pour exploiter de façon continue un centre pendant plusieurs jours, semaines ou mois.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

Q 5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

En 2003, la province de l’Ontario a adopté une nouvelle Loi sur la gestion des situations d’urgence qui oblige toutes les municipalités à respecter les normes globales d’intervention en cas d’urgence. Malheureusement, la province n’a pas dégagé des fonds pour aider directement les municipalités à atteindre ces normes.

Les paliers de gouvernement supérieurs doivent porter la gestion des mesures d’urgence au premier rang des priorités dans des ministères provinciaux et fédéraux. La formation et les ressources nécessaires pour intervenir en cas d’incidents CBRN devraient être des priorités absolues. Il est irréaliste de s’attendre à ce que les municipalités puissent financer ces programmes à même l’assiette fiscale locale.

Q 5.2   Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

Même si la ville de Kingston a reçu de modestes fonds dans le cadre du PCPC (Programme conjoint de protection civile), les fonds dégagés actuellement par les paliers de gouvernement supérieurs ne suffisent pas à combler les lacunes connues en matière de formation et de matériel.

Q 5.3   Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

L’importance de l’aide et du soutien qui sera exigé du gouvernement provincial est souvent dictée par le type et l’ampleur de la situation d’urgence. Seule la province peut fournir des données exactes quant à l’estimation du délai nécessaire avant l’arrivée de l’aide provinciale. 

Les paramètres de l’aide financière sont encore moins certains. Par exemple, le gouvernement de l’Ontario a demandé aux municipalités en août 2003 d’enregistrer les dépenses encourues à la suite d’une panne généralisée d’électricité en vue d’un remboursement potentiel par la province. Jusqu’à présent, les municipalités n’ont reçu aucun formulaire de réclamation ni aucune directive sur la façon de se faire rembourser les dépenses.

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

Q.5.4 Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

L’aide fédérale peut être nécessaire, particulièrement dans les domaines de compétence fédérale. Par exemple, plusieurs pénitenciers fédéraux, immeubles fédéraux, ainsi qu’une base militaire peuvent être l’objet d’une grande urgence. Il est prévu qu’avec le temps, des dispositions formelles seront prises.

Q 5.5 Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

Il est recommandé que les limites de financement du PCPC soient réexaminées. Le financement maximal est insuffisant et ne permet pas d’assumer les coûts de l’achat de véhicules comme des centres de commande mobiles. À titre d’exemple, le maximum de 10 000 $ pour l’achat de génératrices est loin d’arriver à la part de  du gouvernement fédéral, 45 %, pour l’achat d’une grande génératrice qui puisse alimenter les centres d’évacuation et des opérations d’urgence.

5.6 Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

J’ai suivi la formation sur les opérations d’urgence à l’ancien site de Protection civile Canada situé à Arnprior (Ontario) et j’ai été très impressionné de l’excellence du personnel et de la formation. Je n’ai pas d’expérience directe des entreprises du BPIEPC et je ne suis pas en mesure de formuler des commentaires sur les points forts et les points faibles de son leadership national.

Q 5.7 Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

Je ne suis pas en mesure de présenter une évaluation juste. Les articles publiés récemment par les médias laissent entendre que le BPIEPC pourrait avoir de la difficulté à coordonner efficacement une intervention nationale compte tenu de ses ressources actuelles.

Q 5.8 Santé Canada a informé le Comité de l’existence de 1600 caches (ou dépôts d’urgence) répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ce programme et avez-vous visité une cache? Ouiٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver une cache dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

Santé Canada ne m’a pas consulté et ne m’a pas donné de renseignement jusqu’à présent sur les caches d’urgence. Je n’ai pas vu de cache et je n’ai pas été consulté sur l’utilité de ces caches. Je crois comprendre que notre médecin-hygiéniste a discuté de ces questions avec Santé Canada.

Q 5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité affecté à votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ces organismes?

Le chef du service de police de Kingston est membre du Municipal Control Group de la ville de Kingston et il est responsable, d’après le plan d’intervention d’urgence de la ville de Kingston, d’assurer la liaison avec la GRC, le SCRS, la Sûreté provinciale de l’Ontario, etc. au besoin. Selon la nature de l’urgence, des représentants du SCRS, de l’Agence des douanes et du revenu du Canada, de la Garde côtière canadienne, de Corrections Canada, etc. pourraient être appelés à jouer des rôles de leadership ou de soutien.

Q 5.10 Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

La ville de Kingston entretient une excellente relation avec le personnel et les employés du ministère de la Défense nationale et de la Base des forces canadiennes de Kingston, le Collège des forces terrestres canadiennes, le Collège militaire royal du Canada et elle est très bien servie par leur présence dans notre municipalité. 

Toutes les demandes d’aide militaire doivent suivre les protocoles établis par Gestion des situations d’urgence de l’Ontario. Des demandes d’aide aux pouvoirs civiles ou d’aides à une autorité civile peuvent être faites selon l’ampleur de l’urgence.

 

Guelph
Ontario

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées. Vous n’êtes pas tenu de répondre directement aux questions numérotées, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

1.2       Quelle est la densité démographique de votre collectivité (au kilomètre carré) et quelles est sa superficie? S’agit-il d’une collectivité rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

– Je m’appelle Harry Dunning et je suis coordonnateur de la gestion des mesures d'urgence pour la ville de Guelph. Je suis retraité du service de police de Guelph où j’occupais le poste de sergent d’état-Major et j’ai participé à l’intervention d’urgence et à la gestion des mesures d’urgence pendant trente ans. J’ai suivi des cours liés à la gestion des mesures d’urgence au Collège canadien de police, au Collège de la protection civile Canada et à la Gestion des situations d’urgence de l’Ontario. Pendant que j’étais policier, j’ai géré de véritables situations d’urgence et j’ai participé aux efforts de planification communautaire. Au cours des deux dernières années, j’ai effectué de la planification communautaire, de l’éducation et de la formation. 

– Notre municipalité compte environ 109 000 habitants. Il s’agit surtout d’un milieu urbain avec un petit nombre de fermes. La municipalité occupe environ 88,27 kilomètres carrés.

– Il y a de grandes industries, une voie ferrée achalandée et des routes achalandées, où pourrait survenir un incident grave avec blessés.

– Nous avons eu deux situations d’urgence au cours des cinq dernières années (une tornade et un feu de cheminée).

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

2.2            Comment votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.

2.4       Dans quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique ou nucléaire?

2.1 – Dans notre plan d’urgence de 2002, nous mentionnons les inondations, les incidents avec présence de matières dangereuses, les tempêtes, les incidents de transports, les soulèvements populaires, les tornades, les sécheresses, les incendies, les tremblements de terre et les incidents terroristes. Nous effectuons actuellement un exercice de détermination des menaces et d’évaluation des risques conformément aux lignes directrices de la Gestion des situations d’urgence de l’Ontario et je crois que certains de ces dangers descendront dans la liste.

2.2 – Nous nous comparons favorablement aux nombreuses municipalités dans notre secteur. Nous apportons constamment des améliorations et, à titre de coordonnateur de la gestion des mesures d'urgence, je suis à même de constater qu’il reste encore beaucoup à faire.

2.3 – Tout élément de votre liste pourrait déclencher la réunion du Groupe de contrôle des opérations d’urgence pour qu’il reçoive un compte rendu de la situation. Le groupe peut ensuite déterminer que la situation est prise en charge adéquatement par un groupe en particulier (p. ex. le service des incendies, le service de police) ou il peut décider de gérer la situation. Le Groupe de contrôle des opérations d’urgence a géré l’incendie d’une usine de produits chimiques, s’est réuni et a établi un protocole pour traiter la crise de l’anthrax et il s’est réuni également au sujet de la situation du SRAS, pour en discuter seulement. Le groupe ne serait pas appelé normalement dans l’éventualité d’un incendie ou d’une autre situation qui peut être pris en charge adéquatement au quotidien par un service d’urgence donné.

2.4 – Nous croyons être bien préparés. Nous avons les plans, le matériel et le personnel nécessaires. Dans l’éventualité d’une grande urgence, il se peut que nos ressources soient insuffisantes et que nous devions demander l’aide de bénévoles, des municipalités avoisinantes et d’autres paliers de gouvernement. Au cours de l’événement du 11 septembre, il était évident que même une ville de la taille de New York ne pouvait pas concevoir toutes les urgences et elle a dû demander de l’aide.

2.5 – Une mesure efficace ferait en sorte que la municipalité retourne dans l’état où elle était avant la situation d’urgence. Ceci étant dit, je crois que nous nous rendons compte que, selon la taille de la situation d’urgence, il nous incombera peut-être de la gérer et de demander une aide additionnelle.

2.6 – Nous sommes bien placés pour traiter une cyberattaque. Nous disposons d’un plan de poursuite des activités fondé sur un service de données spécialisées. Nous encourageons toutes les entités avec lesquelles nous traitons à suivre notre exemple.

Dans le cas d’un incident CBRN, nous demanderions l’aide de Gestion des situations d’urgence de l’Ontario et nous attendrions à l’intervention des équipes CBRN nouvellement formées. Entre-temps, nos intervenants d’urgence et le Groupe de contrôle des opérations d’urgence géreraient la situation au mieux de leurs connaissances en vue de réduire au minimum toute menace pour notre municipalité.

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

3.4       Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation?

3.5       Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents? 

3.1 – Un budget est prévu pour mon salaire (coordonnateur de la gestion des mesures d'urgence), la formation, l’éducation publique et la planification de la poursuite des activités. D’autres services municipaux sont censés établir un budget adéquat pour couvrir toutes leurs responsabilités.

Nous avons un centre des opérations d’urgence primaire et secondaire doté de l’équipement adéquat. Un poste mobile de commande des opérations d’urgence est également à la disposition du gestionnaire de notre site. Nous sommes prêts à utiliser la ligne terrestre et les téléphones cellulaires, la radio (et la radio amateur) et les réseaux informatiques pour communiquer.

Nous avons sélectionné notre personnel de gestion des mesures d’urgence et leurs remplaçants afin d’assurer une présence continue du personnel. Toutefois, y a-t-il jamais assez de personnel?

3.2 – Une urgence grave épuiserait très rapidement notre personnel en service et sur appel. Nous avons des ententes d’aide mutuelle et nous avons pour objectif d’augmenter le personnel avant la fin du premier quart de travail si nécessaire.

3.3 – Je crois que nous avons une bonne structure de commande et de communication. Nous nous sommes efforcés d’améliorer le flux de l’information au sein du Centre des opérations d’urgence et à cette fin, nous sommes en voie d’installer un nouveau système informatique spécialisé.

3.4 – Les stations de radio et de câblodistribution locales peuvent nous venir en aide. Rogers Cable T.V. ne transmettra pas de bannières pour nous à toutes ses stations actives. La firme indique qu’elle passé des contrats qui lui interdisent d’ajouter du contenu. Il s’agit d’un domaine où le gouvernement fédéral pourrait intervenir (en adoptant un type de législation habilitante pour permettre aux réseaux de câblodistribution de nous venir en aide). La transmission des avis au public aux premiers stades d’une situation d’urgence constitue toujours une grande préoccupation.

3.5 – Il serait fantastique d’établir de meilleurs liens! Ils se sont améliorés avec la présence du Centre des opérations d’urgence. Nous n’avons pas de nouvelles du gouvernement fédéral, sauf les réponsea aux questions que nous posons nous-mêmes et ce que le Centre des opérations d’urgence daigne nous transmettre. J’ai appris au moins une chose que j’ignorais simplement en remplissant ce questionnaire.

4) Votre municipalité a-t-elle mis en oeuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donnés au public, notamment aux propriétaires, aux conducteurs d’automobile et aux entreprises pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

4.1 – Nous avons placé de l’information que les gens peuvent consulter par eux-mêmes dans nos bibliothèques et nous avons préparé une section sur les préparatifs d’urgence dans notre site Web (www.city.guelph.on.ca). Nous tenons tous les ans une journée sur les préparatifs d’urgence à laquelle les étudiants de nos conseils scolaires assistent. Nous présentons des exposés aux groupes qui le demandent.

4.2 – Nous tenons périodiquement des réunions avec des groupes bénévoles comme la Croix-Rouge, l’Armée du Salut, le Mennonite Disaster Relief, etc. et nous savons ce qu’ils ont à offrir. Nous avons fait des démarches auprès des industries et avons dressé une liste des ressources incluant toutes sortes de choses allant des bouldozeurs aux trousses de premiers soins. Conformément aux exigences du programme de Gestion des situations d’urgence de l’Ontario, nous dressons une nouvelle liste des ressources.

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

5.3       Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

5.6       Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

5.7            Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

5.8       Santé Canada a informé le Comité de l’existence de 1600 caches (ou dépôts d’urgence) répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ce programme et avez-vous visité une cache? Ouiٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver une cache dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité affecté à votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ces organismes?

5.10             Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

5.1 – Je crois que la formation devrait être une priorité. Il serait très utile que certains des cours qu’offre actuellement le Collège canadien des mesures d’urgence puissent être suivies dans la localité de sorte que les gens qui les suivent restent disponibles dans la municipalité durant la formation.

Le PCPC devrait faire un meilleur travail. Nous devions recevoir les réponses aux demandes que nous avons faites en 2003 au plus tard le 1er avril (ce n’était pas sérieux). Nous n’avons toujours pas de nouvelles et personne ne nous donne de réponses. C’est ridicule!

Le PCPC devrait accorder la priorité aux équipes Hazmat. Beaucoup de municipalités comptent sur des entrepreneurs privés dont les capacités sont inconnues et les délais d’intervention sont indéterminés pour ce service.

Nous devrions pouvoir utiliser les réservistes militaires de la localité dans certaines situations convenues sans avoir à attendre de longues périodes avant d’enobtenir l’autorisation. Ils vivent également dans la municipalité et ils veulent donner un coup de main.

5.2 – Les crédits sont adéquats.

5.3 – Nous espérons que tous les ministères pertinents interviendraient (p. ex. le ministère de l’Environnement) dans la mesure de leur capacité, selon leur mandat. Nous aurions recours aux équipes CBRN et ELSARMU au besoin. Nous espérons que l’aide pourrait arriver de une à deux heures après que l’avis aura été donné. Nous paierions ce que nous sommes tenus de payer et le gouvernement provincial paierait ce qui lui incombe de payer.

5.4 – Le Collège canadien des mesures d’urgence (par l’entremise du BPIEPC) et Gestion des structures d’urgence de l’Ontario ont toujours cru que l’aide fédérale était disponible au moment d’une urgence déclarée lorsque le groupe du centre des opérations d’urgence présente une demande par l’entremise de Gestion des structures d’urgence de l’Ontario. Je peux envisager que nous demandions l’autorisation d’utiliser l’unité de réserve militaire dans notre municipalité, l’équipe CBRN militaire, le personnel spécialiste de l’environnement, le Bureau de la sécurité des transports, etc. pour nous venir en aide. Ces organismes n’ont-ils pas pour mandat de nous offrir cette aide?

5.5 – La réponse a été donnée à la question 5.1. Des améliorations sont nécessaires. Le programme est valable.

5.6 – À un niveau local, le leadership et la coordination du BPIEPC ne sont pas visibles. Je n’ai des contacts que par l’entremise de Gestion des situations d’urgence de l’Ontario et du site Web du BPIEPC. Le site Web (contrairement à celui de la FEMA) n’est pas conçu pour aider les CEMC locaux.

Peut-être qu’une partie sécurisée du site Web du BPIEPC pourrait être disponible aux CEMC (information fournie au BPIEPC par les provinces); cela leur donnerait accès à des outils et à de l’information qui les aideraient à faire leur travail.

Dans ce pays, la planification est tenue au niveau le plus bas et beaucoup de travail redondant est fait dans les municipalités. Par exemple, chaque municipalité de l’Ontario est tenue actuellement de déterminer les menaces et d’évaluer les risques. Bien que certains risques soient semblables pour tout le monde (p. ex. l’aqueduc, le traitement des eaux usées) chaque municipalité doit faire la recherche sur ces questions, rechercher les antécédents et rédiger des plans. Nous sommes tous tenus de dresser une nouvelle liste des ressources. Pourquoi est-ce que je cherche dans le Web de l’information sur les ministères fédéraux et provinciaux? Pourquoi cette information n’est-elle pas transmise à toutes les municipalités pour nous aider à ne pas gaspiller nos précieuses ressources?

Tous ce que nous faisons est valable. Des questions communes pourraient sûrement être traitées au palier fédéral ou provincial d’une façon qui serait avantageuse pour tout le monde avec un peu d’ajustement. Les municipalités de grande taille sont beaucoup mieux placées que les municipalités de petite taille. Certaines de ces dernières croulent sous le poids des nouvelles responsabilités en matière de gestion des mesures d’urgence.

5.7 – Je le souhaite. Je ne côtoie pas suffisamment le BPIEPC pour le savoir. Je suis certain que tout le monde fait son possible.

J’ai des doutes lorsque je vois des plans pandémiques fédéraux circuler dans les services de santé locaux pendant des années sans jamais être achevés. Ces plans pourraient facilement être élargis pour être utiles au cours d’événements comme la crise du SRAS. Qu’est-il advenu des projets de journal?

5.8 – Je ne savais pas qu’il y avait des caches. Personne ne m’en a parlé. Maintenant que j’en entends parler, je vais m’informer. (J’ai transmis un message à notre service de santé et il n’était pas au courant.) Voici un autre exemple qui illustre bien notre manque d’information!

5.9 – Tous les ministères fédéraux et provinciaux sont énumérés dans notre liste de ressources. Le SCRS en particulier n’est pas inscrit, mais je l’ajouterai. J’espère que tout organisme avec lequel nous communiquerons sera utile. Les renseignements que certains nous donnent sont limités.

5.10 – Notre plan est déposé à Gestion des situations d’urgence de l’Ontario et c’est tout (Peut-être que cette dernière en fait part au MDN, mais je ne le sais pas). Comme nous ne pouvons avoir accès à l’armée que par des voies détournées, nous n’avons pas beaucoup de relations. Toutefois, nous faisons participer les réservistes de la municipalité aux activités éducatives et nous aimerions établir des liens plus étroits.


Guelph
(Révisé)

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

3.4       (a) Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation? Dans l’affirmative, veuillez indiquer si ce pouvoir lui est conféré de façon officielle et par quel mécanisme (législation provinciale).

Non

            (b) Si votre municipalité n’a pas le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions pour donner des directives ou faire le point sur la situation d’urgence, veuillez indiquer comment vous prévoyez informer la population dans l’éventualité d’une telle situation. Comptez-vous pour cela sur la coopération des diffuseurs? Serait-il bon que votre municipalité ait ce pouvoir?

Nous comptons sur les médias locaux, principalement la radio. Il serait fantastique d’avoir le pouvoir officiel d’interrompre la diffusion des émissions et de demander au câblodistributeur local de présenter des bannières d’urgence sur toutes les chaînes qu’ils diffusent. Le câblodistributeur a indiqué qu’il ne pouvait pas le faire à cause des ententes contractuelles passées avec les stations de télévision.

5.3       (a) D’après la façon dont les choses se sont passées jusqu’à maintenant, quelle aide votre municipalité s’attend-elle à recevoir du gouvernement provincial dans l’éventualité d’une grande urgence? Combien de temps cette aide met-elle à vous parvenir? À qui les frais incombent-ils?

Nous avisons bien sûr la province si nous activons notre centre d’opérations d’urgence. Nous n’avons pas encore eu besoin de l’aide de la province. Ce dont nous avons souvent besoin de la part de la province, c’est de l’information et parfois, il est difficile de l’obtenir (p. ex. durant la panne d’électricité provinciale en août dernier, le premier ministre provincial a demandé aux municipalités de faire certaines choses. Nous avons pris connaissance de ces demandes par l’intermédiaire des médias. Personne ne nous a informé de la déclaration d’urgence provinciale, etc.)

(b) Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

Il est difficile de prévoir l’ampleur de l’aide dont nous aurons besoin. Le besoin varie selon la situation. Il est facilement concevable que nous ayons besoin de l’aide notamment de l’équipe de l’équipement lourd de recherche et de sauvetage en milieu urbain ou de l’équipe d’intervention d’urgence provinciale. J’espère que la province nous apportera une aide financière accompagnée de ressources extraordinaires, tout comme nous avons aidé d’autres municipalités par le passé. Le temps est souvent précieux lorsque nous sommes aux prises avec une urgence. Nous sommes situés à proximité de Toronto et par conséquent, nous nous attendons à un aide rapide.

 

Cap-Breton
Nouvelle Écosse

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

Le questionnaire comporte cinq questions. Les questions sont soulignées. Vous n’êtes pas tenu de répondre directement aux questions numérotées, mais celles-ci devraient vous aider à structurer vos réponses. Veuillez ne pas tenir compte des questions qui ne vous concernent pas.

1) Quelle est la situation de votre organisation et de votre municipalité?

1.1             Quelles sont vos fonctions? Quelle expérience avez-vous acquise au chapitre de la coordination des mesures d’urgence?

1.2       Quelle est la densité démographique de votre collectivité (au kilomètre carré) et quelles est sa superficie? S’agit-il d’une collectivité rurale, urbaine ou rurale-urbaine?

1.3       Une installation industrielle importante, une frontière, un port, un aéroport ou une plaque tournante du transport qui nécessiterait une intervention d’urgence en cas d’accident causant des pertes importantes, se trouve-t-elle à proximité ou au sein de votre municipalité?

1.4       À quelle fréquence votre municipalité a-t-elle été aux prises avec une urgence ou une catastrophe? Pouvez-vous nous donner des statistiques à cet égard?

 Je m’appelle John Dilny, coordonnateur des mesures d’urgence de la municipalité régionale du Cap-Breton. J’occupe ce poste au sein de la municipalité depuis 1997 après avoir occupé le poste de planificateur d’urgence à compter de 1993. J’ai reçu la formation de planification d’urgence de base, du Centre des opérations d’urgence, de gestion du site d’un sinistre, d’élaboration des exercices et le cours d’information publique en situation d’urgence au Collège de la protection civile Canada à Arnprior (Ontario).

La municipalité régionale du Cap-Breton (MRCB) a été créée le 1er août 1995 par la fusion de huit anciennes municipalités (Sydney, Glace Bay, New Waterford, North Sydney, Sydney Mines, Louisbourg, Dominion et le comté du Cap-Breton. La municipalité est située sur l’Île-du-Cap-Breton. Cette dernière se situe à la pointe nord-est de la Nouvelle-Écosse, sur le littoral est du Canada.

La MRCB est une des cinq unités municipales de l’Île-du-Cap-Breton et elle occupe une superficie de 2 473 km2. C’est la deuxième plus grande ville après Halifax en superficie dans le Canada atlantique. Elle compte 1 967 km de rues et routes publiques. La MRCB a une ligne côtière d’environ 835 km sur l’océan Atlantique et de 415 km sur le lac Bras d’Or dont l’eau est salée. Deux communautés des premières nations font partie de la population de 110 000 habitants. 

Le système portuaire du Cap-Breton est situé au centre des routes commerciales de la côte Atlantique et sur la route orthodromique. Le système portuaire en forme de Y offre une eau profonde où le trafic maritime est actif toute l’année et il peut recevoir les navires de type Panamax. Les installations portuaires sont disponibles au Sydney Government Wharf, Sydport Industrial Park, North Sydney, DEVCO International Pier et au quai Sysco. Le quai International est l’une des installations de chargement en vrac les plus avancées au monde. Le Sydney Government Wharf accueille environ 40 paquebots de croisière durant la saison touristique. Le meilleur port sur la côte dentelée de la région est Louisbourg. Il est considéré comme un port libre de glace, tandis que Sydney requiert le service de brise-blace la plupart des hivers.  

Depuis plus de 100 ans, Marine Atlantic, qui compte un terminal à North Sydney, exploite trois traversiers spacieux pour passagers qui suivent deux itinéraires – l’itinéraire traditionnel North Sydney à Port aux Basques, qui fonctionne à l’année, l’itinéraire NL et l’itinéraire supplémentaire de North Sydney à Argentia qui est disponible durant la saison d’été.

Des services aériens commerciaux sont disponibles à l’aéroport de Sydney qui est desservi actuellement par Air Canada, Jetsgo, Air Saint Pierre et Royal Air Charters. L’aéroport est situé dans un endroit central et offre des vols et des correspondances vers les grands centres du Canada atlantique, du centre du Canada et du nord-est des États-Unis, avec des correspondance avec d’autres destinations nord-américaines et internationales.

Parmi les incidents que la municipalité a subis, mentionnons un déversement de produits chimiques d’un camion gros porteur à Marine Atlantic, un déversement d’ammoniaque dans une usine de transformation de poissons de Glace Bay, l’assistance à l’industrie des paquebots de croisière lorsqu’un navire a dû être remorqué dans le port; la municipalité a également répondu à plusieurs appels relatifs à des incidents avec présence de poudre inconnue (que l’on croyait être de l’anthrax) et est intervenue à l’occasion d’événements météorologiques qui ont touché le secteur au cours des dernières années.  

2) De quels moyens votre municipalité dispose-t-elle pour évaluer les risques et intervenir?

2.1       Pour votre municipalité, quelle est la principale menace imputable à la nature ou à l’homme?

2.2       ent votre organisation évalue-t-elle actuellement sa capacité d’intervention en cas d’urgence et sa formation à cet égard?

2.3       Pour votre municipalité, qu’est-ce qu’une urgence capitale? Lequel des exemples suivants s’applique à votre situation?

·        Wagon citerne qui déverse des produits chimiques dangereux.

·        Agent biologique contagieux qui se répand dans l’air ou dans la canalisation d’alimentation en eau et qui infecte 25 personnes par jour pendant 7 jours. Ou encore 100 personnes par jour pendant 7 jours.

·        Inondation qui cause l’évacuation de 100 personnes. De 1 000 personnes. De 10 000 personnes.

·        Incendie important qui se déclare et tremblement de terre violent qui se produit.

2.4       quelle mesure votre municipalité est-elle prête à intervenir en cas d’urgence? Possède-t-elle les plans, le personnel et l’équipement nécessaires pour intervenir?

2.5             Quelles mesures votre municipalité pourrait-elle prendre en cas d’urgence capitale pour résoudre la crise? Atténuer la crise? Tenir le coup jusqu’à l’arrivée des organismes provinciaux ou fédéraux?

2.6       Votre municipalité aurait-elle besoin de l’aide des gouvernements provincial et/ou fédéral pour intervenir en cas de cyberattaque ou de catastrophe chimique, biologique, radiologique ou nucléaire?

Les types d’urgence les plus susceptibles de se produire dans la municipalité régionale du Cap-Breton sont les suivants :

Catastrophes imputables à la nature : les crues subites, les maladies contagieuses, les grosses tempêtes de neige, les tempêtes de glace,

Catastrophes imputables à l’homme : des accidents de transport ou sur place avec présence de matières dangereuses, des accidents de voitures, d’avion ou de train, des fuites de gaz toxique ou inflammable, des pannes d’électricité, des incendies non contenus, des incidents maritimes en haute mer, des actes internationaux, des actes terroristes et plusieurs de ces éléments combinés.

Tous les membres du comité de planification municipal ont reçu la formation de planification d’urgence de base et onze des quinze membres ont également reçu la formation du Centre des opérations d’urgence. Les membres du personnel des services des incendies et de la police sont formés pour devenir des gestionnaires du site d’un sinistre.

Une urgence capitale pour la municipalité régionale du Cap-Breton serait un incident ou la menace d’un incident; la direction, le contrôle et la coordination des opérations d’urgence continueraient de relever du service local de première intervention. Une urgence capitale existe lorsque :

l’intervention porte sur un incident qui a une incidence de modérée à élevée sur la municipalité;

la protection des citoyens est menacée;

l’intervention porte sur un incident qui risque dedurer longtemps.

l’incident se répercute sur une vaste secteur traversant les frontières (ou se répercute sur une grande partie du secteur) d’au moins deux anciennes municipalités;

des mesures ou des dépenses extraordinaires sont nécessaires de la part d’un ou de plusieurs services régionaux.

Les événements ou les incidents qui seraient classés comme des urgences capitales pourraient comprendre une poudrerie/grosse tempête de neige, un incendie de forêt en milieu rural, une tempête de glace et un incident avec présence de matières dangereuses.

La municipalité régionale du Cap-Breton dispose d’un plan d’urgence multirisques qui établit le cadre de travail de la gestion d’un système de gestion d’une intervention d’urgence et qui vise à assurer que les objectifs de ce système sont atteints. Les événements réels et les exercices de mise à l’épreuve du plan indiquent que le plan d’urgence fonctionne et que tous les postes clés sont comblés et que des remplaçants sont également désignés. Les organismes et les organisations disposent d’un équipement qui peut être utilisé immédiatement pour intervenir ou des ententes sont conclues avec d’autres organisations pour obtenir l’équipement.

Une situation d’urgence peut être considérée comme terminée lorsque la vie des personnes et les propriétés ne sont plus menacées et que la municipalité est revenue à l’état dans lequel elle était avant l’urgence. Cela signifie que les résidants évacués sont retournés chez eux ou, si leur résidence a été très endommagée ou détruite, qu’un abri temporaire a été trouvé.

Si les services offerts aux résidants, p. ex. les services d’égout, d’eau, d’électricité, etc. étaient endommagés, la situation d’urgence ne serait pas terminée tant que ces services ne seraient pas rétablis soit à court terme, de façon improvisée, soit en permanence.

Les incidents relatifs à la capacité de traiter les cyberattaques ou les catastrophes chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires ont habituellement des ramifications internationales. Par conséquent, les responsabilités administratives de chacun doivent être énoncées clairement. Les gouvernements pensent de façon inhérente et les décisions sont prises de façon indépendante. Cela mène à la présomption fautive que d’autres gouvernements sont responsables de certains rôles et responsabilités et qu’ils accorderont les ressources appropriées pour les appuyer. Nous devons connaître sans équivoque les rôles et responsabilités du gouvernement; et nous devons participer aux discussions et non seulement aux petites réunions servant à concevoir des hypothèses. 

Notre municipalité régionale dispose d’une équipe Hazmat, mais tous les paliers gouvernementaux doivent déterminer leurs rôles afin de garantir que chaque municipalité est prête à faire face à des incidents CBRN. Une grande question relativement aux équipes Hazmat dans cette province est la durabilité?

3) Vos moyens vous permettent-ils de faire face aux menaces auxquelles vous êtes exposés?

3.1             Quelles sont vos ressources financières, humaines et matérielles? Disposez-vous d’équipement de réserve et de personnel de relève?

3.2       À quel moment les ressources d’intervention de votre municipalité ne pourraient-elles plus suffire à la tâche s’il survenait une des situations d’urgence graves prévues dans votre plan opérationnel? Le cas échéant, quand l’aide régionale pourrait-elle vous prêter secours?

3.3       Votre municipalité est-elle satisfaite de la structure locale et régionale de commandement et de communication? Faudrait-il mettre en place une structure plus centralisée et davantage unifiée? Dans l’affirmative, pourquoi cette dernière structure n’est-elle pas établie?

3.4       Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation?

3.5       Votre municipalité souhaiterait-elle créer des liens plus étroits avec les organismes des gouvernements provincial et fédéral pertinents? 

La municipalité régionale du Cap-Breton n’alloue pas de fonds aux services servant uniquement aux préparatifs et à l’intervention en cas d’urgence. Les services doivent absorber ces coûts dans le cadre de leurs budgets opérationnels. Si un programme d’aide financière en cas de catastrophe était approuvé à la suite d’une urgence ou d’une catastrophe, le programme pourrait rembourser les coûts encourus par le service qui dépassent les coûts de fonctionnement normaux.

La municipalité régionale du Cap-Breton a élaboré une méthode d’évaluation des fournitures d’urgence disponibles dans la municipalité. Tous les organismes municipaux ont désigné un représentant et un remplaçant est prévu pour chaque représentant. Le matériel spécialisé nécessaire pour affronter les dangers connus est disponible dans la municipalité ou est disponible dans un délai raisonnable dans le cadre d’une entente d’aide mutuelle et de contrat de service. Dans le pire des cas, la municipalité pourrait tenir le coup de quatre à sept jours avant que des ressources supplémentaires de l’extérieur ne soient nécessaires. 

Le Plan d’urgence de la municipalité prévoit une structure de commande unifiée, autant pour le site d’urgence que pour le Centre des opérations d’urgence. Le plan d’urgence municipal comprend un plan de télécommunications qui a fait l’objet d’exercices auxquels ont participé de nombreux intervenants. Le Centre de prise d’appels pour la sécurité publique, le poste de commandement mobile et la salle des télécommunications du Centre des opérations d’urgence de la municipalité régionale facilitent la coordination des communications et l’unification du commandement. Il existe un problème toutefois; il s’agit de notre capacité limitée à nous tenir à la fine pointe de la technologie de l’information, ce qui nous permettrait d’améliorer la communication, le commandement et la maîtrise de nos ressources.

La municipalité compte trois stations de radio MA et MF et une sous-station de télévision et deux câblodistributeurs. Les personnes-ressources de ces stations à contacter au cours des opérations et après les heures d’ouverture font partie de notre plan d’information publique.

La municipalité aimerait entretenir des liens plus étroits avec les organismes provinciaux et fédéraux pertinents afin de comprendre les politiques, les plans et les procédures en commun, ainsi que les rôles opérationnels et les capacités respectives des divers ministères et organismes gouvernementaux. L’établissement d’un organisme de gestion régional, provincial et fédéral, un plan de gestion des urgences tous risques et des procédures de soutien permettraient de mieux comprendre les divers paliers gouvernementaux.

4) Votre municipalité a-t-elle mis en oeuvre des programmes pour faire face aux menaces prévues?

4.1       Quels conseils avez-vous donnés au public, notamment aux propriétaires, aux conducteurs d’automobile et aux entreprises pour les aider à se préparer en cas d’urgence?

4.2       Avez-vous déterminé et entreposé les fournitures dont vous auriez besoin pour faire face aux différentes urgences et catastrophes susceptibles de survenir? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

Le public a été informé de la façon de se préparer à une urgence principalement par la distribution de dépliants de Protection civile Canada à l’occasion d’expositions publiques. Nous premiers répondants et la Croix-Rouge canadienne tiennent ces expositions toute l’année. En outre, notre site Web municipal sera mis à jour pour comprendre l’information appropriée sur la façon de se préparer en cas d’urgence.

Comme il a déjà été mentionné, la municipalité a établi une méthode pour évaluer les fournitures d’urgence qui sont disponibles dans la municipalité. L’équipement spécialisé nécessaire pour affronter les dangers connus est disponible au sein de la municipalité dans un délai raisonnable, dans le cadre d’ententes d’aide mutuelle ou de contrats de service. Nous avons en stock de petits articles comme des génératrices portatives, un éclairage d’urgence, des sacs de sable, des couvertures, des lits portatifs etc.     

5) À quelle aide pouvez-vous vous attendre de la part des gouvernements provincial et fédéral en cas d’urgence?

5.1             Quelles améliorations les gouvernements provincial et fédéral devraient-ils apporter dans l’immédiat, pour permettre aux municipalités d’intervenir en cas d’urgence, notamment en ce qui concerne la formation, le matériel ou les crédits destinés aux équipes d’intervention rapide?

5.2       Votre municipalité est-elle satisfaite des crédits qu’elle reçoit des gouvernements provincial et fédéral pour la formation et les exercices?

5.3       Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

Les questions suivantes portent sur l’aide fournie par le gouvernement fédéral.

5.4       Votre municipalité doit-elle compter sur l’aide du gouvernement fédéral en cas de grande urgence? Cette participation du gouvernement fédéral a-t-elle fait l’objet d’une convention ou devrait-elle en faire l’objet?

5.5       Le principal mécanisme de demande de crédits, en l’occurrence le Programme conjoint de protection civile, est-il pertinent ou nuit-il aux efforts de votre municipalité visant à améliorer sa capacité d’intervention?

5.6       Êtes-vous satisfait de l’orientation et de la coordination nationales de la part du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC)? Pourriez-vous donner des précisions à cet égard?

5.7             Croyez-vous que le BPIEPC sera en mesure de coordonner une intervention nationale en cas de désastre ou d’urgence importante? Veuillez préciser votre réponse.

5.8       Santé Canada a informé le Comité de l’existence de 1600 caches (ou dépôts d’urgence) répartis stratégiquement dans l’ensemble du pays. Êtes-vous au courant de ce programme et avez-vous visité une cache? Ouiٱ Non ٱ Avez-vous reçu des renseignements sur l’utilisation de ces caches? Oui ٱ Non ٱ Pourriez-vous trouver une cache dans votre municipalité et faire état de l’utilité de son contenu?

5.9             L’agent du Service canadien du renseignement de sécurité affecté à votre municipalité fait-il partie de votre équipe d’intervention et de planification en cas d’urgence? Avez-vous mis à contribution les agents de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Immigration Canada? À quelle aide pouvez-vous vous attendre de ces organismes?

5.10             Existe-t-il un lien entre votre plan d’urgence et celui du ministère de la Défense nationale (MDN)? À quelle aide pouvez-vous vous attendre du MDN en cas d’urgence grave?

Bien que la municipalité offre une formation courante en gestion des situations d’urgence et tienne des exercices semestriels, il serait préférable que les divers gouvernements tiennent des exercices de formation conjoints. En ce qui concerne les équipes d’intervention rapide, si la municipalité et les municipalités avoisinantes manquent de certaines ressources (par exemple, une équipe Hazmat) et d’autres équipes spécialisées, il importe d’obtenir des fonds des paliers de gouvernement supérieurs pour assurer leur pérennité.

La formation et l’exercice du plan d’urgence de la municipalité ne sont pas subventionnés par la province. Le gouvernement fédéral dégage des fonds par l’entremise du Programme conjoint de protection civile, mais les politiques provinciales ne prévoient pas de tels fonds.

En cas de grande urgence, la municipalité s’attend à ce que les gouvernements provincial et fédéral assurent la planification de soutien et la coordination des opérations. Le plan d’urgence municipal est élaboré de sorte que nous puissions survivre les 72 premières heures avant de devoir compter sur le soutien provincial ou fédéral. Dépendant du type de grande urgence, cette dernière peut relever d’un ministère provincial ou fédéral ou de la municipalité et par conséquent, le coût de l’intervention incombe également à cette administration. Le programme d’aide financière en cas de catastrophe doit être maintenu pour atténuer le coût des grandes urgences. Le partage des ressources et les coûts de ces ressources doivent être formalisés dans une entente écrite.

Le principal processus de financement du Programme conjoint de protection civile est entravé par le fait que les demandes doivent être présentées au début de chaque année financière plutôt que, par exemple, deux fois par année. Les politiques municipales limitent également ce que l’on peut demander dans le cadre du programme, notamment un maximum de 10 000 $ est imposé pour une génératrice à utiliser au Centre des opérations d’urgence; cela nuit aux préparatifs d’urgence de la municipalité. 

Le Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC), en définissant les rôles et responsabilités des particuliers et des gouvernements dans le système canadien de gestion des situations d’urgence, en administrant les programmes d’aide financière pour améliorer le niveau des capacités d’intervention et de rétablissement des activités et en publiant des brochures de conseils pratiques, démontre son rôle de coordonnateur et de leader national. Toutefois, les politiques provinciales sur les programmes d’aide financière limitent la capacité d’améliorer le niveau d’intervention et de rétablissement des activités.

Dans le cadre de sa capacité de coordonner l’intervention à l’échelle nationale à une catastrophe ou à une grande urgence, le Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC) doit formaliser l’organisation fédérale-régionale de la gestion des situations d’urgence. Cette organisation doit comprendre un groupe de direction ayant des liens avec tous les ministères fédéraux et les autorités provinciales. Le groupe de direction devrait se réunir au début des situations d’urgence afin de sélectionner ou de confirmer un ministère fédéral responsable et d’établir les objectifs et les priorités de l’intervention conjointe avec les partenaires provinciaux et d’établir une stratégie conjointe de communications.

Santé Canada a un cache d’urgence située dans la municipalité régionale. La cache est située dans l’entrepôt principal de Travaux publics. La municipalité régionale n’a pas été consultée quant à son utilité et la cache doit être mise à niveau, car elle a été négligée pendant plusieurs décennies.

La municipalité régionale du Cap-Breton a conclu une entente formelle avec Département des ressources humaines Canada. L’entente précise de façon non équivoque ce que l’on peut attendre de ce ministère. Le Service canadien du renseignement de sécurité fait partie du sous-plan d’urgence du service de police. Aucune autre entente n’a été conclue avec d’autres ministères fédéraux et il est impossible de savoir  ce que

l’on peut attendre de ces derniers.

Un manège militaire du ministère de la Défense nationale se situe dans la Municipalité régionale. D’après les pourparlers que nous avons eu avec le MDN, nous ne pouvons pas lier notre plan avec ce ministère puisque ses ressources pourraient être déployées ailleurs. La municipalité régionale comprend que le MDN défend autant les intérêts nationaux qu’internationaux et que par conséquent, les ressources pourraient ne pas être disponibles dans la localité. Il est également compris que la demande de ressources fédérales peut être présentée par l’entremise de l’Organisation provinciale des mesures d’urgence.


Cap-Breton
(révisé)

Questionnaire sur la capacité d’intervention des
municipalités en cas d’urgence ou de catastrophe

3.4       (a) Dans l’éventualité d’une situation d’urgence, votre municipalité a-t-elle le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation? Dans l’affirmative, veuillez indiquer si ce pouvoir lui est conféré de façon officielle et par quel mécanisme (législation provinciale).

            (b) Si votre municipalité n’a pas le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions pour donner des directives ou faire le point sur la situation d’urgence, veuillez indiquer comment vous prévoyez informer la population dans l’éventualité d’une telle situation. Comptez-vous pour cela sur la coopération des diffuseurs? Serait-il bon que votre municipalité ait ce pouvoir?

5.3       (a) D’après la façon dont les choses se sont passées jusqu’à maintenant, quelle aide votre municipalité s’attend-elle à recevoir du gouvernement provincial dans l’éventualité d’une grande urgence? Combien de temps cette aide met-elle à vous parvenir? À qui les frais incombent-ils?

(b) Dans l’éventualité d’une grande urgence, de combien d’aide votre municipalité aurait-elle besoin de la part du gouvernement provincial? Dans quel délai serait-il raisonnable que cette aide vous parvienne? À qui les frais devraient-ils incomber?

Réponse : Question 3

Notre municipalité n’a pas le pouvoir d’interrompre unilatéralement la diffusion des émissions des chaînes de télévision et de radio locales et nationales pour donner des directives ou faire le point sur la situation d’urgence. D’après notre plan, nous comptons informer le public dans l’éventualité d’une urgence principalement par des annonces à la radio. Nous comptons également sur la collaboration des diffuseurs pour ce faire. Toutefois, il n’en est pas de même dans le cas des émissions de télévision. Je ne connais aucune loi qui confère à une municipalité l’autorité d’interrompre une émission de télévision ou de radio locale pour donner des directives ou faire le point sur la situation d’urgence. Il serait certainement utile qu’une loi oblige les stations locales de télévision et de radio à informer les gens sur les personnes-ressources, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les stations locales de télévision et de radio n’ont pas de personnel après certaines heures et par conséquent, elles devraient transmettre aux gens l’information sur les personnes-ressources.

Réponse : Question 5

D’après notre expérience, la collectivité croit que le gouvernement provincial a pour rôle de soutenir les municipalités, d’utiliser des ressources spécialisées et des spécialistes et s’occuper de l’application et la loi et de l’enquête. Les ressources provinciales qui sont situées dans notre municipalité font partie de notre plan d’urgence et par conséquent, elles sont déployées relativement rapidement puisqu’elles font partie de notre système d’avertissement pyramidal d’urgence. Les ressources que la municipalité n’a pas, mais qui se trouvent ailleurs dans la province, sont déployées dans un délai raisonnable. La province a assumé le coût de ces services par le passé. La municipalité assumerait tout coût supplémentaire lié à l’urgence.

Une question importante à cet égard est de savoir quelles ressources la province peut rendre disponibles durant une situation d’urgence. J’ai posé cette question, mais je n’ai pas reçu de réponse pertinente.   


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