PÉRIODE DES QUESTIONS

14 juin 2022


L’honorable Rose-May Poirier

Merci, monsieur le ministre, d’être ici aujourd’hui.

Monsieur le ministre, les familles des passagers du vol 752 d’Ukraine International Airlines ont été choquées, à juste titre, d’apprendre qu’une partie de soccer soi-disant amicale entre le Canada et l’Iran était initialement prévue un peu plus tôt ce mois-ci. Ces familles continuent de réclamer justice pour leurs proches, et on ne peut pas dire que notre gouvernement les a vraiment soutenues ces deux dernières années et demie. Le 17 mai, un journaliste a demandé au premier ministre pourquoi son gouvernement avait accordé des visas à l’équipe iranienne pour qu’elle vienne au Canada. Il n’a pas répondu à la question, mais il a rejeté le blâme sur Soccer Canada, une organisation qui ne délivre pas de visas. La délivrance de visas relève de la responsabilité d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Monsieur le ministre, pourriez-vous confirmer que votre ministère a traité des demandes de visas et de permis de travail pour l’équipe iranienne de soccer et sa délégation, afin qu’elles puissent entrer sur le territoire canadien? Dans l’affirmative, veuillez nous expliquer pourquoi et nous dire combien de demandes de visas et de permis de travail ont été approuvées.

L’honorable Sean Fraser, c.p., député, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté [ + ]

Votre Honneur, en ce qui concerne la question de l’honorable sénatrice, je crois que les sénateurs comprendront que ne je suis pas en mesure de faire des commentaires au sujet de dossiers précis de demande de visa.

Cela dit, les familles des victimes du vol PS752 ont subi une injustice flagrante. Nous avons mis en place certaines mesures, notamment en matière d’immigration, mais pas seulement, afin de trouver des façons de mieux soutenir ces familles. J’étais d’accord avec le premier ministre : c’était une mauvaise idée d’inviter l’équipe nationale d’Iran à venir jouer une partie au Canada.

Heureusement, le bon sens a prévalu et, au bout du compte, la partie n’a pas eu lieu. Une autre équipe de soccer s’est proposée en remplacement. Cette partie n’a pas eu lieu non plus, mais pas en raison de problèmes d’immigration ou autres. À ce que j’en sais, c’était à cause des négociations contractuelles entre les athlètes et l’organisation qui les représente.

En tout respect, je n’ai déployé aucun effort particulier au sujet de la partie de soccer dont la sénatrice a parlé.

Haut de page