S'il vous plaît activez Javascript
Aller au contenu
La lutte pour l’autonomisation des femmes continue : les sénatrices Bernard, McPhedran et Miville-Dechêne
8 mars 2020
OPINIONS
image Julie Miville-Dechêne
Julie Miville-Dechêne
GSI - (Québec - Inkerman)
image Wanda Elaine Thomas Bernard
Wanda Elaine Thomas Bernard
GSI - (Nouvelle-Écosse - East Preston)
image Marilou McPhedran
Marilou McPhedran
GSI - (Manitoba)

Le thème de la Journée internationale des femmes cette année est #ChacunePourLÉgalité. Ce thème souligne la force qui naît lorsque des personnes ayant des expériences différentes se réunissent pour un objectif plus grand. Lorsque nous travaillons tous ensemble, nous pouvons tout réaliser.

En tant que sénatrices, nous sommes particulièrement privilégiées car nous détenons un certain pouvoir. En tant que femmes, nous nous inspirons de nos propres expériences pour savoir comment nous utilisons ce pouvoir et ce privilège pour atteindre l’objectif d’égalité et représenter les femmes au Parlement. Les décisions prises sans l’apport, le soutien et le leadership des femmes sont insuffisantes; le simple fait d’avoir un siège à la table ne suffit pas. C’est le cœur de notre travail : les femmes de tous horizons doivent participer à la prise de décision aux plus hauts niveaux.

Nous sommes fières de représenter les femmes au Sénat — une institution qui compte 48 femmes sénateurs sur ses 98 membres actuels. En effet, beaucoup d’entre nous jouent des rôles de premier plan; environ la moitié des dirigeants des groupes et des caucus du Sénat sont des femmes.

Nous essayons de représenter et d’autonomiser les femmes à l’extérieur du Canada également. En tant que membres fondatrices de l’Association canadienne des parlementaires féministes, nos activités locales et internationales sont guidées par des valeurs féministes intersectionnelles et des perspectives mondiales.

Malgré les progrès réalisés au cours des dernières décennies, la lutte pour l’égalité se poursuit. Les parlementaires ont la responsabilité de sensibiliser le Sénat et la Chambre des Communes aux questions intersectionnelles concernant les femmes. Les questions relatives aux femmes sont des questions communautaires. Les questions féminines sont des questions parlementaires.

En tant que sénatrices, nous préconisons vivement de faire reconnaître les questions relatives aux femmes sur la Colline du Parlement. Nous devons engager les femmes de manière multilatérale, car nous centrons les expériences et les voix de femmes diverses et transversales dans nos communautés. Nous avons collectivement un rôle à jouer dans la mise en œuvre du thème de cette année pour la Journée internationale des femmes — chacune pour l’égalité — en construisant un héritage avec la prochaine génération de parlementaires, représentant les femmes intersectionnelles qui, nous le savons, font la force de nos communautés. Nous avons besoin d’engagements ciblés pour nous engager collectivement dans des actions concrètes afin de faire mieux alors que nous travaillons à l’égalité des genres.

Cette année marque également le 25e anniversaire de la plate-forme d’action de Pékin, le cadre le plus ambitieux à ce jour en matière de droits des femmes. Afin de poursuivre sa mise en œuvre et de s’appuyer sur ce travail, la campagne des Nations Unies pour la « Génération égalité » exige que des mesures soient prises dans des domaines clés axés sur l’équité, tels que l’équité salariale, le harcèlement sexuel et la violence basée sur le genre, ainsi que la participation égale à la vie politique et à tous les processus décisionnels.

Les stratégies pour atteindre ces objectifs seront discutées à Paris en juillet lors du Forum mondial Génération égalité. Ce forum offrira une opportunité stimulante de s’engager multilatéralement sur des questions qui touchent les femmes du monde entier. Les membres de l’Association canadienne des parlementaires féministes appuieront l’appel de la société civile en faveur de l’inclusion et de la reconnaissance du programme Femmes, paix et sécurité dans ces espaces de plaidoyer. Nous nous réjouissons de poursuivre ces stratégies avec nos homologues mondiaux.

Les progrès sont indéniables, et doivent être célébrés, mais les préjugés inconscients demeurent un obstacle difficile à surmonter particulièrement en ce qui a trait aux violences sexuelles. Il faut que dans l’esprit de tous, les femmes soient perçues comme les égales des hommes. C’est ce profond changement de mentalité qui est le plus difficile.

#ChacunePourLÉgalité signifie que nous devons tous nous efforcer de comprendre les expériences individuelles des femmes afin de pouvoir travailler collectivement à une véritable égalité. En cette Journée internationale des femmes, nous espérons que tous les parlementaires et les Canadiens profiteront de l’occasion pour réfléchir aux actions qu’ils peuvent entreprendre pour soutenir cet objectif.

 

Les sénatrices Wanda Thomas Bernard, Marilou McPhedran et Julie Miville-Dechêne sont membres de l’Association canadienne des parlementaires féministes. Elles représentent respectivement la Nouvelle-Écosse (East Preston), le Manitoba et le Québec (Inkerman) au Sénat.