Julie Miville-Dechêne

Sénatrice Julie Miville-Dechêne

Biographie

Depuis sa nomination au Sénat en juin 2018, la sénatrice Miville-Dechêne a présenté le projet de loi S-211 sur l’esclavage moderne, un projet de loi qui exige plus de transparence des entreprises sur le recours au travail forcé dans leur chaine d’approvisionnement. Elle a été vice-présidente du Comité sénatorial permanent des Transports et des Communications. Elle s’est également exprimée sur plusieurs enjeux de société, tels que la crise du journalisme, la pornographie, la prostitution, la réforme du Sénat et les enjeux éthiques qui s’y rattachent.

Avant d’être nommée au Sénat, Julie Miville-Dechêne a eu une longue carrière dans le secteur du service public où elle s’est démarquée par son talent de communicatrice.

Très jeune, elle a plongé avec passion dans le journalisme, un métier qui lui a fait parcourir le Québec, le Canada et les États-Unis pendant plus de 25 ans à la rencontre des citoyens de toutes les cultures et de tous les milieux. Julie Miville-Dechêne a été correspondante à la télévision de Radio-Canada à Montréal, Toronto, Ottawa et Washington. Elle a couvert notamment les pourparlers constitutionnels canadiens, l’attentat d’Oklahoma City et le débarquement américain en Haïti. 

En 2007, elle est devenue la première femme ombudsman de Radio-Canada, un mandat qui lui a permis de développer une solide expertise en matière d’éthique. Ces décisions, de nature publique, décortiquaient les rouages journalistiques et exposaient les erreurs ou les biais, sans complaisance.

En 2011, Julie Miville-Dechêne a été nommée présidente du Conseil du statut de la femme par le gouvernement du Québec. Pendant cinq ans, elle a modernisé l’institution afin de la rendre pertinente pour les jeunes femmes. Elle lui a également donné une grande visibilité en utilisant son indépendance en prenant la parole publiquement sur les grands enjeux touchant les femmes, notamment la violence sexuelle, et en participant aux recherches-terrain du Conseil. Sous sa gouverne, le Conseil a publié des avis marquants sur la prostitution, les violences liées à « l’honneur » et les mères porteuses. Elle a exprimé de profondes réserves sur le projet gouvernemental de la charte de la laïcité en 2013.

En 2016, elle a fait le saut en diplomatie, occupant successivement les postes de représentante du Québec au sein de la délégation canadienne auprès de l’UNESCO, puis d’émissaire aux droits et libertés de la personne, toujours pour le gouvernement du Québec.

En 2008, elle s’est vu décerner le Prix Reconnaissance UQAM pour sa contribution exceptionnelle au développement de sa sphère d’activité professionnelle ; En 2005, elle recevait le prix Raymond-Charrette pour sa contribution exemplaire à la diffusion d’un français de qualité. En 2002, on lui décernait celui du New York Festivals International Advertising Awards pour son reportage, « Les enfants et le terrorisme ».

Madame Miville-Dechêne est détentrice d’un diplôme de 2e cycle en Prévention et règlement de conflits de l’Université de Sherbrooke, d’une maîtrise en journalisme de l’Université Columbia de New York et d’un baccalauréat en science politique de l’Université du Québec à Montréal.

La sénatrice Miville-Dechêne est membre fondatrice de l’Association canadienne de parlementaires féministes (ACPF) et vice-présidente du Groupe multipartite de lutte contre l’esclavage moderne et la traite des personnes. Elle est également membre de l’exécutif de la Section canadienne de ParlAmericas (CPAM), et membre  du Groupe interparlementaire Canada-États-Unis (CEUS), de l’Association interparlementaire Canada-France (CAFR) et du Groupe canadien de l’Union interparlementaire (UIPU). 

En plus de ses activités sénatoriales, Julie Miville-Dechêne est administratrice bénévole dans deux organisations à but non lucratif (OBNL), Partageons l’espoir et Femmes expertes.