PÉRIODE DES QUESTIONS

24 novembre 2022


Madame la ministre, l’appel à l’action no 11 du rapport de la Commission de vérité et réconciliation demande un soutien financier fédéral adéquat pour les étudiants autochtones qui suivent des études postsecondaires. Or, d’après l’Alliance canadienne des associations étudiantes, seulement 19 % des quelque 25 000 étudiants autochtones admissibles ont reçu un financement du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire chaque année.

Pouvez-vous nous dire ce que votre gouvernement prévoit de faire pour augmenter le financement destiné aux étudiants autochtones? Pouvez-vous également nous dire si vous seriez prêt à élargir les conditions du Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones afin qu’il soit moins strictement lié aux résultats du marché du travail?

L’honorable Patty Hajdu, c.p., députée, ministre des Services aux Autochtones et ministre responsable de l’Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l’Ontario [ + ]

Merci beaucoup.

J’étais fière d’être ministre de l’ancien ministère de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail lorsque nous avons octroyé une hausse historique de 58 % de son financement au Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones et que nous nous sommes engagés à le financer pendant 10 ans. Ainsi, les programmes d’éducation des adultes et de formation postsecondaire pour les compétences et l’emploi destinés aux Autochtones dureront assez longtemps pour aider les gens à atteindre leurs objectifs d’éducation et de formation.

J’aimerais en savoir plus sur les assouplissements dont parle la sénatrice. Je l’invite certainement à en discuter avec la ministre responsable de ce dossier.

En ce qui a trait au manque de soutien pour les études postsecondaires, le gouvernement prend des mesures historiques pour rendre l’éducation postsecondaire plus abordable. Les étudiants des Premières Nations ou autochtones se heurtent encore souvent à des obstacles à l’éducation en raison, bien franchement, de leurs conditions de vie, notamment la pauvreté. Fréquenter un établissement d’enseignement et persévérer dans un programme d’études jusqu’à l’obtention du diplôme est alors bien difficile.

Par conséquent, je partage l’aspiration de la sénatrice pour ce qui est d’accroître l’accessibilité de l’éducation postsecondaire pour les étudiants des Premières Nations. J’estime que tout étudiant ayant la capacité voulue, la lettre d’admission requise et la possibilité de fréquenter un établissement d’enseignement postsecondaire doit pouvoir accéder sans heurt à cette éducation ou cette formation. Non seulement c’est avantageux pour cette personne, mais c’est également avantageux pour la société. Ce l’est certainement pour le Canada. Nous avons besoin de chaque once de talent pour faire face, collectivement, aux énormes difficultés qui nous attendent dans les années à venir.

Je m’emploierai donc à collaborer avec mes collègues, dont la ministre des Finances, pour améliorer la capacité du ministère.

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