déclarations de sénateurs — Hommages

L'honorable Richard Neufeld

11 juin 2019


Son Honneur le Président
[14:04]

Honorables sénateurs, en vertu de l’article 4-3(1) du Règlement, le leader de l’opposition a demandé que la période consacrée aux déclarations des sénateurs soit prolongée aujourd’hui afin que nous puissions rendre hommage à l’honorable Richard Neufeld, qui prendra sa retraite le 6 novembre 2019.

Je rappelle aux sénateurs que, en vertu du Règlement, leur intervention ne peut dépasser trois minutes, à l’exception de celle du sénateur Neufeld, et qu’aucun sénateur ne peut parler plus d’une fois.

L’honorable Larry W. Smith (leader de l’opposition)
[14:05]

Honorables sénateurs, notre honorable collègue et ami Richard Neufeld prendra sa retraite du Sénat le 6 novembre, date à laquelle nous ne siégerons vraisemblablement pas. Je me réjouis que nous ayons aujourd’hui l’occasion de le remercier pour son dévouement au service des Canadiens au cours de la dernière décennie et, bien sûr, pendant près de quatre décennies, notamment lorsqu’il évoluait sur la scène politique municipale puis provinciale, en Colombie-Britannique.

Le sénateur Neufeld a défendu passionnément sa province au Sénat du Canada, et son départ y laissera un grand vide.

Notre collègue nous a déjà raconté l’histoire de sa famille. Alors qu’il était bébé, il a été adopté à l’orphelinat par Peter et Jessie, qui sont devenus ses parents. C’est sa sœur aînée qui l’a choisi, simplement parce qu’il souriait. À cet humble début se sont ajoutés de longs états de service à la population, d’abord au niveau municipal dans la localité de Fort Nelson, dont il est plus tard devenu maire. Il a ensuite été élu à maintes reprises à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique, à titre de représentant de Peace River North.

Dès le début de sa carrière politique, Richard Neufeld a été animé d’une sincère préoccupation pour les Canadiens moyens, comme Jacques et Marie. Les intérêts et les besoins de ces gens ont toujours été sa principale motivation.

Après sa nomination au Sénat du Canada en janvier 2009, sur recommandation du très honorable Stephen Harper, le sénateur Neufeld a grandement contribué aux travaux de la Chambre haute, tant sur le parquet même du Sénat qu’aux comités. Au cours des derniers mois, il a participé aux débats et à l’étude du projet de loi C-48, au sujet duquel il a exprimé des réserves à cause de la nature clivante de cette mesure et de l’incidence négative qu’elle aurait, selon lui, sur la région qu’il considère comme la sienne.

Notre collègue a été un membre estimé de plusieurs comités du Sénat au cours des 10 dernières années, mais j’aimerais souligner tout particulièrement le travail qu’il a réalisé comme président du Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles. La longue expérience que le sénateur Neufeld a acquise en tant que ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières de la Colombie-Britannique l’a beaucoup aidé à guider le comité dans ses travaux. Sous sa présidence, le comité a examiné soigneusement de nombreux projets de loi et a étudié des questions comme les infrastructures souterraines et la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

En novembre 2009, lors de son premier discours au Sénat, le sénateur Neufeld a parlé de conseils que, selon lui, sa mère lui aurait prodigués pour l’aider à assumer ses nouvelles fonctions : « Mon fils, le Canada est un grand et merveilleux pays. Sois bon, compréhensif, sincère et, surtout, fais les bons choix et profite des bonnes occasions qui se présentent. »

Honorables sénateurs, à mon avis, nous pouvons tous convenir que, pendant son séjour au Sénat, le sénateur Neufeld s’est montré plus qu’à la hauteur de ces sages paroles. Lorsqu’il quittera ses fonctions de sénateur plus tard cette année, le caucus conservateur du Sénat regrettera ses sages conseils. Je pense qu’il en sera de même pour tous les autres sénateurs. Nous espérons que le sénateur Neufeld et son épouse Montana profiteront d’une très heureuse retraite, entourés des gens qu’ils aiment, et qu’ils pourront s’adonner à leurs activités préférées. Je suis persuadé que le sénateur Neufeld se consacrera à la passion qui l’anime depuis longtemps, soit collectionner et réparer des voitures et des motocyclettes anciennes.

Au nom de tous les honorables sénateurs, je tiens à offrir mes meilleurs vœux au sénateur Neufeld.

L’honorable Terry M. Mercer (leader suppléant des libéraux au Sénat)
[14:09]

Honorables sénateurs, j’aimerais moi aussi, au nom des libéraux indépendants du Sénat, rendre hommage à notre collègue le sénateur Richard Neufeld, qui prendra sa retraite plus tard cette année.

Le sénateur Neufeld est un politicien aguerri qui a consacré sa vie à servir les Britanno-Colombiens dans un ordre de gouvernement ou un autre. Il sert la cause publique avec dévouement depuis près de 40 ans. Il a d’abord été conseiller municipal à Fort Nelson, en Colombie-Britannique, puis maire de la même localité. Il a ensuite passé près de 20 ans à l’assemblée législative de sa province, les électeurs lui faisant l’honneur de le réélire scrutin après scrutin.

Toujours en Colombie-Britannique, il a été porte-parole de l’opposition et, quand le vent a fini par tourner — ce qu’il finit toujours par faire —, il a été nommé ministre.

Maintenant, écoutez-moi ça et dites-moi si vous avez déjà vu une carrière politique aussi intéressante : élu à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique en 1991 sous la bannière du Crédit social, il est passé au Parti réformiste en mars 1994, puis au Parti libéral en octobre 1997, qu’il finira par quitter en 2009. On peut dire que vous avez fait le tour, Richard.

Il a alors été nommé au Sénat, où il a pu poursuivre son excellent travail au nom des Britanno-Colombiens. Depuis 10 ans, il fait valoir les enjeux qui comptent le plus aux yeux de ses concitoyens. Je suis convaincu que mon collègue et ami le sénateur Day m’en voudrait de ne pas parler du fait que le sénateur Neufeld a longtemps fait partie du Comité des finances nationales. Ils en ont même occupé la présidence et la vice-présidence en même temps. C’est entre autres à eux qu’on doit la disparition de notre humble sou noir. Nous sommes d’ailleurs plus légers depuis ce jour.

Au fil des ans, le sénateur Neufeld a décortiqué les budgets, les projets de loi et les budgets des dépenses avec le même souci du détail que celui avec lequel il répare ses voitures d’époque, car il tenait à bien comprendre les problèmes que les Canadiens doivent surmonter.

Sénateur Neufeld, merci d’avoir aussi bien servi les Britanno-Colombiens et les Canadiens. Vous n’avez pas ménagé vos efforts et vous aviez toujours une main tendue pour vos collègues. Vous allez nous manquer.

Au nom des sénateurs du caucus libéral, je vous souhaite, à vous et à votre merveilleuse femme Montana — que j’ai eu le plaisir de rencontrer à l’occasion d’un voyage que nous avons fait ensemble en Nouvelle-Zélande, il y a de cela de nombreuses années —, une excellente retraite, la santé et le bonheur, toujours.

[14:11]

Honorables collègues, je suis heureux d’offrir mes remerciements et mes félicitations au sénateur Neufeld au nom du Groupe des sénateurs indépendants.

Le sénateur Neufeld a voué sa vie au Canada et à la Colombie-Britannique. Sa carrière politique a commencé en 1978 au conseil municipal de Fort Nelson et a duré quatre décennies. Lorsque je m’entretiens avec des gens du Nord de la Colombie-Britannique, je constate que tous connaissent le sénateur Neufeld et en parlent avec beaucoup de respect et d’admiration.

Il a toujours représenté et appuyé les Britanno-Colombiens, en tenant compte de leurs préoccupations et de leurs besoins, notamment sur le plan des ressources naturelles. Comme on l’a mentionné, il a servi à titre de ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières au sein du gouvernement de la Colombie-Britannique, à une époque où l’industrie des ressources naturelles de la province connaissait une croissance très rapide.

Le sénateur Neufeld a apporté au Sénat un dynamisme particulier et une expertise dans le domaine de l’énergie, des ressources naturelles et de l’environnement. Il a d’ailleurs présidé ce comité pendant des années. J’ai eu l’honneur de travailler avec lui au cours des dernières années sur le rapport sur la décarbonisation de l’économie canadienne et, plus récemment, sur le projet de loi C-69.

J’ai aussi eu la chance de voyager de temps en temps avec lui de Vancouver à Ottawa, occupant parfois le siège voisin du sien à bord de l’avion. Chaque fois, j’ai eu l’occasion d’observer à quel point il travaille avec diligence et étudie ses notes pour ce qu’il doit faire une fois à Ottawa. Pour ma part, j’en profite généralement pour piquer une sieste.

À sa première intervention au Sénat, le 12 février 2009, le sénateur Neufeld a déclaré :

Je suis fier d’être Canadien, je vous le dis. J’ai des convictions politiques, mais je suis aussi capable de travailler avec les gens afin d’essayer d’améliorer la vie des Canadiens, et c’est ce que nous devrions faire au Sénat.

Sénateur Neufeld, c’est ce que vous avez fait dans cette enceinte et nous vous en remercions.

L’honorable Yonah Martin (leader adjointe de l’opposition)
[14:13]

Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à un parlementaire distingué, un collègue et ami qui vient comme moi de la Colombie-Britannique, l’honorable Richard Neufeld.

Le sénateur Neufeld prendra officiellement sa retraite du Sénat du Canada le 6 novembre 2019.

Il a consacré quatre décennies de sa vie au service de la population. Il a été conseiller municipal et maire de Fort Nelson. Pendant ses 18 ans à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique, il a été député de Peace River North, whip de l’opposition et ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières, en plus de gérer divers portefeuilles et des comités du Cabinet provincial.

Voici une citation du sénateur Neufeld qui nous aide à comprendre comment il a su servir les bonnes gens qu’il représentait avec intégrité et avec un engagement inébranlable :

En tant que législateur, je crois fermement aux réalisations nécessaires plutôt que populaires. Je n’ai pas fait le saut en politique pour me faire aimer. Je me suis plutôt toujours efforcé d’offrir le meilleur leadership possible et de défendre les intérêts et les droits de Jacques et Marie, qui reflètent la majorité des Canadiens.

Richard et moi avons commencé au Sénat le 26 janvier 2009, à titre de sénateurs représentant la Colombie-Britannique. Nous sommes devenus voisins de banquette peu après. Je savais déjà, à l’époque, que Richard avait été un politicien et un ministre très respecté, mais je ne pouvais pas imaginer les expériences que nous allions vivre ensemble en tant que sénateurs et les liens d’amitié que nous allions tisser, au Sénat comme à l’extérieur.

Comme j’ai été voisine de pupitre et membre du même caucus que le sénateur Neufeld pendant plus d’une décennie, j’ai pu découvrir ce à quoi il attache le plus d’importance. Richard Neufeld est avant tout un mari, un père, un grand-père et un arrière-grand-père dévoué. Aujourd’hui est une journée d’autant plus mémorable que votre épouse et meilleure amie, Montana Currie, qui est à vos côtés depuis tant d’années, est présente parmi nous. Je profite également de l’occasion pour exprimer notre gratitude à vos formidables enfants Chantel, Nathan, Ryan et Kathryn, et à vos petits-enfants et arrière-petits-enfants Faye, Bryson, Rylan, Jessy, Javion, Connor, Tristan, Grady et Darby. Chaque fois que vous parlez de votre famille, particulièrement de votre petite-fille de trois ans, vous débordez de fierté et d’amour. Je remercie tous les membres de votre famille de vous avoir permis de servir la population pendant des décennies.

Cher collègue, je vous remercie de votre sagesse, de votre leadership et, surtout, de votre amitié. Je me réjouis à la perspective de commencer de nouvelles aventures à moto avec vous et Montana sur votre toute nouvelle Indian, alors que je serai derrière mon époux, Doug, sur notre Harley. Vous nous manquerez beaucoup et nous vous considérerons toujours comme un membre respecté et apprécié de la famille conservatrice et de la communauté du Sénat.

L’honorable David Tkachuk
[14:16]

Honorables sénateurs, je prends la parole pour rendre hommage à mon ami et collègue Richard Neufeld. Vous savez qu’il est sénateur, mais il œuvre en politique canadienne depuis 40 ans, et il a de quoi en être fier. Le Sénat aura grandement profité de cette longue expérience de la politique et de l’arène législative pendant son séjour parmi nous.

Il a été élu pour la première fois en tant que député provincial de Peace River North en 1991. Il a été réélu trois fois et, pendant 10 ans, de 1991 à 2001, il a été whip de l’opposition et porte-parole pour plusieurs portefeuilles : transports, agriculture, affaires autochtones, énergies, mines et environnement, terres et parcs.

Lorsqu’il siégeait au sein du gouvernement, de 2001 à 2009, il a été ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières. Au cours de son mandat de ministre, il a été responsable de la mise en œuvre de deux plans énergétiques pour la Colombie-Britannique, en 2002 et en 2006. Ces plans étaient novateurs et progressistes et ils mettaient de l’avant la conservation et l’efficacité énergétiques.

Dans le cadre des discussions que nous avons aujourd’hui, il convient de rappeler un communiqué de septembre 2007 de la conférence des ministres de l’Énergie tenue à Whistler, en Colombie-Britannique, que Richard coprésidait avec Gary Lunn, ministre fédéral de l’Énergie de l’époque. J’avais été frappé par l’esprit de collaboration entre le ministre fédéral et le ministre provincial quant à la place à accorder à l’environnement.

Dans ce communiqué, Richard affirmait :

Le gouvernement fédéral comme les gouvernements provinciaux prennent très au sérieux les enjeux énergétiques. Ce n’est qu’à l’occasion de rencontres de collaboration comme celle-ci que nous pouvons mettre en commun nos pratiques exemplaires et travailler conjointement à trouver des solutions.

Il a continué à faire preuve de sagesse lorsqu’il a été nommé au Sénat en janvier 2009. À titre de président du Comité de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles, il a supervisé plusieurs études extrêmement importantes. Je pense notamment au rapport Énergiser les territoires du Canada, qui portait sur le développement des énergies renouvelables et non renouvelables ainsi que sur les technologies émergentes dans les trois territoires du Nord du Canada.

Sur une note personnelle, il a fallu beaucoup de temps avant qu’un lien d’amitié se forme entre Richard et moi. Nous nous croisions et discutions de temps à autre, sans plus. Puis, la vie, comme à son habitude, a pris des tournures étranges. Pour moi, ce fut un cancer; pour lui, c’était son cœur. Devant ces difficultés, nous nous sommes consolés mutuellement et nous avons appris à beaucoup mieux nous connaître. Nous avons lutté tous les deux contre certains problèmes dans notre passé et nous sommes parvenus à les surmonter.

J’aime Richard Neufeld. C’est mon ami. Je m’ennuierai de tous ces bons repas en sa compagnie, mais je suis heureux que Montana puisse passer plus de temps avec lui. Vous savez quoi? Je quitterai mes fonctions au même moment. Nous allons nous ennuyer l’un de l’autre, mais ce ne sera pas en cette enceinte.

Peu importe, Richard, je vous souhaite la meilleure des chances.

Vous savez, il fait partie de l’histoire du Canada. Depuis ses humbles débuts, il s’est taillé une place dans l’histoire. Il est devenu un député, choisi par ses pairs dans sa ville, par sa province. Il a ensuite été nommé sénateur ici, à Ottawa.

Merci beaucoup, Richard, des services que vous avez rendus à la population du Canada.

L’honorable Donald Neil Plett
[14:20]

Je tiens d’abord à remercier mon collègue d’en face, le sénateur Gold, de m’avoir cédé son temps de parole pour que je puisse rendre hommage à notre ami.

Comme on l’a déjà dit, Richard a été nommé au Sénat en janvier 2009. J’ai été nommé six mois plus tard. Nous sommes donc arrivés pendant la même période, et il est devenu pour moi non seulement un ami, mais un mentor.

Je dois lui présenter publiquement des excuses. Je l’ai fait en privé à maintes reprises, mais il ne veut pas me pardonner, alors je vais le faire publiquement. Le sénateur Woo et la sénatrice Martin ont parlé de leurs voyages avec Richard. Je n’ai pas beaucoup voyagé avec lui, car je viens de Winnipeg, et lui, de Vancouver. Cependant, un jour, nous avons pris le même avion. Richard devait passer par Winnipeg. Naturellement, comme cela arrive très souvent, l’avion d’Air Canada a atterri à Winnipeg avec quelques heures de retard, aux alentours de minuit. Richard a évidemment manqué son vol pour Vancouver. Je n’ai pas été aussi accueillant que j’aurais pu l’être à Winnipeg. Je savais que mon collègue allait devoir passer la nuit à Winnipeg, mais je lui ai simplement souhaité un bon week-end, puis je suis parti avec ma valise.

Richard n’a jamais cessé de me le rappeler. Je tiens à lui présenter publiquement mes excuses pour ne pas avoir fait preuve d’une plus grande hospitalité. Lors d’un prochain voyage, Richard, j’espère que vous passerez par Winnipeg et que je pourrai me racheter.

Le sénateur Tkachuk a mentionné rapidement les problèmes de santé de Richard. Il faut toutefois dire que, malgré ces problèmes, il s’est employé avec ardeur à être aussi assidu que possible, parfois même au péril de sa santé. Montana et Richard, je vous remercie. À titre de whip, je l’ai énormément apprécié.

Je vous offre mes meilleurs vœux, Richard. Je vous souhaite, à votre âge, la sécurité pendant vos déplacements en motocyclette. Il faut dire que la vôtre a le grand avantage d’avoir trois roues plutôt que deux. Nous espérons que vous serez en sécurité pendant vos déplacements, car nous souhaitons vous côtoyer encore longtemps.

Je vous remercie de votre amitié et de l’aide que vous m’avez apportée. Merci aussi de ce que vous avez fait pour la cause conservatrice. Que Dieu vous bénisse, et meilleurs vœux à vous et à votre famille.

L’honorable Grant Mitchell
[14:22]

Honorables sénateurs, le sénateur Neufeld possède de nombreuses qualités qui rachètent ses défauts. Nous en avons entendu plusieurs cet après-midi. La plupart d’entre nous ne connaissent peut-être pas la plus importante de ces qualités : c’est le fait que, même s’il défend souvent et ardemment tout ce qui touche la Colombie-Britannique, il est originaire de l’Alberta, ayant grandi dans une ferme située dans le sud de cette province. Évidemment, cela témoigne de son humilité et de son discernement, sauf qu’il a bel et bien quitté l’Alberta.

Tout au long de sa vie en Colombie-Britannique, le sénateur Neufeld s’est consacré au service public. Il a été élu maire de Fort Nelson en 1981, poste qu’il a occupé pendant cinq ans. Il a siégé à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique pendant 18 ans, dont les huit derniers en tant que ministre de l’Énergie. Le fait d’avoir passé huit ans dans un poste aussi exigeant et stressant et d’être parti selon ses propres conditions témoigne clairement de sa détermination, de son dévouement et, surtout, peut-être, de sa compétence.

En 2009, il a été nommé au Sénat, faisant ainsi passer la durée de sa carrière au service du public à un total de 33 ans.

Le fait que le sénateur Neufeld ait pu poursuivre une carrière politique pendant aussi longtemps en dit long aussi sur le soutien que lui a prodigué son épouse Montana. Il parle souvent avec affection et fierté de Montana, ce qui montre à quel point il l’aime et apprécie la place qu’elle occupe dans sa vie et sa carrière. Je tiens à remercier Montana d’avoir soutenu le sénateur Neufeld, afin qu’il puisse faire tout ce qu’il fait pour la Colombie-Britannique et le Canada pendant si longtemps.

Le sénateur Mitchell
[14:24]

C’est peut-être dans son rôle de président du Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles, alors que j’étais moi-même vice-président de ce comité, que le sénateur Neufeld m’a laissé la plus forte impression. Cette époque a été une des meilleures de mon expérience au Sénat. Il savait faire preuve de l’objectivité qui caractérise un excellent président. Il était toujours juste. Il a toujours veillé à ce que la liste des témoins soit équilibrée, peu importe le sujet étudié ou son opinion personnelle sur la question.

Il remettait rarement en question les témoins que je recommandais. Lorsqu’il le faisait, c’était avec bonne foi et discernement. Il n’avait pas peur de l’autre côté de la question et il ne m’en voulait jamais d’être presque toujours de ce côté-là. Il respectait grandement le comité directeur. Il a été un leader et un collègue exceptionnel.

Le sénateur Neufeld a également toujours fait preuve d’un grand respect envers le personnel du Sénat qui appuyait le comité, que ce soit les greffiers, les recherchistes de la Bibliothèque du Parlement, les adjoints ou tous les autres membres du personnel de soutien.

De temps à autre au Sénat, nous sommes témoins de moments exceptionnels et souvent inoubliables. Il y a quelques mois, nous avons vécu l’un de ces moments lorsque le sénateur Neufeld a pris la parole à propos du fait qu’il avait été adopté. De façon très émouvante, il a parlé de la grande chance qu’il avait eue et il a remercié ses parents de lui avoir offert cette vie. Il a aussi exprimé son amour profond pour eux. Si nous avions eu la chance de les connaître, je ne doute pas qu’ils se seraient empressés d’exprimer leur reconnaissance pour ce qu’il a apporté à leur vie et tout leur amour pour lui. Je sais qu’ils étaient très fiers de son parcours de vie et des contributions qu’il a faites.

Je suis triste de le voir partir. Je m’ennuierai de son amitié, de ses conseils et des rires que nous partagions souvent. Je lui suis très reconnaissant, comme le sont tous les sénateurs et les Canadiens, des contributions qu’il a apportées à sa province, à sa communauté et au pays. Merci.

L’honorable Pat Duncan
[14:26]

Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui en tant que recrue du Sénat, mais aussi en tant que voisine du sénateur Neufeld. Si vous regardez sur Wikipedia ou sur Google Maps, vous constaterez que Fort St. John n’est qu’à 16 heures de route de Whitehorse. Les habitants du Nord et le sénateur Neufeld vous diront que tout dépend du type de véhicule que vous conduisez. Nous ne conduisons pas le même type de véhicule, sénateur Neufeld, mais j’ai hâte de vous voir parcourir le Yukon sur votre nouvelle motocyclette.

Nous avons par contre la même volonté de servir notre région respective, notre gouvernement provincial ou territorial, ainsi que le Sénat.

Honorables sénateurs, je tiens à remercier le sénateur Neufeld des services qu’il a rendus aux Britanno-Colombiens et à l’ensemble des Canadiens. Je veux aussi le remercier du chaleureux accueil qu’il m’a réservé et de son esprit de collégialité. L’amour de la famille que le sénateur Neufeld et moi partageons eu égard aux sacrifices consentis par nos proches pour notre carrière politique a été démontré lorsqu’il a eu la générosité, fidèle à l’hospitalité et à l’attitude déterminée des gens du Nord, d’aller porter un petit présent à ma fille, à Fort St. John. Cette gentillesse, ce désir de bon voisinage et cet amour du Nord ne sont que quelques-unes des qualités que j’ai appris à admirer chez vous, sénateur Neufeld, malgré le peu de temps que nous avons passé à travailler ensemble. Je m’ennuierai vraiment de notre perception commune de la réalité dans le Nord-Ouest du Canada.

Je vous remercie et je remercie votre famille des services que vous avez rendus à l’ensemble du Canada.

L’honorable Percy Mockler
[14:28]

Honorables sénateurs, il n’est jamais facile de dire au revoir à l’un des nôtres.

En près de 35 ans de service à la population, j’ai appris que les gens ne se soucient pas de savoir qui nous sommes tant qu’ils ne savent pas ce qui nous tient à cœur. Richard Neufeld, les gens savent ce que vous avez à cœur. Humbles débuts.

Parler de Richard Neufeld en trois minutes seulement, ce n’est pas une mince tâche, mais je vais faire de mon mieux avec mes 180 secondes.

Qui est le sénateur Richard Neufeld? D’abord, Richard, j’aimerais vous dire que vos parents adoptifs, Peter et Jessie Neufeld, ont choisi un bébé remarquable en 1944. Qui aurait bien pu penser que vous deviendriez un parlementaire réputé et envié qui, en 2019, termine une carrière politique extraordinaire au Sénat du Canada?

Les Britanno-Colombiens et les Canadiens de tous les horizons vous respectent parce qu’ils vous font confiance. Ils admirent votre sens poussé de la justice, de la transparence et de la responsabilisation. On dit que vous étiez la personne à qui on s’adresse en Colombie-Britannique.

Richard, lorsque vous conduisiez un camion sur la route de l’Alaska pour faire des livraisons dans le Nord canadien, je suis absolument convaincu que personne ne se doutait que vous alliez devenir le parlementaire que vous êtes aujourd’hui au Sénat du Canada.

De 1991 à 2008, Richard a été député à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique. De 2001 à 2009, il a été ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières. Par ailleurs, de 1978 à 1986, il a fait partie du conseil municipal de Fort Nelson et a été maire de la ville pendant cinq ans. Richard, vos réalisations sont remarquables.

Le grand Wayne Gretzky a dit : « Je vais où la rondelle se trouvera, non où elle se trouvait. » Eh bien, Richard Neufeld, personne ne pourra nier que vous êtes toujours allé là où les Jacques et les Marie cherchaient de l’aide et des conseils. Vous étiez la personne-ressource tout indiquée.

Sénateur Neufeld, Winston Churchill a dit ceci :

[...] il est préférable d’avoir raison tout en étant conséquent, mais, s’il faut choisir entre les deux, mieux vaut avoir raison.

À mon avis, vous avez choisi d’avoir raison.

Honorables sénateurs, un grand parlementaire a dit ceci :

En tant que législateur, je crois fermement aux réalisations nécessaires plutôt que populaires. Je n’ai pas fait le saut en politique pour me faire aimer. Je me suis plutôt toujours efforcé d’offrir le meilleur leadership possible et de défendre les intérêts et les droits de Jacques et Marie, qui reflètent la majorité des Canadiens.

Honorables sénateurs, c’est le sénateur Richard Neufeld qui a fait l’excellente déclaration que je viens de citer. Richard, comme dirait la chanson de Johnny Cash, vous êtes allé partout, mon ami.

Que Dieu vous bénisse, ainsi que votre famille, pendant de nombreuses années.