Communiqué

Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles

La réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des bâtiments au Canada est nécessaire pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris

16 novembre 2018


La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant du secteur des bâtiments au Canada est nécessaire à la réduction de l’empreinte carbone du Canada. Pour ce faire, on peut utiliser moins d’énergie pour le chauffage, utiliser l’énergie de façon plus efficace et, dans la mesure du possible, passer au chauffage électrique. Non seulement ces changements protégeront-ils le climat, mais ils pourraient aussi aider les Canadiens à économiser de l’argent à long terme et à améliorer leur confort dans les espaces où ils vivent et travaillent.

Les bâtiments résidentiels, commerciaux et industriels sont responsables de 17 % des émissions de GES du Canada, si l’on tient compte des émissions associées à l’électricité utilisée dans les bâtiments. L’utilisation de combustibles fossiles pour le chauffage de locaux représente la plus grande part de ces émissions. Les mesures stratégiques définies par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pourraient réduire les émissions en 2030 de près de 20 % par rapport aux niveaux de 2015.

Le Comité sénatorial de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles a publié un rapport intitulé Réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’environnement bâti au Canada, qui évalue les répercussions du passage à une économie faible en carbone sur le milieu bâti du pays.

Nos maisons et nos bâtiments influencent profondément notre mode de vie; ils reflètent qui nous sommes, individuellement et collectivement, et représentent non seulement l’héritage de notre passé, mais aussi l’héritage que nous laisserons. Les choix que nous faisons aujourd’hui en matière de matériaux de construction et d’options de chauffage pour les bâtiments dureront des générations. Il est donc important de comprendre comment nos bâtiments contribuent au changement climatique mondial et comment le changement climatique se répercute sur ceux-ci.

Le rapport souligne les nombreux avantages et défis que présente la réduction des émissions de GES dans le secteur des bâtiments au Canada. Parmi les avantages, mentionnons la réduction des coûts de chauffage résidentiel et de l’impact sur le changement climatique mondial. Les défis comprennent le coût élevé des rénovations pour passer à l’énergie verte et la disponibilité limitée de sources d’énergie à faibles émissions pour chauffer les maisons dans les communautés éloignées et nordiques.

Il est utile de tenir compte des mesures d’efficacité énergétique et de réduction des émissions dans la construction de nouveaux bâtiments, puisque, dès le début, il est possible de concevoir ces derniers de manière à ce qu’ils soient plus performants. Dans le cas des maisons et des bâtiments existants, les investissements dans l’efficacité énergétique peuvent généralement se rentabiliser par la réduction des coûts énergétiques. Cependant, les réaménagements en profondeur qui entraînent des réductions d’émissions d’au moins 40 % coûtent encore très cher. C’est pourquoi il faut innover pour faire baisser les coûts des technologies d’amélioration énergétique.

Les politiques fédérales qui visent à réduire les émissions du secteur de la construction peuvent influer sur l’abordabilité des maisons et des immeubles. Les investissements qui améliorent à long terme le rendement énergétique et réduisent les émissions des bâtiments existants peuvent parfois avoir un coût initial élevé. Ainsi, le code national de mise à niveau proposé pourrait imposer un fardeau disproportionné aux populations vulnérables et aux personnes qui vivent dans les communautés et les régions nordiques et éloignées qui n’ont pas accès à des sources d’énergie à faibles émissions.

Le présent rapport est le dernier d’une série de cinq rapports provisoires sur l’étude de la transition du Canada vers une économie faible en carbone. Un rapport final sera publié plus tard cette année. Il résumera les conclusions des cinq rapports et comprendra des recommandations au gouvernement fédéral.

Faits saillants

  • Le secteur des bâtiments au Canada compte 14,1 millions de ménages et 482 000 bâtiments commerciaux ou institutionnels.
  • Les Canadiens passent 90 % de leur temps à l’intérieur, ce qui fait des immeubles un élément toujours présent et essentiel de la vie moderne.
  • En 2015, le secteur des bâtiments au Canada — qui inclut les bâtiments dont les émissions sont liées à l’électricité — a émis près de 111 millions de mégatonnes d’équivalent CO₂, soit 17 % des émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du pays.

Citations

« Le Canada doit relever le défi d’atténuer l’impact des changements climatiques causés par l’homme. Il s’agit d’une question qui dépasse nos frontières. Il est de notre responsabilité de poursuivre la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans ce pays. C’est un objectif louable et nous sommes convaincus qu’en faisant aujourd’hui des choix stratégiques et calculés quant à l’empreinte carbone dans le secteur des bâtiments, nous laisserons aux générations futures un héritage durable et à faible teneur en carbone. »

– Sénatrice Rosa Galvez, présidente du comité

« Le Canada doit élaborer une politique qui appuie la transition abordable vers des maisons et des immeubles écologiques. Nous savons que la technologie existe pour apporter les changements nécessaires à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais nous savons aussi que de nombreux propriétaires et entreprises canadiens n’ont pas les moyens d’apporter les changements nécessaires. Toute politique qui concerne les codes du bâtiment ou la mise à niveau des bâtiments existants doit trouver un équilibre entre le besoin urgent de réduire les émissions et l’accessibilité financière. »

– Sénateur Michael L. MacDonald, vice-président du comité

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