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AEFA - Comité permanent

Affaires étrangères et commerce international

 

Conclusion

L’immensité du territoire géographique couvert par le Commonwealth et la diversité de ses membres lui donnent la possibilité d’être un instrument de consensus par rapport aux grands enjeux internationaux. Parce qu’il réunit 54 États-membres dont la composition ethnique, religieuse, culturelle et socio-économique est très diverse, le Commonwealth a l’extraordinaire potentiel de pouvoir exprimer les préoccupations communes à tous les peuples de la terre.

Bien que le Commonwealth soit en mesure de prendre la parole sur des enjeux mondiaux de toutes sortes, sa crédibilité repose sur sa capacité de défendre et d’appliquer les valeurs et les aspirations qu’il revendique comme siennes. Dans le communiqué publié à l’issue de la RCGC de Perth, les chefs de gouvernement ont affirmé que le Commonwealth et ses États-membres devaient faire plus d’effort pour défendre les valeurs communes et les principes de leur association, et ont recommandé des moyens d’optimiser la mission et le mandat du Commonwealth. 

Le projet de charte du Commonwealth s’inscrit dans un objectif plus vaste de revitalisation de l’association afin qu’elle reste pertinente dans un monde en rapide évolution. Que le Commonwealth ne puisse plaire à tout le monde ni répondre aux attentes de chacun, voilà qui figurait déjà dans le communiqué de Perth et dans le rapport du Groupe des personnalités éminentes. Mais tout au long de son histoire et de l’évolution de ses membres, le Commonwealth a acquis des forces et des avantages comparatifs qui pourraient être mieux mis en valeur dans le texte éventuel d’une charte. 

Le comité pense que la charte proposée pourrait être un document inspirant qui prendrait une valeur morale dans les pays du Commonwealth. Toutefois, pour atteindre son effet maximal, la charte du Commonwealth devrait être plus courte et devrait miser sur les avantages comparatifs, les valeurs et les principes qui sont au cœur de son mandat. En formulant clairement ses valeurs et ses aspirations fondamentales, la charte aura le potentiel de devenir pour le Commonwealth un outil important de promotion de la démocratie, de la saine gouvernance, des droits humains et de la primauté du droit.

La ronde de consultations sur la question de la charte est l’occasion pour les populations du Commonwealth de se donner un document qui leur appartiendra vraiment. Mais pour que la charte suscite l’adhésion de tous les peuples du Commonwealth, il importe que les consultations ne soient pas perçues comme une tentative pour un groupe de pays d’imposer ses valeurs aux autres. La participation égale de tous les pays, grands et petits, industrialisés et en voie de développement, est essentielle à la démarche de rédaction d’une charte qui sache témoigner des valeurs et des aspirations de tous les peuples du Commonwealth.

La création d’une charte offre à tous les peuples du Commonwealth l’occasion de se rallier derrière un document qui non seulement explique en quoi consiste le Commonwealth, mais montre aussi la direction dans laquelle il veut aller désormais.  Le comité espère que la démarche de consultation sur la question de la charte aura contribué à la revitalisation du Commonwealth.  En cette année du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, la création d’une charte du Commonwealth prendrait une signification toute particulière. Le Commonwealth vit un moment clé de son histoire : à lui d’en saisir toutes les possibilités.
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