Déclarations de sénateurs
Le travail social en Nouvelle-Ecosse
7 décembre 2016
L’honorable Sénatrice Wanda Thomas Bernard :
Honorables sénateurs, je souhaite attirer votre attention sur la commémoration, le vendredi 9 décembre 2016, de deux importants jalons historiques en Nouvelle-Écosse : le 50e anniversaire de la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse et le 75e anniversaire de la fondation de l'École de travail social de l'Université Dalhousie.
La Déclaration universelle des droits de la personne a été signée par les membres des Nations Unies en 1948, et le Canada fait partie des pays signataires. En Nouvelle-Écosse, les changements ont commencé à être apportés relativement aux droits des femmes et à la ségrégation raciale, et c'est à partir de ce moment que les mouvements pour les droits civils et les droits de femmes ont pris leur essor là-bas.
En 1962, un comité spécial a été établi pour examiner la question des droits des communautés raciales, notamment les Mi'kmaq et les Néo-Écossais d'origine africaine. Les travaux de ce comité ont conduit à l'adoption de la première version de la Loi sur les droits de la personne, en 1963.
Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a établi la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse en 1967 et lui a confié explicitement le rôle de lutter contre la discrimination pour des motifs raciaux, religieux ou ethniques. Depuis 1981, les Néo-Écossais soulignent la Journée internationale des droits de l'homme le 10 décembre de chaque année, avec la participation de partenaires de divers secteurs, y compris ceux de l'éducation et des affaires.
Cette année, l'École de travail social de l'Université Dalhousie organise une conférence spéciale pour souligner ses 75 années à œuvrer indéfectiblement en faveur de la justice sociale ainsi que le 50e anniversaire de la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse.
Depuis ses débuts, la législation protégeant les droits de la personne a évolué. On y a notamment ajouté des motifs de distinction interdits. Toutefois, même après 50 années d'existence, la commission doit encore transmettre à des enquêteurs un certain nombre de dossiers où il semble y avoir eu violation des droits de la personne. La plupart des gens qui portent plainte le font parce qu'ils espèrent que la situation ayant donné lieu à leur plainte changera. Malheureusement, ces plaintes ont rarement pour effet de sensibiliser le public ou d'entraîner des changements systémiques.
Cette conférence, intitulée « 50 ans de promotion des droits de la personne en Nouvelle-Écosse : Réfléchir au passé et se tourner vers une société plus juste », réunira des sommités en matière de promotion des droits de la personne, des étudiants, des militants et des gens du public. Les participants proposeront une évaluation critique des leçons retenues et de l'efficacité des mesures prises en Nouvelle-Écosse pour contrer et changer les comportements discriminatoires longtemps enracinés. La conférence réunira des universitaires et de simples citoyens afin de sensibiliser davantage le grand public aux questions liées aux droits de la personne.
Je félicite les 100 étudiants de cycle supérieur qui suivent mon cours sur le travail social contre l'oppression dans les collectivités diversifiées de leurs efforts et de leur détermination à faire part de leurs découvertes au public afin que nous puissions tous nous tourner vers une société plus juste.