Une preoccupation croissante

Communiqué

Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts

Le coût croissant des terres agricoles nuit aux agriculteurs, selon un comité sénatorial

19 mars 2018


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Vancouver, le 19 mars 2018 – La hausse du prix des terres agricoles menace la viabilité de la ferme familiale, l’avenir du secteur agricole au Canada et un mode de vie traditionnel pour des milliers de familles canadiennes, selon un rapport du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts.

En 2015, par exemple, le prix moyen d’une acre de terre arable au Canada a augmenté de 10 % par rapport à l’année antérieure. Cette tendance exerce une forte pression sur le secteur agricole : les agriculteurs établis sont tentés de vendre leurs terres à des promoteurs, et les jeunes agriculteurs, dont le dossier de crédit est mince, ne disposent pas des capitaux nécessaires pour s’acheter une terre.

Les simples réalités économiques, soit l’offre et la demande, font grimper le prix des terres agricoles. De bonnes terres arables sont converties en zones résidentielles et commerciales. La population croissante du Canada a besoin de logements, et les agriculteurs vendent leurs terres pour financer leur retraite.

Le rapport du comité, intitulé Une préoccupation croissante : Comment garder les terres agricoles dans les mains des agriculteurs canadiens propose cinq recommandations développées pour aider les agriculteurs à tirer leur subsistance de la terre, et inclue des propositions de réforme fiscale et des modifications de l’aménagement du territoire.

Si le gouvernement augmentait le montant d’argent que les agriculteurs établis pouvaient recevoir de la vente de leurs biens sans avoir à payer d’impôt sur les gains en capital, ceci pourrait faciliter l’acquisition de terres par de nouveaux agriculteurs, indique le rapport.

De plus, parce que le coût croissant des terres agricoles est attribuable en grande partie aux politiques d’aménagement du territoire, le comité exhorte le gouvernement fédéral et les provinces à financer la recherche sur la protection des terres agricoles et à améliorer les outils de suivi des transactions foncières.

En bref

  • La superficie agricole du Canada représente environ 65 millions d’hectares — soit près de 7 % de la superficie totale du pays.
  • Le prix moyen d'une acre de terres agricoles a augmenté de 10% en 2015, et l'Alberta, le Manitoba et le Québec ont connu une augmentation à deux chiffres. La valeur des terres est la plus élevée en Ontario à 10 000 $ par acre, et la plus faible en Saskatchewan à 1 200 $ par acre.
  • Les données d’Agriculture et Agroalimentaire Canada indiquent que l’endettement agricole au Canada est passé de 78 milliards de dollars en 2013 à 84,4 milliards de dollars en 2014. Selon Financement agricole Canada, la valeur associée aux terres agricoles représente 67 % de l’actif agricole total, et des agriculteurs ont questionné leur capacité à rembourser leur emprunt hypothécaire advenant une augmentation des taux d’intérêt.

 

Citations

« Les conditions économiques conspirent contre les agriculteurs, qui connaissent déjà trop d’adversité. Le gouvernement doit intervenir pour contrer les forces du marché qui défavorisent les agriculteurs canadiens et rendent plus difficile l’achat des terres dont ils ont besoin pour prospérer. »

– La sénatrice Diane F. Griffin, présidente du comité

« Les agriculteurs canadiens qui travaillent fort font face au nouveau défi que pose le coût élevé des terres agricoles. Si le gouvernement n’intervient pas pour les soulager, le Canada risque d’assister à un déclin catastrophique dans un secteur vital de l’économie et la perte d’un mode de vie traditionnel de milliers de familles agricoles. »

– Le sénateur Ghislain Maltais, vice-président du comité

Liens connexes

 

Pour plus de renseignements :
Sonia Noreau
Agente, Relations publiques
Direction des communications
Sénat du Canada
613-614-1180 | sonia.noreau@sen.parl.gc.ca


Le sénateur Robert Black, la sénatrice Diane F. Griffin (présidente du comité), le sénateur Ghislain Maltais (vice-président du comité) et la sénatrice Raymonde Gagné discutent du rapport du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts lors d’une annonce officielle tenue à Vancouver lundi le 19 mars 2018.

Le sénateur Robert Black, la sénatrice Diane F. Griffin (présidente du comité), le sénateur Ghislain Maltais (vice-président du comité) et la sénatrice Raymonde Gagné discutent du rapport du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts lors d’une annonce officielle tenue à Vancouver lundi le 19 mars 2018.