Le nouveau départ « modéré » de l’Argentine ouvre la porte aux investissements canadiens

Communiqué

Le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international

Le nouveau départ « modéré » de l’Argentine ouvre la porte aux investissements canadiens

1 juin 2017


Ottawa – L’arrivée au pouvoir d’un gouvernement modéré et pragmatique en Argentine offre au Canada l’occasion de soutenir les efforts de ce pays qui vit une période prometteuse mais fragile de son histoire, selon le rapport d’un comité sénatorial publié aujourd’hui.

Le Comité sénatorial des affaires étrangères et du commerce international a étudié la situation de l’Argentine afin de cerner la mesure dans laquelle le Canada devrait accroître son engagement. Le comité voit dans l’élection du président Mauricio Macri de belles occasions : le Canada pourra jouer un rôle de chef de file dans le but de rétablir les liens entre l’Argentine et le monde. De plus, les entreprises canadiennes pourront faire des affaires avec la deuxième plus importante économie en Amérique du Sud et les relations entre le Canada et l’Argentine pourraient ainsi prendre un nouvel élan.

Après des mois d’étude, y compris une mission d’étude en Argentine, le comité formule sept recommandations dans son rapport intitulé Les relations entre le Canada et l’Argentine à l’aube d’une nouvelle ère. Les recommandations décrivent les façons dont le Canada peut appuyer les importantes réformes qui s’amorcent, tout en mettant en valeur les intérêts commerciaux du Canada.

Lors des élections de 2015, l’Argentine a vécu l’un des virages politiques les plus marquants de son histoire. Mauricio Macri, du parti PRO (Proposition républicaine), est le premier candidat d’un parti politique non traditionnel élu à la présidence. Sa victoire a mis fin aux 12 ans de règne du parti au pouvoir.

Pour manifester rapidement son appui au gouvernement Macri et montrer qu’il peut être un partenaire utile, le Canada peut aussi aider la deuxième plus importante économie en Amérique du Sud à prendre ses distances par rapport à ce que plusieurs décrivent comme le régime politique « insoutenable » et populiste qui a marqué l’Argentine pendant des décennies et qui a semé la discorde.

Les membres du comité sont d’avis que par son programme, le président Macri devrait améliorer la stabilité et la prospérité du pays et stimuler d’autres forces dynamiques positives dans la région.

Cependant, le gouvernement Macri a encore des défis à relever. L’agitation sociale fait depuis longtemps partie de l’histoire de l’Argentine. Le gouvernement doit trouver un équilibre entre, d’une part, la nécessité politique de conserver son élan en adoptant des mesures rapides et, d’autre part, la mise en œuvre de réformes à long terme qui pourraient exiger de la patience de la part des Argentins et des partenaires internationaux du pays.

Dans son rapport intitulé Les relations entre le Canada et l’Argentine à l’aube d’une nouvelle ère, le Comité sénatorial des affaires étrangères recommande au gouvernement du Canada de prendre les mesures suivantes :

  • Offrir son aide à l’Argentine alors qu’elle examine les options pour redéfinir son cadre fédéral‑provincial et qu’elle explore de nouvelles formules de péréquation.
  • Créer des partenariats avec l’Argentine pour y accroître l’investissement et partager des technologies, en particulier pour exploiter les possibilités du secteur minier, gazier et pétrolier.
  • Appuyer des projets conjoints qui encouragent les entreprises à faire preuve de responsabilité sociale.

Le nouveau gouvernement argentin mérite notre appui. Guidé par un optimisme prudent et grâce à un programme de politiques mis à jour, le Canada peut jouer un rôle très utile en offrant un soutien aux réformes naissantes en Argentine. Le comité croit que celles-ci renforceront la prospérité et la stabilité du pays et qu’elles engendreront des possibilités d’investissement pour les Canadiens.

Faits en bref

  • La valeur des échanges bilatéraux entre le Canada et l’Argentine s’est établie à près de 1,9 milliard de dollars en 2016.
  • Depuis l’élection de son premier président en 1916, l’Argentine a vécu sept coups d’État militaires et de fréquents épisodes d’agitation sociale violente.
  • Nestor Kirchner et sa femme Cristina Fernández de Kirchner ont dirigé l’Argentine pendant un et deux mandats, respectivement, entre 2003 et 2015. À la fin de 2015, leurs politiques avaient engendré un taux d’inflation à deux chiffres et mené à la stagnation de l’économie, à la fuite des capitaux et à l’asservissement de l’appareil judiciaire.

Citations

« L’évolution du climat politique en Argentine mérite toute notre attention. Des réformes encourageantes sont en cours et le Canada est en bonne place pour appuyer les efforts du gouvernement Macri, qui souhaite rétablir la stabilité du pays. Les retombées pourraient se révéler inestimables. »

- Sénatrice Raynell Andreychuk, présidente du comité

 

« Il est trop tôt pour dire si l’approche pragmatique du gouvernement Macri prendra racine. Toutefois, le rejet des politiques protectionnistes des gouvernements précédents devrait favoriser le développement économique de l’Argentine, tout en créant des débouchés pour les entreprises canadiennes. »

- Sénateur Percy Downe, vice-président du comité

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Renseignements :

Sonia Noreau
Coordonnatrice, Relations avec les médias
Sénat du Canada
613-614-1180
sonia.noreau@sen.parl.gc.ca

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