Projet de loi sur le Mois du patrimoine arabe
Deuxième lecture--Ajournement du débat
11 juin 2025
Propose que le projet de loi S-227, Loi instituant le Mois du patrimoine arabe, soit lu pour la deuxième fois.
— Honorables sénateurs, c’est avec une immense fierté que je prends la parole au sujet du projet de loi S-227, Loi instituant le Mois du patrimoine arabe, un projet de loi d’intérêt public du Sénat visant à désigner le mois d’avril comme « Mois du patrimoine arabe ».
Je poursuis donc le processus entamé au moyen du projet de loi C-232 lors de la législature précédente, projet de loi qui a été présenté par l’honorable David McGuinty à la Chambre des communes et adopté à l’unanimité à l’autre endroit le 8 mars 2023.
Le projet de loi a été renvoyé au Sénat; il était parrainé par l’honorable sénateur Gold. La première lecture a eu lieu le 9 mars 2023. Il a ensuite fait l’objet d’un débat à l’étape de la deuxième lecture le 22 mars et le 13 juin 2023, puis le 9 mai 2024.
Il a été renvoyé au Comité permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie, qui en a fait rapport au Sénat dans les deux langues officielles sans amendement le 24 octobre 2024.
Le débat à l’étape de la troisième lecture a commencé le 7 novembre et il s’est poursuivi le 26 novembre 2024, date à laquelle le débat a été ajourné. Il l’est resté jusqu’à ce que le Sénat parte pour la pause des Fêtes. Le projet de loi est ensuite mort au Feuilleton au moment de la prorogation du Parlement, qui a été suivie par la dissolution du Parlement plus tôt cette année.
Le projet de loi reconnaît la contribution des Canadiens d’origine arabe à notre grand pays.
Je remercie l’honorable David McGuinty, député d’Ottawa-Sud, parrain initial du projet de loi, ainsi que tous les députés qui ont appuyé son adoption à la Chambre des communes.
Je remercie également le sénateur Marc Gold, l’ancienne sénatrice Jane Cordy et le sénateur Marty Klyne, qui ont tour à tour parrainé le projet de loi.
Je tiens aussi à remercier chaleureusement la sénatrice Salma Ataullahjan, qui a été la porte-parole du projet de loi, ainsi que la sénatrice Wanda Bernard, l’ancienne sénatrice Ratna Omidvar et le sénateur Yuen Pau Woo, qui ont tous participé de manière réfléchie au processus.
Merci à vous tous d’avoir mené le projet de loi C-232 près de la ligne d’arrivée lors de la législature précédente. Nous étions si près du but.
S’il est adopté, le projet de loi à l’étude, qui porte désormais le numéro S-227, constituera une avancée historique pour trois raisons. Premièrement, il reconnaît des contributions qui ont façonné et enrichi le tissu social canadien. Deuxièmement, il nous aligne sur un mouvement mondial de reconnaissance des contributions arabes. Troisièmement, il contribue à approfondir la compréhension des Canadiens quant à la valeur que les Canadiens d’origine arabe apportent à notre identité commune.
Cependant, il faut d’abord savoir de qui nous parlons lorsque nous parlons des Arabes et des Canadiens d’origine arabe.
Honorables sénateurs, du point de vue des traditions historiques et religieuses, les Arabes sont un peuple sémite. Ils sont les descendants du patriarche Abraham par l’entremise de son premier fils, Ismaël. Par conséquent, les Arabes ont des liens linguistiques, ancestraux et historiques avec d’autres groupes sémitiques du Moyen-Orient et de l’Afrique, y compris, bien sûr, des peuples anciens comme les Akkadiens, les Assyriens, les Phéniciens, les Hébreux et les Araméens, entre autres, ainsi que des peuples qui parlent des langues modernes, notamment les locuteurs de l’arabe, de l’hébreu, de l’amharique et du tigrigna.
Selon moi, l’inclusion des Arabes dans la famille sémitique n’est pas qu’une question de sémantique; elle souligne notre humanité commune. Cela nous rappelle que les habitants du Moyen-Orient sont en quelque sorte, voire littéralement, des cousins.
Je sais que le terme « sémitique » pour désigner les Arabes ne fait peut-être plus tellement partie de l’usage dans certaines sociétés occidentales contemporaines, mais je pense qu’il peut aider à combattre les stéréotypes nuisibles et à mettre en valeur notre patrimoine humain commun.
Le mot « arabe » est un terme extrêmement vaste qui comprend toute personne qui vit dans le monde arabe ou qui en est originaire, dont la langue maternelle est l’arabe et qui a un profond sentiment d’appartenance à la culture, au patrimoine et à l’histoire arabes.
Chers collègues, le monde arabe représente une vaste zone géographique qui s’étend du golfe Persique aux côtes de l’océan Atlantique, en passant par l’Afrique du Nord, et qui englobe 22 États arabes. Il s’agit d’une région diversifiée sur le plan de la géographie physique, du climat et des ressources naturelles, mais dont les habitants partagent des traditions culturelles ainsi que la langue arabe.
Avec une population de plus de 450 millions d’habitants, le monde arabe est également diversifié sur le plan religieux. Contrairement à ce que nombre de Canadiens peuvent penser, tous les Arabes ne sont pas musulmans, et tous les musulmans ne sont pas arabes. Par exemple, la population du monde musulman s’élève à près de 2 milliards de personnes, et seulement moins de 20 % d’entre elles sont des Arabes musulmans. Ici, au Canada, il y a environ 2 millions de Canadiens musulmans, dont seulement un demi-million d’Arabes.
Aujourd’hui, le Canada abrite une communauté arabo-canadienne dynamique et diversifiée d’environ 1,1 million de personnes, dont le demi-million que j’ai mentionné, qui s’identifient comme arabo‑musulmans et qui suivent plusieurs écoles de pensée.
La majorité restante s’identifient comme des chrétiens arabes de diverses confessions, des juifs arabes, des adeptes d’anciennes religions qui ont précédé le monothéisme, ou d’autres personnes qui ne s’identifient à aucune religion.
En d’autres termes, chers collègues, les Canadiens d’origine arabe sont très diversifiés sur le plan religieux, ethnique et géographique, et ils peuvent être différents les uns des autres à bien des égards.
Les Canadiens d’origine arabe sont cependant tous fiers de la civilisation arabe et de ses contributions historiques au monde, en particulier aux sociétés occidentales, grâce à la découverte et à l’enrichissement de la grande civilisation grecque qui l’a précédée.
Pour une brève illustration, je vous renvoie aux propos de Rom Landau, dans son livre de 1972 intitulé The Arab Heritage of Western Civilization : « [...] alors que l’Europe ignorait l’héritage grec [pendant l’âge des ténèbres], les Arabes l’ont découvert. » Les Arabes ont traduit et développé l’érudition grecque et l’ont transmise à l’Europe pendant la Renaissance.
Rom Landau souligne ce qui suit :
[...] les Arabes ont fait bien plus que de simples traductions. Ils ont également commenté et expliqué les textes grecs, et ont progressivement érigé [...] un édifice intellectuel qui leur était propre.
Plus important encore, honorables sénateurs, ce que les Canadiens d’origine arabe ont en commun, c’est un désir profond d’avoir une influence déterminante et positive sur notre pays, par leurs contributions aux affaires, aux arts, à la médecine, à la technologie, à l’éducation, aux sports et à d’autres aspects de la société canadienne, y compris la politique.
Cela me ramène au projet de loi et à la raison principale pour laquelle il est si important : il reconnaît les contributions des Canadiens d’origine arabe qui ont amélioré notre tissu social.
Honorables sénateurs, les Canadiens d’origine arabe constituent un élément essentiel de l’histoire du Canada depuis plus de 140 ans. Les immigrants syriens, principalement originaires de l’actuel Liban, ont été le premier groupe arabe à venir au Canada. Les premiers à s’installer, selon les registres, l’ont fait au début des années 1880. Ces immigrants étaient de confession chrétienne et islamique. S’ils n’étaient pas très instruits, ils avaient l’esprit d’entreprise. Après une courte période de colportage dans les campagnes et de travail dans les usines, nombre d’entre eux ont créé de petites entreprises de vente au détail. En fait, dans la première moitié du XXe siècle, il n’y avait guère de ville en Nouvelle-Écosse où un Arabe syrien ou libanais ne tenait pas un magasin de vêtements ou de meubles ou une épicerie.
Le premier immigrant arabe enregistré au Canada était Ibrahim Abou Nader — de nombreux collègues et de nombreux députés ont parlé de lui —, un chrétien maronite syrien originaire de l’actuel Liban, qui est arrivé à Montréal en 1882. Il est arrivé à une époque où l’immigration en provenance de l’Empire ottoman était rare, et il a été un pionnier. Après avoir été initialement colporteur, allant de village en village avec un sac sur le dos, M. Abou Nader s’est rapidement fait connaître pour son intégrité, son ardeur à l’ouvrage et son esprit d’entreprise. Après un temps, il a créé une entreprise d’importation prospère et a contribué à jeter les bases de ce qui allait devenir une communauté canado-arabe de plus en plus nombreuse à Montréal et au-delà.
Mentionnons également, parmi les premiers immigrants arabes, Bedouin Ferran, également connu sous le nom de Peter Baker, baker étant la traduction anglaise du mot arabe ferran. Il est arrivé en 1910 et s’est lentement dirigé vers les Territoires du Nord-Ouest, où il a fait la traite de fourrures, a écrit des livres et est finalement devenu l’un des premiers musulmans arabes à être élu au Canada, représentant une circonscription majoritairement autochtone dans les Territoires du Nord-Ouest.
Il y a aussi King Ganam, né en 1914 à Swift Current, en Saskatchewan, de parents syriens. Ganam est devenu l’un des violoneux et compositeurs les plus célèbres de son époque. Il a été l’un des premiers à être intronisé au Temple de la renommée de la musique country canadienne en 1989.
Honorables sénateurs, depuis ces premiers jours jusqu’à aujourd’hui, les Canadiens d’origine arabe se distinguent dans de nombreux domaines et disciplines.
Dans le domaine des affaires, l’histoire de Salim Rassy, plus tard connu sous le nom de Rossy, est remarquable. Salim était un immigrant syro-libanais qui, en 1910, a fondé un petit magasin général sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, au Québec. Ce petit « magasin tout à un dollar » a été le précurseur de la célèbre chaîne de magasins Dollarama, et son héritage se perpétue aujourd’hui dans l’une des plus grandes entreprises de vente au détail du Canada.
En art et en musique, nous connaissons probablement tous les chansons de Paul Anka, des chansons comme My Way, Put Your Head on My Shoulder, Diana ou Puppy Love, mais nous ne savons peut-être pas que ce talentueux auteur-compositeur-interprète est d’origine syrienne. Ne vous inquiétez pas; je ne chanterai aucune de ces chansons.
En politique, nos collègues de l’Île-du-Prince-Édouard, les sénateurs Robinson, Downe, Francis et MacAdam, se souviendront du regretté Joe Ghiz, qui a été le premier premier ministre d’origine non européenne de l’Île-du-Prince-Édouard et qui incarnait le leadership et le dévouement au service public.
Certains d’entre vous, chers collègues, ont peut-être travaillé avec le regretté sénateur Pierre De Bané. Né à Haïfa, en Palestine, il a été le premier Palestinien et la première personne d’origine moyen-orientale à être élu à la Chambre des communes du Canada, dans la circonscription de Matane, au Québec. En 1978, le premier ministre de l’époque, Pierre Trudeau, a nommé M. De Bané au Cabinet à titre de ministre des Approvisionnements et Services, puis il a été nommé sénateur en 1984. J’ai connu le sénateur De Bané. Il est décédé en 2019. C’était un sénateur éminent, efficace et respectueux.
Les Canadiens d’origine arabe sont également des bâtisseurs de communautés. Il faut ici rendre hommage à Hilwie Hamdon, d’origine libanaise, qui a été le fer de lance de la création de la première mosquée du Canada à Edmonton, en Alberta, un lieu emblématique de la coopération interconfessionnelle et du renforcement communautaire.
C’est grâce à ces pionniers que les générations futures de Canadiens d’origine arabe ont pu s’établir au Canada et commencer à contribuer à tous les aspects de notre vie nationale.
Joignez-vous à moi, chers collègues, pour découvrir les histoires des premiers immigrants arabes au Canada et leurs contributions, et tournez-vous vers les premières recherches de Baha Abu-Laban, publiées sous le titre An Olive Branch on the Family Tree: The Arabs in Canada, qui donne un aperçu de ce qu’ont pu vivre ces jeunes Arabes aventureux qui sont venus avec seulement leur intelligence et leur persévérance pour ensuite devenir d’importants contributeurs à la société canadienne.
Le Mois du patrimoine arabe nous donnera l’occasion de célébrer leurs contributions et celles de nombreux autres Canadiens d’origine arabe à notre pays — des Canadiens d’origine arabe comme Mohamed Lachemi, ingénieur distingué et recteur de l’Université métropolitaine de Toronto, qui a réalisé des progrès décisifs dans le domaine de la construction durable. Son histoire, allant d’un village éloigné en Algérie jusqu’à son rôle de chef de file dans le domaine de l’éducation canadienne, met en lumière la contribution des Canadiens d’origine arabe au progrès et à l’innovation.
Il y a des Canadiens d’origine arabe comme Hoda ElMaraghy, professeure canadienne d’origine égyptienne de Windsor, en Ontario, qui, en 1994, a été la première femme à occuper le poste de doyenne de la faculté d’ingénierie d’une université canadienne. J’ajouterais qu’elle est également la première Canadienne à avoir obtenu un doctorat en génie mécanique.
Il y a des Canadiens d’origine arabe comme Mamdouh Shoukri, ancien président et vice-chancelier de l’Université York.
Il y a des entrepreneurs, des promoteurs et des philanthropes canadiens d’origine arabe de l’Ouest canadien c’est-à-dire du Manitoba, de l’Alberta, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique, comme Joe Houssian, Mohammed Faris, Nabih Faris et leurs familles.
Au cours du Mois du patrimoine arabe, d’autres personnalités canadiennes d’origine arabe qui ont accompli des réalisations incroyables seront célébrées, comme Hussain Ali Assaf, Habeeb Salloum, Hanny Hassan, Rola Dagher, Jad Shimaly, Bessma Momani, Nazem Kadri, l’acteur canadien d’origine égyptienne Mena Massoud, le chanteur canadien d’origine somalienne K’naan et bien d’autres encore.
Chers collègues, ce ne sont là que quelques exemples de la contribution des Canadiens d’origine arabe à l’ensemble du Canada.
Reconnaître ces contributions est la première raison pour laquelle le projet de loi est si important. La deuxième raison, c’est qu’en désignant officiellement le mois d’avril comme Mois du patrimoine arabe, le Canada se joint à un nombre croissant de pays de premier plan, dont les États-Unis, qui ont pris le même engagement il y a plusieurs années. En se joignant à d’autres leaders mondiaux qui ont favorisé la diversité et l’inclusion, le Canada continue de consolider son leadership sur la scène internationale en tant que pays progressiste et bienveillant. En célébrant le Mois du patrimoine arabe, nous envoyons un message fort : le Canada valorisera et respectera toujours tous ses citoyens et leur patrimoine.
Ici, nous ne punissons pas la différence, nous l’acceptons, car nous savons que c’est en apprenant à se connaître, en communiquant et en s’accueillant les uns les autres dans nos foyers que l’on transforme des étrangers en voisins, des voisins en amis et des amis en membres de sa famille, comme il se doit, car le Canada et le monde entier changent très rapidement.
Cela m’amène à la troisième raison pour laquelle le projet de loi est si important : il approfondit notre compréhension commune des contributions que les Canadiens d’origine arabe ont déjà apportées et continueront d’apporter.
Honorables sénateurs, j’ai mentionné leurs contributions passées, mais je crois que les contributions futures des Canadiens d’origine arabe ne seront pas moins importantes. Après tout, les Canadiens d’origine arabe forment l’un des groupes les plus jeunes et l’un des groupes dont la croissance est la plus rapide au pays. Plus de la moitié de la communauté arabe a moins de 35 ans, 42 % a moins de 24 ans et pas moins de 26 % a moins de 15 ans. Les jeunes Canadiens d’origine arabe apportent une énorme contribution à notre économie, à notre culture et à notre innovation, car ils façonnent ce que signifie être à la fois arabe et Canadien. C’est pourquoi je crois que leur énergie et leur créativité seront essentielles à l’avenir du Canada.
Le Mois du patrimoine arabe nous donne également l’occasion de réfléchir aux défis et aux possibilités qui existent à l’échelle mondiale. Il nous permet de tisser des liens entre le Canada et le monde arabe dans son ensemble, une région qui partage avec le Canada non seulement des intérêts, mais aussi des liens historiques, économiques et culturels.
En reconnaissant les réalisations des Canadiens d’origine arabe, nous pouvons renforcer ces liens et favoriser le respect et la compréhension mutuels dans les affaires mondiales. J’espère et je crois que cette relation mènera également à une augmentation des échanges commerciaux, des investissements et des partenariats dans un monde en constante évolution.
En faisant connaître les réalisations des Canadiens d’origine arabe, nous réaffirmons tous notre engagement à bâtir un avenir encore plus inclusif, juste et égalitaire.
Je tiens également à ajouter que je suis un Canadien d’origine arabe né en Syrie, ce dont je suis fier, et que ce moment revêt une importance particulière pour moi. Pendant des décennies, les richesses culturelles et historiques des Arabes ont souvent été sous-estimées ou incomprises. Savoir que le patrimoine arabe sera officiellement célébré de cette manière est à la fois émouvant pour moi et inspirant pour la collectivité.
Les célébrations aideront les Canadiens d’origine arabe à se sentir intégrés dans le tissu social du pays et à déployer leur immense potentiel pour contribuer encore davantage à l’édification du Canada de demain.
Chers collègues, compte tenu des événements récents survenus dans mon pays natal, cette marque de reconnaissance me touche particulièrement. Les Syriens ont résisté à un régime oppressif et subi les foudres de visées géopolitiques conflictuelles et leur courage nourrit l’espoir d’un avenir meilleur. La résilience des Syriens fait écho à l’ardeur des Canadiens d’origine arabe qui ont surmonté des défis pour s’épanouir au Canada et y apporter une contribution significative.
Instaurer le Mois du patrimoine arabe au Canada renforce ma conviction que ma patrie d’adoption et mon pays natal, la Syrie, peuvent tous deux aspirer à un avenir où l’on célèbre la liberté, la dignité et notre humanité commune.
J’espère aussi que le Mois du patrimoine arabe contribuera à mieux faire comprendre les nouveaux défis auxquels est confrontée la communauté arabe ici, chez nous. Je souhaite aussi qu’il permette d’accroître la sensibilisation à l’égard des souffrances persistantes des populations en Irak, au Liban, en Palestine, en Libye, au Soudan et au Yémen ainsi qu’à leur espoir d’un monde empreint de justice, de liberté, de dignité et de prospérité où elles peuvent vivre en paix et en harmonie avec leurs voisins.
En conclusion, chers collègues, le Mois du patrimoine arabe est bien plus qu’une simple célébration. Il rend hommage aux valeurs qui définissent le Canada : l’inclusion, la diversité, l’équité et l’unité.
Chers collègues sénateurs, saisissons cette occasion d’honorer la contribution des Canadiens d’origine arabe et de réaffirmer notre engagement à bâtir une société où toutes les cultures sont reconnues et où nous avons tous la possibilité de nous épanouir.
Honorables collègues, je vous exhorte respectueusement à appuyer ce projet de loi, non seulement en signe de reconnaissance, mais également pour marquer une étape concrète vers l’édification d’un Canada plus inclusif et plus uni. En votant en faveur du projet de loi S-227, Loi instituant le Mois du patrimoine arabe, nous reconnaissons véritablement que les Canadiens d’origine arabe sont une branche d’olivier dans l’arbre généalogique du Canada. Unissons-nous pour faire du Mois du patrimoine arabe un événement permanent du calendrier national.
Merci. Meegwetch.Shukran.