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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère du Patrimoine canadien

Les médias communautaires

25 septembre 2025


Merci d’être ici cet après-midi.

J’ai eu le privilège d’occuper le poste de mairesse de Moncton pendant neuf ans. Je peux vous dire que notre ville incarne bon nombre des qualités qui définissent le Canada : le bilinguisme, la diversité culturelle, la résilience et un sens profond de la communauté.

Nous savons que le journalisme local est le fondement d’une démocratie saine et un élément essentiel de l’identité culturelle canadienne. Pourtant, partout au pays, et en particulier dans les villes de taille moyenne comme Moncton, nous assistons à un déclin marqué du journalisme local et des médias communautaires, qui sont essentiels pour refléter et préserver notre identité. Cette érosion des médias locaux signifie que nos concitoyens disposent de moins de sources fiables pour s’informer sur eux-mêmes, leurs institutions et leurs voisins, ce qui laisse un vide que les médias nationaux ou les réseaux sociaux ne peuvent combler.

Compte tenu de l’urgence de cette question, quelle est la stratégie de votre ministère pour assurer la viabilité à long terme des médias locaux et communautaires?

L’honorable Steven Guilbeault, c.p., député, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles [ + ]

Je vous remercie de votre question.

Vous savez peut-être que nous avons mis en place une initiative pour le journalisme local; le ministère l’a proposée il y a environ cinq ou six ans. Je crois que nous l’avons présentée lors de mon premier mandat, lorsque j’étais ministre du Patrimoine. Nous avons proposé plusieurs mesures différentes. L’accord avec Google, qui prévoit l’octroi de 100 millions de dollars aux médias de tout le pays, est un autre exemple de l’action du gouvernement. Quelques gouvernements dans le monde ont mis en place une mesure législative obligeant les géants du Web à investir dans l’information, alors qu’ils en tirent un grand profit.

La troisième chose que je pourrais mentionner, c’est que, pendant la dernière campagne électorale, nous nous sommes engagés à investir au moins 150 millions de dollars dans CBC/Radio-Canada au cours de la première année de notre mandat et à porter le financement du radiodiffuseur public à un niveau comparable à la moyenne des pays du G7. À l’heure actuelle, nous nous classons avant-derniers, juste devant les États-Unis, en ce qui concerne les dollars investis par personne.

L’une des exigences liées à ces fonds supplémentaires pour le radiodiffuseur public est qu’il investisse davantage dans les actualités locales à l’échelle du pays.

Merci de votre réponse. Malheureusement, nous ne le voyons pas sur le terrain. Les jeunes Canadiens du Nouveau-Brunswick, voire de partout au pays, s’informent et s’intéressent à la culture presque exclusivement en ligne, alors qu’une grande partie de ce contenu provient de plateformes mondiales.

Comment votre ministère veille-t-il à ce que les points de vue des régions, y compris les perspectives acadiennes et francophones, restent visibles et accessibles dans l’espace numérique plutôt que d’être noyés sous les contenus extérieurs?

M. Guilbeault [ + ]

Madame la sénatrice, veuillez m’excuser, mais j’ai la réponse en français ici.

Vous dites que vous ne les voyez pas. Il y a un crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique pour mieux servir les communautés, le Fonds du Canada pour les périodiques. Je parlais de l’initiative pour le journalisme local. C’est certain qu’avec l’équipe de Patrimoine canadien et le premier ministre, on essaie de voir s’il y aurait d’autres choses qu’on pourrait faire. La pression que nos médias, notamment locaux, subissent n’est pas un phénomène uniquement canadien. On le voit partout sur la planète. Il y a de plus en plus de gens qui vont chercher leurs nouvelles sur les plateformes. Et, seulement sur les grands modèles de langage...

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