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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le Mois de la Francophonie

10 mars 2026


Honorables sénateurs, le Mois de la Francophonie est pour moi l’occasion de célébrer la langue française et de reconnaître la résilience de celles et ceux qui, jour après jour, la portent dans leur cœur partout au Canada, dans les communautés minoritaires francophones aussi bien qu’au Québec.

Même dans un pays officiellement bilingue comme le Canada, vivre en français n’est jamais acquis. Cela signifie notamment de faire des choix quotidiens, défendre une école, réclamer des services, créer des espaces culturels en français et transmettre à nos enfants une langue et une identité. C’est aussi leur donner un sentiment d’appartenance à cette famille unie par cette belle langue qu’est le français.

Je m’exprime aujourd’hui avec une émotion particulière en tant qu’Acadien. Notre histoire est marquée par la déportation, mais aussi par la langue française, qui a survécu grâce à la résilience de nos braves ancêtres qui ont refusé de disparaître.

En Nouvelle-Écosse, la région de Clare, au long de la Baie Sainte-Marie, est, pour moi, un exemple éloquent de cette résilience. Qui n’a pas connu ou entendu parler du groupe Grand Dérangement ou de Blou? Si vous ne connaissez pas le P’tit Belliveau, allez le voir.

La région de Clare, comme plusieurs autres régions acadiennes de ma province, notamment l’Isle Madame, Argyle, Pomquet, Tor Bay et Chéticamp, continue de vivre en français malgré les nombreux défis qui l’assaillent.

J’en profite pour souligner une fête importante qui se tiendra chez moi cette semaine : la Mi-Carême. Pendant une semaine, les habitants portent un masque, se déguisent en costumes colorés et vont d’une maison à l’autre pour chanter, danser et taquiner les hôtes qui tentent de les reconnaître.

Célébrer le Mois de la Francophonie, c’est reconnaître que la dualité linguistique est une richesse essentielle de notre pays. Ce mois-ci, on peut y voir des spectacles, des films et du théâtre en français, aussi bien en Ontario que dans l’Ouest, au Québec ou en Acadie.

En tant que sénateurs et sénatrices, nous avons aussi, à mon sens, une responsabilité de veiller à ce que les droits linguistiques soient respectés et renforcés, particulièrement là où le français demeure vulnérable.

En terminant, notez que, dans le cadre des célébrations du Mois de la Francophonie, des représentants de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada présenteront une exposition dans le hall de l’édifice du Sénat les 24 et 25 mars prochains. Je vous invite à venir les rencontrer et en apprendre davantage sur la réalité des francophones du Canada.

Merci. Meegwetch.

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