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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La campagne Moose Hide

12 mai 2022


Chers collègues, je remercie la nation anishinabe de m’accueillir sur son territoire.

Aujourd’hui, en l’honneur de la journée de la campagne Moose Hide, les beaux petits carrés que vous portez vous ont été distribués. Vous êtes beaux et belles, merci.

Il est aussi important de rappeler que cette campagne vise à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles. Pour les collègues qui participent à distance, ne vous inquiétez pas, on en a pour vous aussi.

Je veux aussi remercier tous les organisateurs de cette campagne qui nous ont donné ces épinglettes et toute l’information sur leur site Internet.

Cette belle histoire commence en 2011, quand Raven Lacerte et son papa, Paul, créent l’idée d’une campagne lorsqu’ils chassent sur leur territoire ancestral. Suivant la récolte d’un orignal, ils décident de tanner la peau et de la couper en petits carrés afin d’inspirer le changement. La campagne Moose Hide venait de naître : un mouvement populaire de mobilisation d’hommes et de garçons autochtones s’engageant à mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones.

Aujourd’hui, c’est un mouvement pour tout le monde, hommes et femmes à travers le Canada, pour mettre fin à la violence envers les femmes, les filles et leur famille.

Malheureusement, la COVID-19 a exacerbé les situations de violence familiale au cours de l’année 2020, notamment en raison du stress financier et des limitations dans les déplacements et les contacts sociaux. Selon des enquêtes du gouvernement fédéral, en mars et en avril 2020 et 2021, le taux de violence fondée sur le sexe et de violence familiale aurait augmenté de 20 à 30 % dans certaines régions du pays. Ces chiffres soulignent à quel point il est important de dénoncer la violence faite aux femmes et aux enfants.

Je profite de la campagne pour inviter aussi les écoles, les enseignants et toutes les personnes à consulter le site Internet de la campagne Moose Hide, parce qu’il contient beaucoup d’informations et il regorge d’une multitude d’idées et de matériel pour participer au mouvement.

Faisons partie du mouvement, entrons dans la danse ou, comme on le dit dans ma langue innue, le makusham, pour contribuer à mettre fin à la violence, pour créer des espaces et des milieux sécurisants et sûrs et, bien sûr, pour favoriser la réconciliation.

Cette campagne permet à ceux et celles qui y participent de répondre à plusieurs appels, dont l’appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation et de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. C’est également une occasion de dénoncer la tragique réalité des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées au Canada. Avec ceci, on répond aux appels à la justice 1.8 et 1.9 lancés par l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Ensemble, on peut faire beaucoup de choses. On a le pouvoir de changer les choses et de faire de grandes choses.

Je vous dis tshinashkumitnau de porter votre épinglette.

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