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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La Journée internationale des droits de l'homme

10 décembre 2020


L’honorable Wanda Elaine Thomas Bernard

Honorables sénateurs, aujourd’hui, en cette Journée internationale des droits de l’homme, je souhaite parler d’un organisme qui défend les droits des Néo-Écossais d’origine africaine.

L’African Nova Scotian Decade for People of African Descent Coalition, ou DPAD, se consacre aux injustices historiques commises à l’égard des Canadiens noirs de Nouvelle-Écosse, aux actualités touchant le racisme institutionnel et systémique, ainsi qu’à la mise en place de bases pour les générations futures.

Cet organisme a pour mission de renforcer la santé et la solidité des communautés et d’établir des relations entre les Néo-Écossais d’origine africaine et tous les ordres de gouvernement. Le DPAD réclame des mesures sur des enjeux pressants, dont la brutalité policière, le profilage racial, les données désagrégées et la représentation équitable des Néo-Écossais d’origine africaine au gouvernement.

Les Canadiens noirs ont vécu une année difficile. Outre une crise mondiale qui a mis en danger notre santé et notre gagne-pain, nous avons dû endurer le traumatisme racial du meurtre de nombreux Noirs aux mains de la police, ainsi que les conséquences de l’injustice. Nous avons été forcés de subir une double pandémie : le racisme et la COVID-19.

Le DPAD a constitué une force stabilisatrice tout au long de cette période de chagrin. Cette année, le thème de la Journée internationale des droits de l’homme est Reconstruire en mieux — Défendons les droits de l’homme.

Le DPAD défend les droits des Néo-Écossais d’origine africaine tandis que nous reconstruisons en mieux.

Je tiens à féliciter le personnel de l’organisme, Vanessa Fells et Bernadette Hamilton-Reid, les membres du comité exécutif et toutes les organisations membres qui s’efforcent collectivement de susciter le changement. Ensemble, ils encouragent et coordonnent le changement dans chacune des 50 communautés néo-écossaises d’origine africaine et ils nous représentent à l’échelon fédéral.

J’ai hâte de voir cet organisme croître au cours des prochaines années tandis qu’il fera reconnaître que les Néo-Écossais d’origine africaine font partie intégrante du passé, du présent et de l’avenir de la Nouvelle-Écosse.

Honorables collègues, j’aimerais que vous vous joigniez à moi pour souligner l’exceptionnel travail en matière de droits de la personne qu’effectue l’African Nova Scotian Decade for People of African Descent Coalition.

L’honorable Thanh Hai Ngo [ - ]

Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui, en cette Journée internationale des droits de la personne, pour rendre un hommage particulier à tous ceux qui continuent d’être privés de leurs droits humains « universels, inaliénables et indivisibles ». La Déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée le 10 décembre, il y a 72 ans.

Comble de l’ironie, aujourd’hui marque aussi le deuxième anniversaire de la détention arbitraire et illégale des deux Michael. Je tiens à souligner, toutefois, qu’il s’agit d’une pratique de longue date du Parti communiste chinois, à laquelle il s’adonnait bien avant qu’il enlève effrontément les deux Michael. Qui plus est, 123 autres Canadiens croupissent dans des prisons chinoises, et il s’agit là seulement des cas portés à la connaissance d’Affaires mondiales. Ne les oublions pas, eux non plus. Malgré notre réputation internationale flatteuse en tant que défenseurs des droits de la personne, il nous reste encore beaucoup à faire, ici comme ailleurs.

Malgré notre brillante réputation internationale à titre de pays défenseur des droits de la personne, il reste encore beaucoup à faire, tant à l’échelle nationale que mondiale.

Nous sommes un pays du G7 qui détient 20 % de toute l’eau potable sur la planète. Pourtant, nos Premières Nations n’y ont toujours pas accès. Il s’agit là d’une tragédie nationale, c’est le moins que l’on puisse dire, surtout au cœur d’une crise sanitaire mondiale sans précédent. C’est un échec colossal, honteux et inacceptable.

Au-delà de nos frontières, nous devons être critiques à l’égard de nos partenaires commerciaux, en particulier ceux dont le bilan en matière de droits de la personne est effroyable.

Nous devons continuer de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les opprimés. Après avoir évité de justesse un autre génocide, les innocents et les personnes déplacées de l’Artsakh ont maintenant désespérément besoin d’aide humanitaire.

Continuons de défendre les victimes de la tyrannie et du communisme : les Hong-Kongais, les Ouïghours, les Tibétains, les adeptes du Falun Gong et toute autre minorité religieuse persécutée en raison de ses croyances.

Les paroles ne suffisent plus. Il est temps pour le gouvernement d’agir enfin. Merci.

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