Aller au contenu

PÉRIODE DES QUESTIONS — La Société canadienne d'hypothèques et de logement

Le logement abordable

14 décembre 2023


Ma question s’adresse au représentant du gouvernement au Sénat.

On a vu le ministre Champagne et la ministre Freeland témoigner devant nous hier; ils ont amené quelques éléments de solution, dont certains que j’appellerais des solutions « Band-Aid » à des problèmes criants, soit la création de logements.

Les informations que j’ai obtenues de la part des promoteurs immobiliers indiquent que le problème est beaucoup plus profond en ce qui concerne la création de logements. Selon eux, les problèmes viennent notamment des banques, qui sont extrêmement nerveuses et conservatrices — dans le mauvais sens du mot —, faisant en sorte qu’on impose des simulations de crise extrêmement exigeantes et qu’on ne prête plus d’argent pour les projets immobiliers, ou si on le fait, c’est à des conditions extrêmement onéreuses.

Que fait le gouvernement pour ramener les banques à l’ordre?

L’honorable Marc Gold (représentant du gouvernement au Sénat) [ + ]

Les banques du Canada sont indépendantes, absolument. Elles sont assujetties à un encadrement juridique, mais ce n’est pas l’affaire du gouvernement de dicter aux banques comment elles doivent évaluer le risque.

Cela dit, les mesures qui sont mises en place — et je fais référence, chers collègues, sans doute l’avez-vous lu ce matin, à l’article de Maxime Bergeron dans La Presse. M. Bergeron souligne l’importance potentielle de programmes visant à de publier et distribuer aux développeurs des modèles ou des plans de maisons pour la création ou la construction de logements abordables.

Le gouvernement a des choses concrètes à faire, mais il ne s’agit pas nécessairement de dicter aux banques privées comment déterminer le risque.

Vous parlez de Maxime Bergeron, et je viens justement de lui écrire pour lui dire que je pense qu’il est dans l’erreur.

Cela dit, vous n’avez pas peur de rencontrer des épiciers pour faire baisser le prix de la dinde, mais vous ne voulez pas rencontrer les banquiers ou leur mettre de la pression. Quand ce sont les banquiers, on ne s’en mêle pas, mais quand ce sont les épiciers, on fait un show de boucane puis on les invite au bureau du ministre.

Le sénateur Gold [ + ]

Je ne suis pas au courant des rencontres ou des discussions avec les banquiers. Ce n’est pas ce que j’ai dit. Peut-être ai-je mal compris votre question. Ce que je veux dire, c’est que les banques ont le devoir d’évaluer le risque adéquatement. Bien sûr, il y a régulièrement des conversations qui ont lieu entre le gouvernement et le monde des affaires, y compris les banques, au Canada.

Haut de page