PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Sécurité publique
La cybersécurité
21 avril 2026
Bonjour, monsieur le ministre. Au-delà du projet de loi C-8, qui concerne la cybersécurité, il y a des gestes concrets que vous pouvez poser dans votre rôle de ministre de la Sécurité publique. Ma question concerne Claude Mythos de l’entreprise Anthropic, un outil d’intelligence artificielle ultraperfectionné qui sert à identifier des failles dans le système de cybersécurité et qui a été identifié sans équivoque comme étant susceptible d’être une menace en matière de sécurité nationale par le milieu de la cybersécurité.
Monsieur le ministre, avez-vous eu des discussions avec Anthropic pour que le Canada et ses agences puissent faire partie du projet Glasswing et ainsi tester nos propres systèmes informatiques? Si oui, dans quel contexte? Pouvez-vous nous préciser si votre ministère a évalué l’intérêt stratégique de ce projet? Est-ce que des démarches sont entreprises pour permettre de faire cela au Canada?
Merci, sénateur.
Le Service correctionnel du Canada, par exemple, relève directement du ministre de la Défense nationale, tandis que le Service canadien du renseignement de sécurité relève, bien sûr, de moi. Nos deux organismes de renseignement de sécurité examinent constamment différentes technologies émergentes. Je ne doute donc pas qu’ils se penchent également sur les outils d’Anthropic.
Je ne m’occupe pas directement de ce dossier pour l’instant. Cependant, dans un contexte plus large concernant l’intelligence artificielle et les activités liées à la cybersécurité, mon ministère mène des travaux en collaboration avec le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, de même qu’avec les services de sécurité canadiens, pour pouvoir intégrer des outils plus performants et perfectionnés dans nos activités quotidiennes.
L’évolution des menaces liées à une gamme de nouvelles technologies est très inquiétante. Nous avons été témoins récemment de situations où elles ont eu des effets dévastateurs.
La mission du gouvernement consiste, en partie, à déterminer comment le respect des normes et des critères de déclaration permettra de garantir que les plateformes de médias sociaux, par exemple, transmettent l’information nécessaire aux forces de l’ordre afin que celles-ci puissent intervenir.
Merci. D’un point de vue pratique, je pense que ce qui se passe aux États-Unis mérite que l’on s’y attarde. Le président de la Réserve fédérale a réclamé une rencontre avec les grandes banques pour s’assurer de traiter le risque qui existe avec Claude Mythos. On voit que cela dépasse le simple débat technologique et qu’on est vraiment dans un contexte de sécurité nationale de nos infrastructures. Quels gestes précis posez-vous personnellement pour vous assurer que nous avons les bons leviers pour faire face à cette menace? Cela concerne autant la menace de sécurité aux infrastructures qu’à la sécurité économique du pays.
Merci, sénateur.
Votre question tombe à point.
Le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, le ministre de l’Identité canadienne, les responsables de l’appareil de sécurité nationale et moi-même tenons un certain nombre de discussions sur les technologies émergentes et sur la façon de les aborder, tant du point de vue de la protection proactive des Canadiens que du point de vue de la réglementation, c’est-à-dire les lois et les dispositions réglementaires qui doivent être mises en place pour que les plateformes soient tenues responsables en cas d’erreur ou de négligence grave. C’est un domaine dans lequel nous sommes constamment à la recherche de réponses. Nous n’en avons pas pour le moment, mais comme tous les gouvernements, nous étudions les différentes technologies et...
Merci, monsieur le ministre.