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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Sécurité publique

La sécurité frontalière

21 avril 2026


Monsieur le ministre, le 19 mars dernier, un reportage du Bureau d’enquête du Journal de Montréal a montré à quel point il est facile aujourd’hui pour des cartels mexicains de faire circuler de la méthamphétamine jusqu’au Canada en utilisant le transport ferroviaire.

Les policiers font leur travail avec les moyens dont ils disposent. Le problème, ce n’est pas eux, mais plutôt le système, qui semble toujours courir derrière les organisations criminelles sans jamais pouvoir fermer les vraies portes. Malgré les milliards de dollars investis, la méthamphétamine entre au pays par train.

Ma question est simple. Votre ministère a-t-il pris connaissance de ce reportage et, surtout, quelles mesures concrètes entend-il prendre pour corriger cette faille manifeste à la frontière?

L’honorable Gary Anandasangaree, c.p., député, ministre de la Sécurité publique [ - ]

Sénateurs, au cours des 11 derniers mois, je crois avoir visité tous les grands points d’entrée maritimes. J’ai également visité de nombreux postes frontaliers terrestres et ferroviaires. Le Centre national de ciblage du Canada, qui est géré par l’Agence des services frontaliers du Canada, joue un rôle essentiel dans le repérage et la mise en évidence de ces vulnérabilités.

Au cours des 18 derniers mois, nous avons fait un investissement sans précédent à la frontière. Il comprend 1,3 milliard de dollars pour le programme frontalier, avec un recours accru aux drones et le déploiement de technologies de balayage — qui, soit dit en passant, permettent d’examiner les wagons — ainsi que de nouveaux hélicoptères Black Hawk et d’autres outils. Nous embauchons 1 000 nouveaux employés à la GRC et 1 000 nouveaux employés à l’Agence des services frontaliers du Canada.

En outre, le projet de loi C-12 offre de nouveaux outils très importants aux forces de l’ordre pour renforcer la sécurité à la frontière, comme la fouille des véhicules, y compris ferroviaires, à destination de l’étranger. Je prends donc note de la question et j’y suis très sensible. Il s’agit de veiller à ce que le fentanyl et la méthamphétamine ne circulent ni vers le nord ni vers le sud. C’est une vision commune que nous…

Son Honneur la Présidente [ - ]

Merci, monsieur le ministre.

Le problème, c’est que le train passe, que le drone voit le train, mais qu’il ne voit pas la drogue. C’est donc un enjeu.

Avez-vous entamé des discussions avec vos homologues américains et mexicains afin de gérer cela ensemble, plutôt que de travailler chacun de votre côté?

M. Anandasangaree [ - ]

Tout à fait. J’ai eu des discussions bilatérales avec les deux. En fait, dans le cadre du G7 et du Groupe des cinq, nous avons des rencontres régulières avec les États-Unis. Nos ministères ont mis en place la tenue régulière de discussions sur un éventail de questions, dont celle de la frontière.

Sénateur, si vous me le permettez, je vous inviterai, la prochaine fois que je serai au Québec, à un poste frontalier, en particulier ferroviaire, parce que certaines choses ne sont peut-être pas manifestes. Bien sûr, j’ai toujours beaucoup à apprendre, et c’est peut-être une des façons de nous assurer que nous faisons tout ce que nous pouvons.

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