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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Sécurité publique

Les compressions budgétaires

21 avril 2026


Monsieur le ministre, des compressions budgétaires de l’ordre de plus de 66 millions de dollars sur trois ans sont prévues dans le Plan ministériel de 2026-2027 de Sécurité publique Canada, soit 15,3 millions en 2026-2027, 20,4 millions en 2027-2028 et 30,6 millions en 2028-2029, et ce, en plus d’une réduction d’environ 377 équivalents temps plein. Ces coupes sont justifiées par une réduction des dépenses opérationnelles quotidiennes, mais, contrairement à l’Agence des services frontaliers ou à la Gendarmerie royale du Canada, qui sont des organismes opérationnels sous votre responsabilité, la valeur principale de votre ministère réside non pas dans sa fonction opérationnelle, mais bien dans sa gouvernance, dans l’analyse stratégique et dans la coordination pangouvernementale du portefeuille de la sécurité publique.

Votre ministère est donc central. Comment le gouvernement peut-il justifier des compressions de cet ordre, et sur quelles analyses s’appuie-t-il pour affirmer que la réduction de cette capacité stratégique n’affaiblira pas le ministère —

Son Honneur la Présidente [ + ]

Merci, sénateur Carignan.

L’honorable Gary Anandasangaree, c.p., député, ministre de la Sécurité publique [ + ]

Merci, sénateur. Lorsque nous avons effectué l’examen exhaustif des dépenses, à la fin de l’été et à l’automne, notre priorité absolue, en particulier pour les organismes relevant de notre portefeuille, était de veiller à ce que les services de première ligne offerts aux Canadiens ne soient pas affectés. Quelque 72 000 employés fournissent des services de première ligne au sein de la GRC, de l’Agence des services frontaliers du Canada, du Service canadien du renseignement de sécurité et du Service correctionnel du Canada, et nous voulions nous assurer que ces postes ne soient pas touchés.

Mais vous avez tout à fait raison en ce qui concerne Sécurité publique Canada. Ce ministère doit accomplir pratiquement la même charge de travail avec moins de ressources. La situation est semblable dans de nombreux ministères, et je dirais même dans la grande majorité des ministères fédéraux. Cela s’inscrit dans la transformation actuelle du gouvernement.

Je suis convaincu que ces réductions ne nuiront aucunement à la sécurité des Canadiens. Nous y avons veillé tout au long de l’examen exhaustif des dépenses.

Dans le plan ministériel, on justifie le recours accru à la technologie et à l’intelligence artificielle pour combler certaines tâches. Monsieur le ministre, quelles fonctions comptez-vous automatiser sans perdre de capacités? Quels outils d’intelligence artificielle peuvent être déployés à ce jour pour remplacer l’expertise humaine?

M. Anandasangaree [ + ]

Je dirais que, jusqu’ici, nous n’avons pas commencé à utiliser des systèmes d’intelligence artificielle qui remplaceraient des personnes. Copilot est un exemple de système qui est utilisé actuellement, je crois, mais je n’en suis pas certain. Sinon, je ne crois pas que des systèmes d’intelligence artificielle soient utilisés actuellement pour remplacer des êtres humains.

Son Honneur la Présidente [ + ]

Honorables sénateurs, la période des questions est terminée. Je suis certaine que vous vous joindrez à moi pour remercier le ministre Anandasangaree.

Merci, monsieur le ministre, de vous être joint à nous aujourd’hui.

Son Honneur la Présidente [ + ]

Nous reprenons maintenant les délibérations interrompues au début de la période des questions.

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