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Le rôle essentiel de l’activité physique et du sport

Interpellation--Suite du débat

24 février 2026


L’honorable Iris G. Petten (coordonnatrice législative du représentant du gouvernement au Sénat intérimaire) [ + ]

Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui dans le cadre de l’interpellation des sénatrices Deacon, Petitclerc et McBean, qui attire l’attention du Sénat sur le rôle essentiel que jouent l’activité physique et le sport dans notre bien-être et celui de nos collectivités ainsi que dans la trame de l’expérience canadienne. Au nom de mon personnel, je tiens à présenter de nouveaux remerciements à la sénatrice Deacon. Mon personnel a bien aimé pouvoir regarder les Jeux olympiques au cours des dernières semaines sous prétexte de faire des « recherches » pour ce discours.

Le moment choisi pour cette interpellation est on ne peut plus opportun : l’année 2026 s’annonce marquante pour le sport canadien. Nos athlètes se sont illustrés et continueront de s’illustrer sur la scène mondiale aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, aux Jeux d’hiver de l’Arctique à Whitehorse et aux matchs de la Coupe du monde de la FIFA à Vancouver et à Toronto, entre autres, accueillant des supporters du monde entier. Ces événements nous rappellent que le sport ne se résume pas à des médailles ou à des tableaux d’affichage; il s’agit d’appartenance, de résilience et d’histoires qui nous accompagnent longtemps après le coup de sifflet final.

Dans une province comme Terre-Neuve-et-Labrador, le sport a toujours été profondément ancré dans la vie communautaire. Même si nos athlètes ne figurent pas toujours sur les listes internationales, notre lien avec le sport n’en est pas moins significatif. Il se manifeste dans les gymnases des écoles, les arénas locaux, les patinoires extérieures, les terrains communautaires et la détermination tranquille des bénévoles, des entraîneurs, des parents et des mentors qui rendent la participation possible.

Lors des derniers Jeux olympiques d’hiver, Miriam Lewis, une physiothérapeute originaire de King’s Cove, à Terre-Neuve-et-Labrador, faisait partie de l’équipe de soutien de l’équipe nationale canadienne de patinage de vitesse, ce qui nous rappelle une chose importante : derrière chaque athlète se trouve une équipe de professionnels dévoués dont l’expertise est tout aussi essentielle à la réussite. Je félicite sincèrement les 206 athlètes et membres du personnel qui ont représenté le Canada aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, dont 107 femmes qui incarnent la force et les progrès du sport canadien. Alors qu’ils participaient sous la bannière du « Canada fort et libre », ils ont représenté notre pays avec fierté.

Je tiens à prendre un moment pour souligner l’histoire de Liam Hickey, un fier athlète paralympique de Terre-Neuve-et-Labrador dont le parcours est un exemple de courage, d’adaptabilité et de persévérance. Né sans fémur dans la jambe droite, M. Hickey s’est trouvé un but en atteignant l’excellence au parahockey sur glace, sport pour lequel il a représenté le Canada sur la scène mondiale. M. Hickey a participé non seulement aux Jeux paralympiques d’hiver, mais aussi aux Jeux olympiques d’été de Rio de 2016, au cours desquels il a représenté le Canada au basketball en fauteuil roulant. Son histoire porte non seulement sur le sport d’élite, mais aussi sur l’inclusion, la résilience et le pouvoir transformateur de l’accès à l’activité physique.

Alors qu’il réfléchissait à son parcours et parlait de Terre-Neuve-et-Labrador, il a déclaré : « C’est extrêmement spécial de venir de cette province-là. [...] J’affiche mes couleurs partout où je joue. »

Son Honneur la Présidente [ + ]

Honorables sénateurs, il est maintenant 19 heures. Conformément à l’article 3-3(1) du Règlement, je suis obligée de quitter le fauteuil jusqu’à 20 heures, moment où nous reprendrons nos travaux, à moins que vous souhaitiez ne pas tenir compte de l’heure.

Vous plaît-il, honorables sénateurs, de ne pas tenir compte de l’heure?

Des voix : D’accord.

Des voix : Non.

Son Honneur la Présidente : J’ai entendu un « non ».

Honorables sénateurs, le consentement n’a pas été accordé. Par conséquent, la séance est suspendue, et je quitterai le fauteuil jusqu’à 20 heures.

La sénatrice Petten [ + ]

Les paroles de Liam reflètent le lien profond qui existe entre l’athlète et sa communauté, un lien qui alimente la persévérance et la fierté.

Liam a commencé à jouer au parahockey sur glace de compétition en 2006 grâce aux initiatives de l’organisme Timbres de Pâques, un organisme avec lequel j’ai travaillé en étroite collaboration au cours des dernières années. Je lui souhaite la meilleure des chances pendant les Jeux paralympiques qui se tiendront du 6 au 15 mars 2026 — ses troisièmes Jeux — et je souhaite également bonne chance à A.J. Murley, de St. John’s, qui se joint à l’équipe en tant que gestionnaire d’équipement.

À Terre-Neuve-et-Labrador, le sport rayonne également à l’échelle locale. Des événements comme les Newfoundland and Labrador Games et les Labrador Winter Games rassemblent des jeunes de régions vastes et souvent éloignées, favorisant les échanges culturels, la confiance et la création d’amitiés qui dureront toute une vie. Ces jeux vont au-delà de la compétition; ils portent sur l’identité, la fierté et les liens communautaires.

Les sports féminins sont aussi en forte croissance. L’Exploits Female Minor Hockey Association, par exemple, deviendra la toute première association de hockey exclusivement féminin à Terre-Neuve-et-Labrador.

De plus, avec l’arrivée de l’équipe Newfoundland Regiment, nous ramenons le hockey junior majeur à St. John’s, ce qui donne aux joueurs de la région la chance de patiner devant leur famille, leurs amis et leurs voisins. Ces moments sont importants. Ils envoient aux jeunes le message que leurs rêves ont de la valeur et qu’ils n’ont pas à s’exiler pour atteindre l’excellence.

Au-delà des frontières de ma province, le Canada atlantique est le berceau de certains des athlètes les plus inspirants et leur présence sur la scène internationale est une source de fierté pour les habitants de la région. Grâce au nouveau Groupe des sénateurs de l’Atlantique, j’ai hâte d’entendre d’autres histoires, non seulement de Terre-Neuve-et-Labrador, mais aussi de toutes les provinces du Canada atlantique.

Je pense entre autres à la présence des athlètes de la Nouvelle-Écosse aux plus récents Jeux olympiques d’hiver : Blayre Turnbull, membre de l’équipe féminine de hockey qui a remporté la médaille d’argent; Sidney Crosby, Nathan MacKinnon et Brad Marchand, membres de l’équipe masculine de hockey qui a remporté la médaille d’argent; et Liam Moffatt, qui a participé à certaines compétitions de planche à neige. Le Nouveau-Brunswick a été représenté par Courtney Sarault, quadruple médaillée en patinage de vitesse sur courte piste, et Rikki Doak, qui a également participé aux épreuves de patinage de vitesse sur courte piste. Évidemment, l’Île-du-Prince-Édouard n’est pas en reste avec Brett Gallant, membre de l’équipe canadienne de curling qui a remporté la médaille d’or chez les hommes.

Honorables sénateurs, le sport reflète notre identité nationale : la résilience, l’inclusion et la détermination. Lorsque nos athlètes participent à des compétitions à l’étranger, ils ne font pas que se représenter eux-mêmes. Ils portent en eux les espoirs des petites villes, des collectivités du Nord, des villages côtiers et des quartiers urbains d’un océan à l’autre.

Alors que nous partagerons nos histoires dans cette enceinte au cours des prochaines semaines, n’oublions pas que le cheminement de chaque athlète est marqué par le soutien communautaire, les possibilités et la confiance. Lorsqu’ils nous visiteront au Sénat, assurons-nous qu’ils n’entendent pas seulement nos applaudissements, mais aussi notre gratitude, notre fierté et notre soutien indéfectible pour tout ce qu’ils représentent.

Merci.

Honorables sénateurs, chaque fois que j’ai songé à intervenir dans le cadre d’une interpellation sur le rôle vital du sport dans la vie des Canadiens, j’ai pensé aux paroles d’Elizabeth Barrett Browning : « Comment je t’aime? Laisse-m’en compter les formes. »

Il ne s’agit pas d’exprimer ma profonde admiration pour la santé physique des athlètes, quel que soit leur sport, ni mon amour pour un sport en particulier, même si, à vrai dire, presque tous les Canadiens que je connais ont le hockey dans le sang. Il s’agit plutôt d’exprimer ma gratitude profonde et sincère pour tout ce que le sport et l’amour du sport m’ont apporté personnellement, ainsi qu’à ma famille élargie, mais surtout à ma collectivité et à notre pays.

Sénatrice Marty Deacon, je vous remercie d’avoir lancé cette interpellation avec les sénatrices McBean et Petitclerc. Sénatrice Deacon, vous avez commencé vos observations en soulignant que nous avons tous une histoire et un passé qui ont une influence sur notre comportement au quotidien.

Mon engagement dans le sport a commencé à un très jeune âge, à l’époque où je jouais avec des bouteilles d’eau de Javel coupées en deux et remplies de ciment, jusqu’à ce que je sois assez grande pour lancer de vraies pierres de curling. Parmi mes souvenirs de curling préférés, il y a les tournois de curling familiaux que nous organisions à Noël, au club de curling de Takhini, à Whitehorse. Ces tournois commençaient le lendemain de Noël. Les joueurs sur la patinoire devaient être de la même famille et, bien sûr, capables de communiquer entre eux.

Pour ma mère, c’était probablement un cadeau du ciel : elle pouvait enfin profiter d’un peu de calme et de tranquillité, alors que nous étions tous partis à la patinoire après l’effervescence des préparatifs de Noël. Les prix de ce tournoi étaient des sacs de sucre ou de farine pour chaque membre des équipes gagnantes. Quatre sacs de farine de 25 livres représentaient une somme considérable pour notre famille de cinq enfants et un saint-bernard, alors que toutes nos provisions étaient acheminées par camion sur la route de l’Alaska, avec des frais de transport supplémentaires.

Honorables sénateurs, le curling permet d’apprendre beaucoup sur la communication, tant au sein de sa famille que de son équipe. Dans les régions rurales du Canada en particulier, la piste de curling était, et est encore dans certains cas, le club communautaire — le lieu de rassemblement des jeunes et des moins jeunes. À l’époque du Macdonald Brier et du Lassie, avant que la télévision ne soit accessible à toutes les collectivités avec les rediffusions instantanées et avant Internet, il était difficile de trouver une table à manger au Canada où les salières, les poivrières et les verres à eau ne servaient pas à recréer des lancers alors que les erreurs de balayage, les mauvaises rotations ou le manque de glace faisaient l’objet de vifs débats. Partout au pays, les Canadiens adoraient l’équipe de Brad Gushue, originaire de Terre-Neuve-et-Labrador. Nous étions fascinés par le balado « Broomgate » de la CBC. Tous ensemble, nous avons pleuré la perte de Sandra Schmirler et le décès récent de Colleen Jones.

Mon amour du curling n’est pas né d’un match en particulier — comme celui que nous avons perdu contre Colleen Jones — ni de la médaille de bronze que nous avons remportée aux Jeux d’hiver du Canada à Brandon, au Manitoba. Gagner une médaille de bronze, c’est rare pour des athlètes du Yukon. Au-delà des médailles, il y a eu la cérémonie de clôture, lorsque le capitaine de notre équipe a reçu la Coupe du Centenaire des Jeux du Canada au nom de l’équipe du Yukon. Ces souvenirs sont tous précieux, mais ce qui m’a véritablement inspirée, c’est de voir notre pays s’unir pour participer à une compétition amicale avec d’autres jeunes Canadiens de toutes les provinces et de tous les territoires.

On ne peut parler de l’héritage des Jeux du Canada sans rendre hommage à notre collègue, le sénateur Larry Smith. Merci pour votre engagement envers les Jeux du Canada, qui a permis de léguer un héritage durable aux athlètes, à leurs partisans et à leurs communautés. Le sénateur Smith a présidé le Conseil des Jeux du Canada de 2001 à 2009, période durant laquelle on a confié au Yukon l’organisation des Jeux d’hiver du Canada de 2007. C’était la première fois que ces jeux nationaux se déroulaient au nord du 60e parallèle. C’est grâce au soutien financier du gouvernement du Canada et du gouvernement du Yukon que le Centre des Jeux du Canada a pu être construit à Whitehorse.

Cette installation polyvalente est une infrastructure communautaire essentielle. Aujourd’hui, plus de 3 000 personnes la fréquentent quotidiennement. Pour notre petite ville, c’est un témoignage extraordinaire de ce que les installations sportives apportent et laissent en héritage aux communautés.

Les patinoires du Centre des Jeux du Canada donnent à un autre sénateur d’Ottawa, nommément Dylan Cozens — surnommé le « Workhorse from Whitehorse » —, l’avantage de jouer sur son propre terrain. Même chose pour son jeune frère, Luke, qui joue dans la Ligue de hockey de l’Ouest. En juillet dernier, The Hockey News a dressé la liste des autres Yukonnais qui fréquentent les patinoires du Centre des Jeux du Canada. Y figurent notamment Gavin et Kasey McKenna, classés parmi les 20 meilleurs duos frère-sœur du hockey, sûrement grâce à leur mère, Krystal, qui les entraîne, et à leur père, qui est reconnu comme un joueur talentueux dans la ligue des anciens.

Les installations du Centre des Jeux du Canada ne sont pas les premières vieilles installations à être largement utilisées par les athlètes et leur famille à Whitehorse. Les installations de ski de fond du mont McIntyre ont été construites en 1981 en vue de la Coupe du monde de ski alpin et des championnats nord-américains de ski de fond. Le club de ski de fond de Whitehorse compte des milliers de membres. Les sentiers populaires à proximité du Centre des Jeux du Canada sont une source d’inspiration pour plusieurs athlètes olympiques du Yukon, dont la plus récente, Sonjaa Schmidt, qui a participé aux Jeux olympiques de 2026.

La semaine dernière, j’ai assisté à l’inauguration des installations agrandies de biathlon à Whitehorse. C’est grâce au dévouement des bénévoles et au soutien financier, encore une fois, du gouvernement du Canada et du gouvernement du Yukon que ces installations se sont concrétisées. Celles-ci offriront un centre d’entraînement de calibre mondial amélioré à la biathlète olympique yukonnaise Nadia Moser.

J’ai mentionné plus tôt les parents des athlètes. Mes enfants ont eu la chance de participer aux Jeux du Canada. Notre fille a nagé à l’Île-du-Prince-Édouard à l’occasion de Jeux d’été, et notre fils a joué au hockey à Halifax pendant des Jeux d’hiver. Nous pourrions consacrer toute une interpellation à discuter des parents d’athlètes et de leurs bons et mauvais côtés.

Ce que j’espérais pour mes enfants et tous les jeunes nageurs et joueurs de hockey qui m’appellent encore « maman » Pat — parce que je les ai nourris, ce qui est nécessaire pour nos athlètes —, c’était qu’en pratiquant un sport, ils apprennent à jouer en équipe. Tous ces jeunes athlètes ont suivi le programme obligatoire Respect et sport avant de participer à des compétitions. Puisque je les ai vus grandir, je constate qu’ils ont acquis une discipline qui les garde physiquement actifs et que beaucoup d’entre eux, voire la plupart, continuent de redonner à la communauté où ils vivent et jouent toujours.

Lors de l’inauguration des nouvelles installations de biathlon, le président bénévole de Biathlon Yukon, Bill Curtis, a dit ceci au sujet de la biathlète olympique Nadia Moser :

Dès qu’elle en a l’occasion, elle vient ici pour aider les enfants, leur donner quelques conseils et parfois simplement être présente.

Les bénévoles sont au cœur du succès du sport partout au Canada. C’est particulièrement évident dans le mouvement des Jeux olympiques spéciaux. Plus de 40 000 athlètes canadiens à ces jeux sont soutenus par 20 000 autres Canadiens qui donnent bénévolement de leur temps, de leurs compétences et de leurs talents pour aider les personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du développement.

Où que l’on soit, les bénévoles sont vraiment au cœur des activités des athlètes. Ils permettent aux collectivités, petites et grandes, d’accueillir les Jeux d’hiver du Canada, les Jeux d’été du Canada et les Jeux autochtones de l’Amérique du Nord. C’est grâce à ce bassin de bénévoles que Whitehorse accueillera le 46e tournoi annuel de la Yukon First Nations Hockey Association, à la fin mars. L’an dernier, 60 équipes et plus de 1 000 joueurs du Yukon, de la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest ont participé à ce tournoi.

Au début de mars, Whitehorse accueillera pour la septième fois les Jeux d’hiver de l’Arctique, qui sont le fruit d’une conversation qui a eu lieu en 1967 entre Cal Miller, qui avait vu les jeunes athlètes yukonnais compétitionner sans grand succès aux Jeux du Canada, et le commissaire du Yukon de l’époque — l’équivalent du lieutenant-gouverneur provincial —, James Smith, qui s’est ensuite entretenu avec son homologue de Yellowknife, Stu Hodgson. Les deux ont communiqué avec le gouverneur de l’Alaska, Wally Hickel, et les Jeux d’hiver de l’Arctique sont nés.

Les 52e Jeux d’hiver de l’Arctique, qui auront lieu à Whitehorse le mois prochain, accueilleront plus de 2 000 athlètes ainsi que des arbitres, des partisans et des invités spéciaux. Plus de 2 000 bénévoles assureront le succès de ces jeux.

Les Jeux d’hiver de l’Arctique sont un événement sportif et culturel qui rassemble des délégations du Groenland, de l’Alaska, du Nord de l’Alberta, du Nunavut et du Nunavik, au Québec, ainsi que des Samis de Finlande, de Norvège et de Suède. Lorsque l’invasion illégale de l’Ukraine prendra fin, les habitants de la péninsule de Yamal, en Russie, peuvent s’attendre à être accueillis de nouveau aux jeux. Les Jeux d’hiver de l’Arctique rassemblent les habitants du monde circumpolaire d’une manière sans pareille. Comme le souligne le thème des jeux de cette année, c’est « De quoi nous sommes faits ».

Tout à l’heure, j’ai indiqué que le Yukon s’est vu décerner la Coupe du Centenaire lors des Jeux d’hiver du Canada. À chaque édition des Jeux d’hiver de l’Arctique, le Comité international des Jeux d’hiver de l’Arctique présente le trophée Hodgson à la délégation dont les athlètes incarnent le mieux les idéaux de l’esprit sportif et de l’esprit d’équipe. Ce trophée distinctif, qui a été donné en 1978 par l’ancien commissaire Hodgson des Territoires du Nord-Ouest, est une œuvre d’art inuit. La défense de narval montée sur une base de stéatite, sa pièce maîtresse, est décorée d’ivoire sculpté et gravé. Un morse gravé dans la base se love autour de la défense. Près du sommet du trophée se trouve un ours en stéatite qui s’accroche à la défense, ce qui symbolise le dépassement de soi en compétition et l’esprit sportif.

L’importance du rassemblement international des peuples du Nord met également en lumière les retombées du tourisme sportif, mais je parlerai de cette question dans un discours que je prononcerai dans le cadre de l’interpellation de la sénatrice Sorensen.

J’ai souligné le fait que l’héritage des Jeux du Canada s’incarne dans les athlètes et leur famille, qui ont pu voir notre beau grand pays, et j’ai parlé brièvement des installations et du soutien des gouvernements.

Avec le soutien du gouvernement territorial, le fond de loisirs des enfants de Sport Yukon est là pour soutenir les enfants de familles à faible revenu qui souhaitent participer à des activités récréatives, y compris des activités sportives. Je suis particulièrement reconnaissante envers les bénévoles qui ont organisé un match hors concours de la Ligue de hockey de l’Ouest, en septembre dernier, et qui ont ainsi pu recueillir 55 000 $ de plus pour contribuer au fonds. Voilà une autre façon dont le sport peut rassembler les gens et renforcer les collectivités.

Le sport continue à forger le caractère de tous les participants, à bâtir des collectivités fortes et à offrir des occasions de compétitionner de façon amicale. Il nous permet de voir du pays, de mieux nous comprendre les uns les autres et d’unir les Canadiens. Dans le monde circumpolaire des Jeux d’hiver de l’Arctique, c’est l’occasion de mettre en valeur la culture et de découvrir des sports arctiques qui permettaient autrefois d’acquérir des aptitudes nécessaires à la survie dans le Nord.

Cher sport, comment est-ce que je t’aime? Au plus profond de mon âme, je ressens la joie que tu apportes chaque jour lorsque nous sommes personnellement actifs et lorsque nous voyons la prochaine génération ressentir également cette joie.

J’aime particulièrement le legs que le sport nous transmet. À mon avis, nous sommes de meilleures personnes, de meilleurs citoyens, et nous bâtissons un Canada meilleur lorsque nous prenons part à ces activités en tant qu’athlètes, en tant que parents et partisans d’athlètes, en tant que bénévoles et en tant que gouvernements qui financent et construisent des installations qui permettent et encouragent l’activité physique au quotidien.

Avec toutes mes excuses à Elizabeth Barrett Browning : sport — comment je t’aime? Merci, chers collègues de m’avoir laissée en compter les façons, avec des anecdotes très personnelles sur le Yukon.

Merci. Shä̀w níthän. Mahsi’cho.

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