La valeur du tourisme pour l'édification du pays
Interpellation--Suite du débat
2 juin 2026
Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour m’exprimer au sujet de l’interpellation lancée par ma collègue et amie au Sénat, la sénatrice Sorensen, qui a si éloquemment souligné l’importance du tourisme pour l’édification du pays.
Quand je dis aux gens que je viens de Cornwall, on me répond souvent : « Ah oui, je suis passé par là en allant à Montréal ou à Toronto. » Je l’ai encore entendu hier soir lors d’une réception.
Sinon, j’entends parfois : « N’est-ce pas la ville qui sent très mauvais? »
Mettons les choses au clair, ici et maintenant. Quand vous circulez sur l’autoroute 401, vous avez trois occasions de prendre une sortie vers ma ville. Saisissez cette occasion, surtout si c’est l’été, et vous découvrirez que l’usine de pâtes et papiers a fermé. Nous avons pleuré la perte de cette usine — nous la pleurons encore —, mais la mauvaise odeur a disparu.
Vous vous demandez peut-être : ce discours est-il simplement une publicité pour le tourisme à Akwesasne, à Cornwall, et dans les Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry? Oui et non.
Ma thèse — car c’est bien de cela qu’il s’agit — s’appuiera sur des exemples tirés de ces régions tant appréciées, juste à temps pour que vous envisagiez d’y faire un détour cet été.
Voici ce que je ferai valoir : si vous êtes en quête d’espoir et d’optimisme en ces temps difficiles, si vous recherchez des occasions de tisser des liens et de faire partie d’une communauté, ou si vous souhaitez redécouvrir ce que le Canada a de meilleur à offrir, il n’y a pas de meilleur moyen d’y parvenir que par le tourisme local.
Prenons l’exemple du Village du Haut-Canada. Ce village nous rappelle notre passé et la manière dont l’édification du pays a transformé à jamais notre paysage local, notamment l’aménagement de la voie maritime du Saint-Laurent. Le Village du Haut-Canada est un endroit aimé de tous, qui est même devenu encore plus accueillant et inclusif depuis que l’auteure Keisha Cuffie a raconté son histoire du point de vue d’une personne noire. On y célébrera le Jour de l’émancipation le 1er août, et vous êtes tous invités. Nous avons tous besoin de renouer davantage avec notre histoire, et le Village du Haut-Canada est un excellent point de départ.
Tandis que vous êtes dans la région, ne manquez pas les Jeux des Highlands de Glengarry, qui attirent des dizaines de milliers de visiteurs dans un village de moins de 1 000 habitants. L’Écosse ne semble pas si loin quand on est entouré de centaines de cornemuses et de kilts à Maxville, en Ontario, ou, comme nous l’a dit la sénatrice Coyle dans son discours dans le cadre de cette interpellation, à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. Plus de 75 ans après la première édition, ces jeux sont une source de fierté immense pour les gens de la région. Honorables sénateurs, vous êtes invités. Pas besoin d’être écossais pour aimer ces jeux.
Le pow-wow d’Akwesasne a lieu chaque année en septembre, le week-end suivant la fête du Travail. Honorables collègues, vous êtes tous invités à y assister. Les meilleurs danseurs, percussionnistes et artisans de la région s’y retrouvent pour concourir et tisser des liens. Goûtez au jus de fraise, achetez de magnifiques boucles d’oreilles en perles et participez à la réconciliation par l’éducation, les liens et la célébration.
En septembre, la ville se métamorphose à nouveau à l’occasion de la Journée des Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes. Les élèves de La Citadelle et de L’Héritage affichent fièrement leur identité franco-ontarienne bien évidente en défilant dans la ville, vêtus de vert et de blanc, au son des chants Notre place et Mon beau drapeau. La francophonie de Cornwall s’épanouit au quotidien, mais c’est le 25 septembre qu’elle est la plus visible et la plus célébrée.
Cornwall adore faire la fête, soit dit en passant. Il y a les célébrations de la Fierté, le Festival culturel, le Marché de nuit de Cornwall, le Festival international Afro & Diversités de Cornwall SDG, la Fiesta Filipino, le DevFest, l’Art Walk de Cornwall et les nombreuses foires régionales.
Le Village, les Jeux, le pow-wow, les festivals et les défilés existent parce que des centaines de personnes consacrent leur temps, leurs compétences et leur énergie à des projets plus grands qu’eux-mêmes.
Il en va de même pour l’agrotourisme de l’Est de l’Ontario. Il y a la cueillette de fraises, de bleuets et de pommes, les champs de lavande, les cabanes à sucre, les fermes de tournesol, les alpagas, les pistes de patinage et une ferme à pizza. Oui, j’ai bien dit une ferme à pizza. Fraser Creek cultive le plus d’ingrédients possible pour ses pizzas, et le reste est d’origine locale. La pizza de Cornwall est parmi les meilleures en Ontario. J’ai tellement de tee‑shirts qui célèbrent la pizza de Cornwall depuis l’époque où j’étais mairesse de Cornwall. Je les porte les fins de semaine. Notre pizza est sans égale.
Les agriculteurs de l’Est de l’Ontario font plus que cultiver du maïs et produire du lait. Ils entretiennent des liens entre la terre et les gens qui nous nourrissent.
Des gens viennent de partout pour pêcher sur le fleuve Saint-Laurent, ce qui leur permet de renouer avec une histoire vivante. Ce cours d’eau a nourri et continue de nourrir les communautés autochtones depuis d’innombrables générations. Bien avant la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent, il était une voie commerciale majeure soutenant l’agriculture, les déplacements et la vie de nombreuses personnes.
Nous sommes très fiers de l’Institut du fleuve Saint-Laurent, un chef de file en matière de gouvernance, de partenariat et d’engagement des jeunes. De nombreuses communautés situées le long du Saint-Laurent, comme Cornwall, se sont tournées vers l’eau pour se définir comme gardiennes du fleuve.
Notre espace vert de premier ordre est le parc Lamoureux. Ce parc nous relie à la voie navigable, et la piste cyclable lie non seulement les communautés riveraines entre elles, mais attire également des cyclistes de toute la région.
Les pistes cyclables le long du fleuve sont fantastiques.
Récemment, j’ai visité une librairie dans le Mile End, à Montréal. À vrai dire, c’était une toute nouvelle librairie spécialisée dans les romans d’amour. J’avais les bras chargés de romans d’amour quand, bien sûr, quelqu’un m’a reconnue parce que je suis l’ancienne mairesse de Cornwall. On m’a reconnue parce que cette ville — notre ville, ma ville — est exceptionnelle pour ses pistes cyclables au bord de l’eau.
La zone portuaire, sur les rives du fleuve Saint-Laurent, est un projet et un partenariat qui offre un énorme potentiel en matière de relations et de réconciliation économique. Vous m’avez déjà entendu parler de la zone portuaire. L’aménagement de cette zone, dont Akwesasne et Cornwall sont copropriétaires, pourrait attirer davantage de visiteurs et nous permettre de voir ce qu’il est possible de faire quand on établit de bonnes relations.
Rien n’est plus avantageux pour l’intérêt national qu’un projet sur des terres riveraines qui sont détenues à parts égales par une municipalité et une Première Nation. Je ne dis pas que ce sera facile. Je dis simplement que c’est un projet qui nous apprend ce qu’est la réconciliation économique. Il nous donne un sentiment de compétence et de confiance face au défi que représente un partenariat à part entière.
Plus que jamais, nous avons besoin d’histoires de ce genre sur des partenariats capables de relever de grands défis, de donner l’exemple à toute une région et de dire aux gens d’ici comme aux visiteurs qu’ils sont les bienvenus.
Honorables sénateurs, vous êtes les bienvenus dans l’Est de l’Ontario, où vous trouverez des exemples de tout ce qu’il y a de bon au Canada.
Merci. Nia:wen.
À la suite des propos fort enthousiastes de notre collègue, qui nous invite à visiter Cornwall, j’aimerais remercier la sénatrice Sorensen, qui a attiré l’attention du Sénat sur l’importance de l’industrie touristique pour le développement du Canada et du Québec.
Je ne pouvais passer à côté de cette occasion de prendre la parole, puisque j’ai moi-même été impliqué dans cette industrie dans les années 1980, alors que je dirigeais l’Office du tourisme et des congrès de Rimouski. D’ailleurs, à la fin des années 1970, j’ai notamment participé à la création des associations touristiques régionales de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, les organisations responsables de la promotion, de la mise en marché, de l’accueil et de l’information touristique et du développement de l’offre touristique.
La sénatrice Sorensen a invité un responsable de Parcs Canada au Sénat aujourd’hui. En 1982, quand que j’étais maire de Pointe-au-Père, nous avions conclu la première entente de partenariat avec Parcs Canada afin d’exploiter et de mettre en valeur le phare de Pointe-au-Père. La gestion locale du site historique maritime a permis de mettre en place plusieurs initiatives pour le milieu et l’industrie touristique, comme l’ouverture du Musée Empress of Ireland, ainsi que l’ouverture au public du sous-marin militaire Onondaga.
Comme maire de Rimouski, j’ai aussi eu l’occasion d’appuyer cette industrie en contribuant à renforcer nos équipements d’accueil et nos attraits touristiques, en m’assurant que Rimouski et le Bas‑Saint-Laurent progressaient au point de vue de l’attractivité et en contribuant à développer notre image de marque, axée sur la mise en valeur du Québec maritime.
Le Canada est reconnu mondialement pour l’immensité de ses paysages, la richesse de sa biodiversité, la vitalité de ses villes et la profondeur de ses cultures, notamment celles des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Le tourisme permet de mettre en valeur ces atouts tout en générant des retombées économiques concrètes et mesurables dans nos collectivités.
Sur le plan économique, l’industrie touristique agit comme un puissant moteur régional. Contrairement à d’autres secteurs concentrés dans les grands centres, le tourisme est profondément décentralisé. Il irrigue les petites municipalités, les villages, les régions nordiques et les territoires moins densément peuplés. Chaque visiteur qui séjourne dans une région contribue à l’économie locale : il dort dans un hébergement, mange dans les restaurants, achète des produits locaux, visite des attraits et utilise des services de transport.
Ces dépenses se traduisent par des emplois locaux, souvent non délocalisables, en hôtellerie, en restauration, en loisirs, en culture, en agrotourisme et en commerce de proximité. Elles soutiennent également toute une chaîne de fournisseurs : producteurs agricoles, artisans, entreprises de services, guides touristiques et travailleurs saisonniers. Ainsi, un dollar investi ou dépensé en tourisme génère un effet multiplicateur qui profite à l’ensemble de la collectivité.
À titre d’exemple, pour la région touristique du Bas-Saint-Laurent, qui s’étend de La Pocatière à La Mitis, l’industrie touristique, c’est 500 entreprises, près de 6 000 emplois, 1,2 million de visiteurs et des retombées de 438 millions dollars chaque année, ce qui est fort important pour cette région.
Pour le Canada, le tourisme figure parmi les secteurs à la croissance la plus rapide, contribuant à hauteur de 50,8 milliards de dollars au produit intérieur brut du Canada, soit 1,8 % du PIB total. Le secteur touristique soutient plus de 265 000 entreprises dans 5 000 communautés partout au pays. Un travailleur sur dix au Canada est soutenu par l’industrie touristique.
Le tourisme joue aussi un rôle crucial dans la diversification économique des régions. Dans plusieurs communautés, notamment celles qui sont historiquement dépendantes des ressources naturelles, le tourisme offre une alternative durable et résiliente. Il permet de stabiliser l’économie locale, de réduire la dépendance à un seul secteur et d’attirer de nouveaux investissements.
Pour de nombreuses municipalités, le tourisme représente un levier stratégique pour maintenir des services de proximité, financer des infrastructures et retenir de jeunes talents.
Or, l’importance du tourisme ne se mesure pas uniquement en termes économiques. Ses retombées culturelles et sociales sont tout aussi fondamentales. Le tourisme est un formidable outil de mise en valeur de notre patrimoine — qu’il soit historique, naturel ou immatériel. Il encourage la préservation des sites patrimoniaux, des paysages emblématiques, des traditions locales et des savoir-faire ancestraux.
Dans de nombreuses régions, les festivals, événements culturels et initiatives artistiques existent en grande partie grâce à l’apport du tourisme. Ces activités renforcent le sentiment d’appartenance des citoyens, favorisent la transmission intergénérationnelle et contribuent à la vitalité culturelle des communautés. Le tourisme devient alors un catalyseur de créativité et d’expression identitaire.
Il est également un puissant outil de dialogue interculturel. Accueillir des visiteurs, c’est ouvrir une fenêtre sur notre façon de vivre, nos valeurs et notre histoire. C’est aussi apprendre des autres, élargir nos perspectives et favoriser la compréhension mutuelle.
Dans un monde marqué par les divisions, le tourisme peut jouer un rôle discret, mais essentiel dans la construction de ponts entre les peuples.
Pour les communautés autochtones, le tourisme représente une occasion unique de partager leurs cultures, leurs récits et leur vision du territoire, dans une approche fondée sur le respect, l’autodétermination et la réconciliation. Lorsqu’il est bien encadré et porté par les communautés elles-mêmes, le tourisme autochtone contribue à l’autonomie économique, tout en favorisant une meilleure reconnaissance de leur contribution fondamentale à l’identité canadienne.
Cependant, il est essentiel de rappeler que le développement touristique doit se faire de manière responsable et durable. La protection de l’environnement, la gestion des flux de visiteurs, le respect des communautés locales et la lutte contre la précarité des emplois sont des enjeux primordiaux. Un tourisme bien planifié peut être un allié de la transition écologique, notamment en favorisant les circuits courts, le tourisme de nature, le transport collectif et les pratiques écoresponsables.
Je voulais vous souligner au passage un bel exemple de collaboration dans le Bas-Saint-Laurent, alors que divers organismes et ministères se sont unis à la nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, autrefois connue sous le nom de Première Nation malécite de Viger, afin de construire un site d’observation terrestre des mammifères marins à Gros-Cacouna.
C’est l’exemple parfait de ce que nous recherchons lorsque nous parlons de tourisme durable : une attraction touristique phare qui met en valeur notre identité et nos diverses cultures, tout en favorisant la conservation, la science et l’éducation du public.
Investir dans le tourisme, ce n’est pas simplement promouvoir une destination. C’est investir dans nos régions, notre culture, notre économie locale et notre capacité collective à bâtir des communautés dynamiques, inclusives et résilientes. C’est reconnaître que chaque village, chaque région, chaque territoire a une histoire à raconter et une valeur à offrir.
Le Canada possède tout pour être une destination de calibre mondial : des paysages exceptionnels, une richesse culturelle unique, deux langues officielles, une gastronomie d’exception et une diversité humaine qui font notre force.
Toutefois, la concurrence internationale est féroce et les défis sont bien réels : pénurie de main-d’œuvre, hausse des coûts, fragilité des entreprises saisonnières, accessibilité des régions et changements climatiques représentent des défis importants.
L’interpellation lancée par la sénatrice Sorensen est une belle occasion d’appeler le gouvernement fédéral à agir afin de renforcer l’industrie touristique.
Permettez-moi de mettre de l’avant quelques enjeux qui m’apparaissent importants. Il faut d’abord assurer l’accessibilité des régions. Le tourisme régional ne peut pas exister sans transport adapté et accessible. Nous devons soutenir le maintien et le retour des liaisons aériennes régionales, appuyer nos aéroports locaux et réduire les coûts qui freinent la desserte de nos régions.
Dans le domaine de la main-d’œuvre, aucune stratégie touristique ne peut réussir sans travailleurs homologués et dévoués. Un personnel qualifié, formé et compétent assure un accueil chaleureux, une gestion efficace des opérations et une capacité d’adaptation face aux imprévus.
Dans un contexte de concurrence internationale accrue, la qualité du service devient un avantage stratégique déterminant et incontournable. Les visiteurs comparent désormais leur expérience au Canada à celle qu’ils vivent ailleurs dans le monde; ils s’attendent à des normes élevées en matière d’hospitalité, de sécurité et de professionnalisme.
Investir dans la formation, valoriser les carrières touristiques et favoriser la rétention des talents sont donc des priorités incontournables. Miser sur les compétences, c’est assurer la pérennité, la compétitivité et la croissance durable de notre industrie touristique.
Nos entreprises touristiques sont en majorité des petites et moyennes entreprises. Elles sont résilientes et créatives, mais vulnérables. Elles sont particulièrement touchées par le resserrement des conditions d’admission des travailleurs étrangers. On comprend qu’il est nécessaire de mieux calibrer l’admission et la capacité d’accueil, mais il faut éviter les mesures absolues et tenir compte des réalités de chacune de nos régions.
Il faut aussi soutenir la formation et la reconnaissance des compétences et aider les régions à offrir des solutions concrètes, notamment en matière de logement saisonnier. Travailler en tourisme doit redevenir un choix viable, valorisé et durable.
Rappelons-nous qu’une entreprise touristique qui ferme, faute de main-d’œuvre, ce n’est pas seulement une porte qui se ferme : c’est un village qui s’appauvrit peu à peu.
Le Canada doit mieux raconter son histoire au monde. Nous devons continuer d’appuyer Destination Canada, investir dans des campagnes ciblées et mettre en valeur ce qui nous distingue : notre culture, nos régions, nos communautés autochtones et notre diversité.
Plusieurs Canadiens et touristes internationaux, voyant ce qui se passe aux États-Unis, cherchent des destinations plus stables, plus prévisibles et plus sécuritaires. Il y a là une occasion importante dont nous devons profiter. Le Canada doit mettre cette force de l’avant.
En conclusion, l’industrie touristique est bien plus qu’un secteur économique parmi d’autres. Elle est un reflet de ce que nous sommes et de ce que nous souhaitons partager avec le monde. En soutenant le tourisme, nous soutenons l’emploi local, la vitalité régionale, la diversité culturelle et la fierté collective. Nous investissons dans un Canada ouvert, accueillant et profondément enraciné dans ses territoires.
Sans être une industrie miraculeuse, le tourisme a cette grande qualité d’importer chez nous des consommateurs, plutôt que d’exporter nos matières premières, comme on le fait dans bien des secteurs de nos richesses naturelles. Les visiteurs dépensent ici pour se loger, se nourrir, se divertir et se déplacer. Ils fréquentent nos restaurants, nos hôtels, nos attraits culturels et nos commerces de proximité, injectant ainsi des capitaux importants et frais dans notre économie locale.
Je vous exhorte donc à continuer de considérer l’industrie touristique comme un pilier essentiel de notre avenir économique, social et culturel, à continuer de la soutenir et de la promouvoir. Merci. Meegwetch.