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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Protect Our Winters Canada

4 juin 2026


Honorables sénateurs, je dis bravo à mes collègues.

Chers collègues, j’ai récemment rencontré des membres de Protect Our Winters Canada, un organisme qui rassemble les communautés de plein air afin de protéger les lieux qui leur sont chers.

La délégation comptait parmi ses membres certains des athlètes olympiques et paralympiques les plus accomplis du Canada. Ils ont partagé des récits inspirants, mais se sont également dits profondément inquiets : le changement climatique est déjà en train de transformer les paysages qui ont façonné leur carrière. À mesure que les glaciers reculent et que les saisons d’enneigement raccourcissent, ces athlètes voient leurs terrains d’entraînement disparaître.

Leur message était clair. La nature n’est pas un secteur. Notre économie et notre société existent en son sein et tirent leur valeur de celle-ci.

Cette semaine, le monde entier célèbre la Journée mondiale de l’environnement en lançant un appel mondial en faveur de l’action pour le climat. Cette journée nous rappelle que les lieux que nous chérissons sont aussi à la base de nos moyens de subsistance et de nos communautés.

L’organisme Protect Our Winters Canada a récemment publié un rapport très intéressant sur l’économie des loisirs en plein air intitulé The Outdoor Recreation Economy in Canada. Il s’agit d’un rapport sans précédent rédigé par une équipe de recherche de l’Université de Waterloo. Les conclusions sont frappantes.

L’économie du plein air au Canada génère environ 101,6 milliards de dollars par an et soutient l’équivalent de près de 1,1 million d’emplois à temps plein. C’est donc un secteur plus important que ceux de la pharmaceutique, de la pêche, de l’agriculture et même de la sylviculture. Il revêt une importance particulière pour les communautés rurales et autochtones à la recherche de créneaux diversifiés et durables.

C’est là un exemple frappant de ce que les économistes appellent la double importance relative. L’impact se fait sentir dans les deux sens. Lorsque les glaciers disparaissent, que les forêts brûlent ou que l’enneigement devient aléatoire, il n’y a pas que les écosystèmes qui en subissent les conséquences, il y a aussi les entreprises, les travailleurs et les communautés. Ensuite, nos choix économiques influencent la santé de ces mêmes systèmes naturels.

Cependant, on ne peut pas gérer ce qu’on ne mesure pas. Aux États-Unis, le Bureau d’analyse économique tient compte de ce secteur depuis des années au moyen d’un compte satellite spécifique.

J’encourage donc Statistique Canada à envisager la création d’un compte satellite consacré aux loisirs en plein air afin que nous puissions mieux mesurer, soutenir, mais surtout protéger ce secteur dynamique et les écosystèmes dont il dépend.

Meegwetch. Merci.

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