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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Bill Riley

4 décembre 2025


Honorables sénateurs, je souhaite aujourd’hui rendre hommage à une légende du hockey, à un pionnier, à un Canadien modèle et à une véritable source d’inspiration, Bill Riley. M. Riley a été le troisième Noir à jouer dans la Ligue nationale de hockey et le premier à occuper un poste permanent, ce qui a pu donner espoir aux autres joueurs noirs, comme Tony McKegney et Ray Neufeld. M. Riley était un joueur robuste qui défendait ses coéquipiers. Il a joué 139 matches avec les Capitals de Washington et les Jets de Winnipeg. Né à Amherst, en Nouvelle-Écosse, et issu d’un milieu modeste, M. Riley n’a jamais oublié ses racines. Pour lui, il est important de ne pas ménager ses efforts, et il a consacré sa vie à offrir aux jeunes des possibilités qu’ils n’auraient jamais pu avoir autrement.

Son mantra est aussi simple que puissant : « Suis tes rêves et enlève le mot “impossible” de ton vocabulaire. » M. Riley a passé la majeure partie de sa carrière à Moncton, où il a aidé les Hawks du Nouveau-Brunswick à remporter la coupe Calder de l’American Hockey League en 1982 — une des nombreuses choses qu’il a faites pour le hockey et pour sa région.

Je me suis rendu à Moncton il y a quelques semaines pour assister l’intronisation de M. Riley au Temple de la renommée des sports de la ville. Dans la salle, j’ai entendu de nombreuses histoires qui illustraient à merveille le caractère de ce grand homme. Je vous en raconte une.

M. Riley possédait une école de hockey à Riverview, au Nouveau-Brunswick. Tandis que les autres écoles exigeaient des droits d’inscription de 200 ou de 300 $, M. Riley, lui, ne demandait que 40 $. Dans son esprit, il n’était pas là pour faire de l’argent. Il était là pour qu’un maximum de jeunes aient la chance de goûter au hockey.

Pourtant, même une somme aussi modeste pouvait parfois être au-dessus des moyens de certains. C’était le cas de Frankie. Comme le raconte M. Riley, Frankie était un petit garçon élevé par une mère seule. Ils sont venus le voir tous les deux pour lui demander si Frankie pouvait fréquenter son école de hockey, même s’ils n’en avaient pas les moyens. M. Riley a renoncé aux droits d’inscription et il a dit à Frankie qu’il était accepté. Tout ce qu’il avait à faire, c’était de se présenter et de jouer de son mieux. L’année suivante, la même chose s’est produite. La mère de Frankie n’avait pas les moyens de payer. Cette fois-ci, M. Riley lui a dit :

Madame, vous pouvez venir chaque année. Tout ce que vous avez à faire, c’est de venir chercher le chandail de Frankie. Il est accepté à vie.

C’est ainsi que l’on peut décrire Bill Riley : une légende pour beaucoup et une force inébranlable au service du bien dans le sport qui rassemble les Canadiens. Puissions-nous tous suivre son exemple en matière de détermination et d’empathie et avoir la même conviction que chacun peut réaliser ses rêves si on lui en donne la chance.

Merci. Meegwetch. Mahalo. Choukrane.

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