DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le Mois de l'histoire des Noirs
26 février 2026
Honorables sénateurs, comme mes collègues l’ont souligné, le Canada souligne le Mois de l’histoire des Noirs depuis maintenant 30 ans. En Nouvelle-Écosse, cependant, nous soulignons ce mois depuis 1988. Près de 60 % des Néo-Écossais d’origine africaine ont des racines dans notre province qui remontent jusqu’à au moins trois générations. Autrement dit, l’histoire des Noirs au Canada n’est pas récente, elle fait partie intégrante des fondements du pays.
Alors que le Mois de l’histoire des Noirs tire à sa fin, je tiens à souligner quelques moments qui l’ont marqué. Célébrant son 10e anniversaire, le Halifax Black Film Festival a partagé des récits forts sur notre identité et donné une perspective de ce que nous pouvons devenir.
J’ai découvert le travail de cinéastes noirs qui ont remis en question les récits de honte entourant notre patrimoine et qui les ont transformés en éléments de fierté valorisant notre identité, et jusqu’à la texture de nos cheveux.
J’ai également discuté avec des élèves de l’école secondaire Island View, dont de nombreux jeunes Néo-Écossais d’ascendance africaine. Leurs questions sur la démocratie étaient réfléchies et audacieuses, et chacun d’entre eux a montré des aptitudes en leadership.
Notre responsabilité est de faire ce qu’il faut pour qu’ils comprennent nos institutions et aient la possibilité de s’impliquer.
Aujourd’hui, dans notre tribune, nous avons l’honneur d’accueillir le président désigné de l’Association médicale canadienne, le Dr Boluwaji Ogunyemi. Élevé à Terre-Neuve-et-Labrador, il a obtenu son diplôme d’études secondaires dans une cohorte de près de 600 élèves, dont il était le seul élève noir.
Le Dr Ogunyemi est devenu le premier étudiant noir de la province à suivre une formation et à étudier à la Faculté de médecine de l’Université Memorial. Aujourd’hui, il est le premier président noir — et le plus jeune — de l’Association médicale canadienne, après 158 ans d’histoire.
Chers collègues, c’est un honneur d’être le premier. Toutefois, être le premier comporte souvent un poids invisible : celui de la représentation, des attentes et de la conscience que sa réussite ouvrira ou fermera des portes à d’autres.
Alors que le Mois de l’histoire des Noirs touche à sa fin, j’espère que nous nous engagerons tout au long de l’année à apprendre, à écouter et à bâtir un pays où être le premier n’est plus remarquable parce que les possibilités ne sont plus rares.
Que ceux qui sont les premiers soient les leaders des générations futures afin que la prochaine génération puisse atteindre l’excellence, sans avoir à surmonter les obstacles qui auront été éliminés.
Merci, meegwetch, wela’lioq.