DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — L'honorable Percy Mockler
10 avril 2024
Honorables sénateurs, je suis heureuse de prendre la parole pour rendre hommage à l’un des citoyens les plus connus du Nouveau-Brunswick, un homme qui a toujours eu à cœur d’aider les Néo-Brunswickois.
Bien que je ne me sois jointe au Sénat que récemment, je connais le sénateur Mockler depuis l’époque où il était député provincial et ministre responsable de divers portefeuilles importants au Nouveau‑Brunswick.
Percy est très connu dans les milieux politiques. Lorsque vous mentionnez le nom « Percy », tout le monde sait de qui vous parlez. Son nom est aussi connu que celui de « Sting » ou de « Bono ».
À l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, Percy aimait pontifier, et il pouvait le faire pendant des heures. Comme chez un joueur de poker, on pouvait toujours déceler chez lui un « indice » révélant qu’il était sur le point de se lancer dans un discours enflammé et passionné sur le sujet du jour. Après avoir placé un verre d’eau fraîche sur son bureau, il desserrait sa cravate, s’éclaircissait la voix puis jetait un regard vers l’autre côté de l’assemblée pour signifier à ses adversaires législatifs qu’ils avaient intérêt à se calmer et à s’installer. C’était un signal clair que Percy est prêt à se lancer. C’était un débatteur efficace doté d’une vivacité d’esprit légendaire. Ceux qui ont essayé de le battre dans un débat se sont vite rendu compte qu’ils avaient du pain sur la planche.
Malgré son profond dévouement envers le Parti progressiste-conservateur, Percy éprouvait beaucoup d’affection pour tous les députés de l’assemblée législative, peu importe leur affiliation politique. Il admirait le rôle que jouaient tous les élus en représentant leurs concitoyens et leur province. Il traitait tout le monde avec respect.
Percy Mockler avait des amis des deux côtés de l’assemblée législative. Même s’il était capable de pourfendre un adversaire pendant un débat, il n’était pas inhabituel de le voir blaguer et rire avec ce même adversaire une fois la séance levée.
C’était un politicien de circonscription chevronné qui se préoccupait beaucoup de ses concitoyens et qui travaillait sans relâche pour eux. Il avait une passion particulière pour les personnes dans le besoin et il a toujours tenté de faire de son mieux pour améliorer leur vie.
Percy adorait la politique et il l’adorera toujours. C’était un stratège politique et un organisateur conservateur hors pair. Il avait au moins trois téléphones sur lui et prenait toujours les appels. Il en avait même un qu’il gardait dans sa botte de cowboy. Il savait qu’il était important de répondre aux gens, peu importe quel téléphone sonnait. C’est un exemple qu’il a inculqué à d’autres.
Un fait moins connu au sujet de Percy est qu’en tant que fier et jeune diplômé de l’Université de Moncton, il a été gestionnaire du contrôle de la qualité à l’usine Bricklin, un emploi qui pourrait s’apparenter à celui de guide touristique sur le Titanic.
Sérieusement, comme beaucoup de Néo-Brunswickois, Percy souhaitait que le projet de Bricklin soit couronné de succès et qu’il ouvre la voie à la prospérité économique du Nouveau-Brunswick. Il est toujours le fier propriétaire d’une automobile Bricklin fabriquée à cette usine.
Je sais qu’il a mis la même passion au service du Sénat que celle qui l’a animé tout au long de sa carrière et l’a guidé jusqu’ici. Percy Mockler a bien servi le Sénat. À mon arrivée ici, il a été l’une des premières personnes à me souhaiter la bienvenue et à me donner de sages conseils, et je lui en suis très reconnaissante.
Percy est à la fois un gentilhomme et un homme gentil. Je me joins à tous mes collègues pour lui offrir mes meilleurs vœux, et j’espère qu’il profitera d’une retraite bien méritée.
Merci, mon ami.