DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le décès de Nancy Garapick
16 avril 2026
Honorables sénateurs, la semaine dernière, Nancy Garapick, l’une des plus grandes athlètes du Canada et de la Nouvelle-Écosse, est décédée chez elle, à Langley, en Colombie-Britannique, à l’âge de 64 ans. Elle était originaire d’Halifax.
Nancy Garapick, la plus grande nageuse de Nouvelle-Écosse, est devenue la plus jeune athlète féminine de l’année de l’histoire du Canada, à seulement 14 ans. À l’âge de 13 ans, elle bat le record du monde du 200 mètres dos, lors des Championnats de l’Est, à Brantford, en Ontario. La même année, elle remporte le 200 yards dos aux championnats nationaux américains de l’Amateur Athletic Union, ainsi que l’argent et le bronze aux 100 et 200 mètres dos lors des deuxièmes Championnats du monde de sports aquatiques, à Cali, en Colombie. Aux Jeux olympiques de Montréal de 1976, elle remporte deux médailles de bronze aux 100 et 200 mètres dos. En 1977, elle s’impose au 200 et au 40 yards quatre nages aux championnats nationaux américains en petit bassin de l’Amateur Athletic Union.
Au cours de sa carrière, Nancy Garapick a remporté 17 titres nationaux canadiens et 38 médailles des championnats. À 12 ans, elle avait déjà établi 12 records nationaux dans sa catégorie d’âge, dont certains sont restés imbattus jusqu’au XXIe siècle. Elle a été la plus jeune participante aux deuxièmes Jeux d’été du Canada, qui se sont tenus en 1973 à New Westminster. En 1982, sous les couleurs de l’Université Dalhousie, elle a décroché cinq médailles d’or aux Championnats interuniversitaires canadiens de natation à Sherbrooke, au Québec. Elle a été intronisée au Temple de la renommée olympique du Canada et au Temple de la renommée sportive de la Nouvelle-Écosse, puis, en 2008, elle est devenue membre du Panthéon des sports canadiens.
Ce sont toutefois les deux médailles de bronze qu’elle a remportées aux Jeux olympiques de Montréal qui ont mené à des changements importants et nécessaires dans le monde du sport. Alors qu’elle avait établi un nouveau record olympique au dos lors des vagues préliminaires, elle a finalement remporté le bronze aux 100 et 200 mètres dos, finissant juste derrière les deux mêmes nageuses est-allemandes dans les deux épreuves.
Comme de nombreux athlètes vivant derrière le rideau de fer, ces nageuses semblaient incontestablement profiter de l’effet de substances qui améliorent la performance. Même si Nancy ne s’est jamais plainte, le monde entier savait que ces médailles d’or auraient dû lui revenir.
Heureusement, les Jeux olympiques de Montréal ont amené le Comité international olympique, ou CIO, à se pencher sérieusement sur la consommation croissante de drogues dans le monde sportif. Le CIO a par la suite conclu que de nombreuses performances avaient été optimisées par l’usage de drogues pendant les Jeux olympiques de Montréal. Le CIO n’a malheureusement pas dépouillé les tricheurs de leurs médailles, mais le monde entier savait que Nancy méritait ces médailles d’or.
C’était une athlète d’un immense talent.
Au nom du Sénat du Canada et de tous les Néo-Écossais, j’offre mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses amis. Que Dieu lui accorde le repos éternel et que la lumière éternelle brille sur elle.