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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère des Pêches et des Océans et la Garde côtière canadienne

La chasse au phoque commerciale

4 juin 2024


Madame la ministre, je vous souhaite la bienvenue. Le 23 mai, le Comité sénatorial permanent des pêches et des océans a publié son plus récent rapport intitulé Assurer l’avenir de la chasse au phoque : Passons à l’action. Le rapport présente neuf recommandations, dont plusieurs exhortent le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour lutter contre la croissance constante de la population de phoques, la baisse des populations d’autres espèces et la destruction continue de l’écosystème océanique en raison de la surabondance de phoques. Le rapport souligne également le besoin criant de plus amples recherches et recommandations pour contrer les mensonges, la mésinformation et la désinformation qui continuent d’être propagés au sujet de cette industrie.

Madame la ministre, sachant la région que vous représentez, croyez-vous que les questions que nous avons soulevées exigent des mesures urgentes aujourd’hui? Les gens de cette industrie peuvent-ils compter sur vous pour défendre leurs intérêts dans cette cause?

L’honorable Diane Lebouthillier, c.p., députée, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne [ + ]

La chasse au phoque, selon les provinces dans lesquelles on se trouve, j’en ai fait une de mes trois priorités. Il y a du travail et des investissements financiers qui ont été faits. On travaille beaucoup avec les communautés autochtones pour avoir accès au marché, mais aussi pour avoir accès au marché à l’intérieur du pays. Il ne suffit pas de penser aux marchés à l’extérieur du Canada. Il faut être en mesure de retrouver ce produit dans nos chaînes d’alimentation et dans nos restaurants. On doit aussi penser à développer le marché à l’extérieur du Canada. Tout ce travail est en train de se faire actuellement avec les provinces et les communautés autochtones.

Je vous remercie, madame la ministre. En novembre dernier, un sommet Canada-Union européenne a eu lieu à Terre-Neuve-et-Labrador. L’embargo européen sur les produits du phoque en vigueur depuis 2009 n’était pas une priorité lors de ces pourparlers. Lorsqu’on lui a demandé si l’industrie de la chasse au phoque avait fait l’objet de discussions, le premier ministre Trudeau a répondu : « Le monde traverse une période complexe et il y a beaucoup de sujets à discuter. »

Eh bien, madame la ministre, ce n’est pas une question complexe. Les quelque 8 millions de phoques au large des côtes de Terre‑Neuve-et-Labrador ne se nourrissent pas de Poulet frit Kentucky ou de beignes de Tim Hortons. Ils mangent les autres espèces de poisson et détruisent l’écosystème océanique. Madame la ministre, quelles mesures le gouvernement prend-il aujourd’hui, en ce moment, pour inciter l’Union européenne à lever l’interdiction sur les produits du phoque?

Mme Lebouthillier [ + ]

Vous avez raison. Comme je le mentionnais un peu plus tôt, le phoque mange le pain et le beurre de nos pêcheurs. L’objectif, dans la transformation des produits du phoque, n’est pas non plus de détruire une ressource. Le phoque peut être aussi une ressource de développement économique. On peut l’utiliser pratiquement dans son entièreté, soit à 98 %. Actuellement, je travaille avec la France. En 2025, on aura la Conférence des Nations unies sur l’océan, qui permettra notamment de discuter des espèces envahissantes. Le phoque sera assurément un des sujets de discussion.

Comme je le disais, il ne s’agit pas seulement de regarder ce qu’on peut faire avec l’Union européenne par rapport aux phoques, mais ce qu’on peut faire aussi au pays.

Son Honneur la Présidente [ + ]

Merci, madame la ministre.

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