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PÉRIODE DES QUESTIONS — Les pêches et les océans

La pêche au crabe des neiges

6 octobre 2026


Ma question s’adresse au leader du gouvernement au Sénat.

Le 20 septembre, le premier ministre Carney et le président français Emmanuel Macron ont tenu une réunion à Saint-Pierre-et-Miquelon, au large de Terre-Neuve-et-Labrador. C’était une belle démonstration d’unité et d’effort concerté pour accroître la collaboration transatlantique. Cette réunion marquait la première visite officielle d’un premier ministre canadien sur le territoire français et la première visite d’un président français depuis plus d’une décennie. C’était là la seule bonne nouvelle ce jour-là.

Un jour ou deux plus tard, on apprenait que le président français Macron avait promis un permis de pêche exploratoire au crabe des neiges à une entreprise de pêche de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le permis vient entre autres avec un plan visant à pêcher jusqu’à 1 500 tonnes de crabe des neiges par an pendant 5 ans le long du rebord du plateau continental des Grands Bancs.

La ministre fédérale des Pêches, Joanne Thompson, et le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, ont fermement condamné cette annonce unilatérale, affirmant que les Français n’ont pas le pouvoir d’accorder l’accès aux ressources du plateau continental du Canada.

Monsieur le leader, la délivrance de ce permis nuira à la pêche au crabe à Terre-Neuve-et-Labrador. Pouvez-vous dire au Sénat quelles mesures le gouvernement fédéral prend pour veiller à ce que cette promesse du président Macron ne se concrétise jamais?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat) [ + ]

Je vous remercie de votre question, sénateur Manning. Elle est très importante.

Je peux vous assurer que le gouvernement du Canada est toujours déterminé à défendre les intérêts des pêcheurs, des familles et des collectivités de Terre-Neuve-et-Labrador, qui comptent sur la pêche au crabe des neiges.

Vous savez sans doute déjà que toute discussion entre le Canada et Saint-Pierre-et-Miquelon concernant la pêche passerait par les voies officielles que vous connaissez probablement très bien.

Pour l’instant, je peux vous assurer que de telles discussions n’ont pas eu lieu. Je sais de source sûre que le Canada a été en communication avec les autorités françaises et qu’aucun permis de ce type n’a été délivré par elles. Quant au gouvernement du Canada, il va tenir compte avant tout des intérêts des pêcheurs et du secteur de la pêche ici, au Canada.

Merci, monsieur le leader. Pourriez-vous nous tenir informés si de telles discussions débutaient? Nous pourrions peut-être demander au ministre de nous prévenir si le gouvernement français adressait une demande en ce sens au gouvernement du Canada. Ainsi, nous serions au moins en mesure de nous préparer en vue de contribuer à la réponse qui serait donnée, le cas échéant.

Le sénateur Moreau [ + ]

Tout à fait, monsieur le sénateur. Je tiens à souligner une fois encore que la priorité absolue du gouvernement du Canada est de protéger le secteur canadien de la pêche, y compris les pêcheurs et leur famille, qui tirent leur subsistance des pêches canadiennes.

Comme je l’ai déjà dit, il n’y a aucune discussion entre le Canada et les autorités françaises concernant un quelconque changement à ce sujet.

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