Projet de loi sur la Journée nationale de Thanadelthur
Troisième lecture
21 avril 2026
Honorables sénateurs, je suis heureuse de prendre la parole aujourd’hui pour appuyer le projet de loi S-225, Loi instituant la Journée nationale de Thanadelthur. La sénatrice McCallum vous a beaucoup parlé de ce projet de loi très important, et je tiens à remercier la sénatrice Martin de m’avoir demandé d’en être la porte-parole.
Je viens du territoire du Traité n o 1, qui est également la patrie de la nation métisse. C’est l’occasion pour nous tous aujourd’hui de réfléchir à l’importance de ce projet de loi et de l’exemple de Thanadelthur, car elle incarne le leadership inlassable et la nature résolue des femmes autochtones, qui sont à la fois des mères bienveillantes et des protectrices prêtes à se battre.
Je pense aux Thanadelthur d’aujourd’hui qui, malgré les obstacles, les difficultés et l’opposition, mènent des efforts semblables de paix réparatrice et de réconciliation. Des militantes autochtones comme la regrettée Mary Two-Axe Earley, Jeannette Corbiere Lavell, à qui nous rendrons hommage au Sénat la semaine prochaine, Cindy Blackstock, Pam Palmater, Leslie Spillett, Autumn Peltier, Diane Redsky et nos anciennes collègues l’honorable Sandra Lovelace Nicholas et l’honorable Lillian Dyck.
Nous avons le privilège, dans cette enceinte, d’avoir des dirigeantes autochtones, toutes des pionnières respectées avant d’accepter leur nomination au Sénat. J’ai nommé les sénatrices Dawn Anderson, Michèle Audette, Nancy Karetak-Lindell, Mary Jane McCallum, Yvonne Boyer, Margo Greenwood et Judy White.
Je pense à des leaders inuites comme Rosemarie Kuptana, l’artiste Daphne Odjig, Jackie Traverse, originaire du Manitoba, et l’amie bien-aimée de ma famille, la légendaire cinéaste Alanis Obomsawin, qui est aujourd’hui âgée de 93 ans et qui travaille sur son 54 e film.
Les femmes et les filles autochtones jouent un rôle clé dans le maintien de leur communauté. Elles agissent souvent comme des agentes de la paix et dirigent des mouvements qui finissent par amener les parties belligérantes à négocier. Elles cherchent à parler franchement aux personnes au pouvoir, y compris au sein de leur communauté. Elles s’attaquent aux causes profondes d’un conflit et renforcent l’engagement communautaire, tout comme Thanadelthur l’a fait il y a des centaines d’années.
Quand je retourne au Manitoba, j’ai l’honneur de recevoir des conseils de trois des leaders les plus efficaces de Winnipeg — Hilda Anderson-Pryz, Sandra DeLaronde et Diane Redsky —, souvent à propos de la défense des intérêts internationaux dans le cadre de processus multilatéraux. L’an dernier, elles ont dirigé la plus importante délégation de femmes autochtones jamais envoyée aux Nations unies, à Genève, pour participer à l’examen du Canada en vertu de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.
Chers collègues, nous savons tous qu’un porte-parole n’est pas tenu de prendre la parole au sujet d’un projet de loi avant qu’il ne soit mis aux voix. J’en ai l’occasion parce que la sénatrice Martin savait que j’étais en faveur du projet de loi et que, aujourd’hui, la sénatrice McCallum m’a demandé de prendre brièvement la parole pour confirmer mon appui. Je suis à ses côtés pour vous demander à tous de vous joindre à nous pour rendre hommage à Thanadelthur. En votant en faveur de ce projet de loi, nous rendons hommage à toutes les dirigeantes et pacificatrices autochtones qui sont essentielles au progrès dans les familles, les communautés et les nations.
Merci. Meegwetch.
Vous plaît-il, honorables sénateurs, d’adopter la motion?
Des voix : D’accord.
(La motion est adoptée et le projet de loi, lu pour la troisième fois, est adopté.)