DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le symposium sur le virus de l'inégalité
30 avril 2026
Honorables sénateurs, je tiens tout d’abord à remercier mes collègues du Groupe des sénateurs canadiens, et en particulier leur leader, la sénatrice Osler, de m’avoir accordé ce temps de parole.
Je tiens également à remercier les sénateurs qui se sont joints à nous dans le salon des sénateurs pour l’ouverture du symposium sur le virus de l’inégalité, hier soir. Il n’était pas facile de suivre les arrivées et les départs, mais nous avons compté plus de 30 sénateurs de présents. Ce symposium peut se tenir grâce à l’aide des sénatrices Petitclerc, Pate, Ataullahjan, Osler, Bernard, Senior, Henkel, Patterson, Clement, Mohamed et Moodie. Je les remercie du fond du cœur.
Hier soir, nous avons rendu hommage à quatre mentores octogénaires qui continuent d’être des chefs de file du mouvement féministe.
Merci infiniment pour l’ovation méritée en l’honneur de la première parlementaire noire de l’histoire du Canada.
Nous devons remercier Jean Augustine d’avoir proposé la création du Mois de l’histoire des Noirs, et nous en parlons dans cette enceinte.
Lorsque nous nous rendons au Sénat et que nous passons près des statues des Célèbres cinq, qui sont associées à l’affaire « personne », nous devons remercier Jean Augustine.
Des femmes ont eu le mérite de vouloir changer les règles qui reposaient sur l’exclusion. Elles ont pris la décision d’être la voix et l’influence qui allaient changer les cœurs et les esprits comme on doit le faire pour arriver à changer les règles.
Chers collègues, il y a plusieurs mois, je me suis dit que ce serait une bonne idée de tenir un symposium sur les répercussions des inégalités grandissantes dans le monde. Mais pourquoi ai-je décidé de dire que ce serait un symposium sur le virus de l’inégalité? Eh bien, premièrement, j’espère que cette expression suscite la réflexion.
Les inégalités sont systémiques, structurelles et contagieuses. Elles se répandent dans le système de justice, dans la société en général, dans les systèmes de santé et d’éducation, dans l’économie et dans l’univers politique. Elles amplifient les préjudices au Canada et ailleurs dans le monde.
La métaphore que j’emploie évoque la pandémie de COVID-19, qui nous a révélé brutalement l’effet intensificateur et accélérateur des crises sur les injustices structurelles.
La pandémie a mis en évidence la vulnérabilité de la société, les limites de systèmes économiques profondément marqués par les inégalités, les lacunes des systèmes de santé et d’aide sociale ainsi que le rôle essentiel des interventions énergiques du gouvernement et du Parlement pour mettre en œuvre des politiques capables d’opérer une transformation urgente de la société. Une telle transformation serait indispensable pour réduire les inégalités.
Chers collègues, en tant que législateurs, nous sommes en mesure d’accomplir ce genre de transformation. Je salue tous ceux qui, parmi nous, s’emploient chaque jour à y parvenir.
Merci. Meegwetch.