PÉRIODE DES QUESTIONS — L'immigration, les réfugiés et la citoyenneté
L'immigration francophone
25 février 2026
Sénateur Moreau, selon les données cumulées de janvier à novembre, pour chacune des années comparées, l’immigration francophone en Nouvelle-Écosse est passée de 795 admissions en 2022 à 350 en 2023, puis à 250 en 2024 et à 260 en 2025. Même en comparant des périodes équivalentes, la baisse demeure majeure et persistante. Il s’agit d’une diminution de plus de 65 % en trois ans.
Comment le gouvernement explique-t-il une telle chute, et reconnaît-il qu’elle met en péril la vitalité des communautés acadiennes et francophones de la province?
Le gouvernement reconnaît qu’il y a effectivement une diminution du nombre de francophones à l’extérieur du Québec. C’est une des raisons pour lesquelles la Loi sur les langues officielles a été modernisée récemment. Vous étiez présent lorsque nous avons reçu la nouvelle commissaire aux langues officielles.
La loi prévoit un engagement pangouvernemental clair pour rétablir et accroître le poids démographique des francophones hors Québec. Elle oblige notamment Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada à mettre en place une politique spécifique en matière d’immigration francophone pour soutenir la croissance et l’épanouissement de ces communautés partout au pays.
Le gouvernement demeure engagé à protéger et à renforcer les communautés francophones en situation minoritaire partout au Canada, y compris dans votre région, monsieur le sénateur.
Sénateur Moreau, comme je vis personnellement dans la communauté francophone minoritaire de Chéticamp, cette question m’inquiète beaucoup. Quelles mesures précises et ciblées le gouvernement entend-il mettre en place?
Vous avez parlé de la loi en général, mais pourrait-on augmenter les niveaux d’immigration francophone en Nouvelle-Écosse?
Le gouvernement a apporté des changements à sa politique d’immigration en accueillant des francophones qualifiés grâce au système Entrée express et à des projets pilotes en matière d’immigration francophone. Le gouvernement a atteint et même parfois dépassé les cibles d’immigration francophone hors Québec durant quatre années consécutives. L’objectif est d’atteindre une cible de 12 % d’immigrants francophones en 2029, afin de contrer la réduction démographique et d’augmenter la proportion de francophones, y compris en Nouvelle-Écosse.