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PÉRIODE DES QUESTIONS — L'emploi et le développement social

Les adoptions forcées

26 février 2026


L’honorable Chantal Petitclerc [ - ]

Monsieur le sénateur Moreau, ma question portera sur la pratique cruelle des adoptions forcées au Canada de 1945 à 1971. On parle de plus de 300 000 mères célibataires canadiennes qui ont été cruellement séparées de leur bébé. Le Canada n’est pas le seul pays qui a traité ainsi les mères célibataires. En revanche, contrairement à l’Australie, à l’Écosse, au pays de Galles ou à l’Irlande, le gouvernement du Canada n’a pas encore présenté d’excuses officielles.

Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie a réalisé une étude en 2018 et il avait alors recommandé que l’on fasse des excuses officielles, car elles sont importantes dans la guérison des survivantes.

Sénateur Moreau, ces mères, dont la vie a été bouleversée à tout jamais, commencent à manquer de temps —

Son Honneur la Présidente [ - ]

Merci, sénatrice Petitclerc. Je vais demander au sénateur Moreau de tenter de répondre à la question.

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat)

J’ai bien saisi la question. Sénatrice Petitclerc, je veux souligner la sincérité de vos propos lorsque vous soulevez des questions aussi importantes que celle-là, ce qui amène un contraste très évident par rapport au débat dans lequel nous nous sommes engagés précédemment pendant la période des questions.

Le gouvernement est au courant du rapport publié par le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie sur l’enjeu de l’adoption forcée des enfants nés d’une mère célibataire pendant la période de l’après-guerre au Canada. Il considère que c’est une question importante. Vous avez raison, on n’a pas présenté d’excuses; le gouvernement le reconnaît. J’ai l’intention de porter votre question à l’attention de la ministre et de lui indiquer non seulement votre intérêt à ce que des excuses soient présentées, mais aussi d’évoquer votre insistance pour que le gouvernement donne suite aux recommandations du comité.

La sénatrice Petitclerc [ - ]

Merci, sénateur Moreau. Je vais me permettre de vous demander d’insister, avec tout le respect que je vous dois. Plusieurs de ces femmes ont eu le courage de témoigner devant le comité et de partager leur histoire avec nous. Certaines sont restées en contact avec moi, avec quelques-uns d’entre nous et avec notre ancien collègue le sénateur Eggleton. Ces femmes méritent au moins une réponse à ma question.

Madame la sénatrice, je vous remercie de porter ces questions à mon attention. J’ai peu d’années d’expérience au Sénat et encore moins dans le rôle que j’occupe aujourd’hui, parce que j’ai été nommé à cette fonction après mon arrivée au Sénat.

C’est le genre d’enjeu qui a fait l’objet d’examens préalables importants par des comités. Je vous remercie de porter ce dossier à mon attention, et je vous assure en retour que je me ferai le messager du Sénat auprès du gouvernement.

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