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PÉRIODE DES QUESTIONS — Les finances

Le coût de la vie

26 février 2026


L’honorable Yonah Martin (leader adjointe de l’opposition) [ - ]

Sénateur Moreau, des rapports récents d’Equifax Canada et de TransUnion Canada indiquent que l’endettement des ménages canadiens a atteint un niveau record de 2,6 billions de dollars en raison de la montée en flèche des soldes des dettes hypothécaires, même si de nombreuses familles n’ont pas les moyens d’acheter une propriété. À elles seules, les dettes hypothécaires frôlent les 2 billions de dollars, et de nombreux Canadiens subiront un choc lorsqu’ils renouvelleront leur prêt. En outre, l’augmentation des défauts de paiement des prêts autres qu’hypothécaires est un signe de la pression financière sur les ménages.

Seriez-vous d’accord pour dire que, au cours de la dernière décennie, les politiques de votre gouvernement ont placé les Canadiens dans une situation de surendettement dangereux et que la crise du coût de la vie les rend financièrement vulnérables en raison de l’insécurité alimentaire, de la précarité de l’emploi et du désespoir grandissant des jeunes familles?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat)

Le gouvernement est conscient que le coût de la vie est un dossier de la plus haute importance pour les Canadiens, et c’est pourquoi il a pris des mesures en conséquence.

Vous parlez des ménages. Aujourd’hui, on constate que le revenu disponible des ménages augmente. Ce n’est pas le gouvernement qui le dit, c’est la Banque du Canada. Les marchés immobiliers se stabilisent à Toronto, ainsi qu’à Vancouver, d’où vous venez.

Le travail du gouvernement ne s’arrête pas là. D’autres mesures visant à mettre fin à la crise du coût de la vie ont été présentées, y compris le projet de loi C-4, qui réduit la TPS pour les acheteurs d’une première maison; le projet de loi C-15, qui prévoit un investissement de 57 milliards de dollars dans des services de garde à moindre coût, une mesure à laquelle votre parti s’est opposé à l’autre endroit; et le projet de loi C-20, qui prévoit un investissement de 13 milliards de dollars dans la construction de logements, facilitant l’accès aux prestations au moyen d’un nouveau système de prestations fédérales automatisées.

Il s’agit là de mesures concrètes. Vous devez bien admettre que ces mesures existent et qu’elles sont là pour aider les Canadiens.

La sénatrice Martin [ - ]

La réalité, c’est qu’à Vancouver, les coûts ont énormément augmenté. Ils ont peut-être baissé, mais ils demeurent absolument inabordables. Je le sais grâce à ma fille, qui vit à Vancouver.

Le fardeau de la dette s’alourdit, et les jeunes Canadiens subissent une pression croissante en raison du coût du logement et des frais de subsistance incontournables. Dans un contexte où la dette hypothécaire dépasse les 2 billions de dollars et où les familles doivent choisir entre faire l’épicerie et payer le loyer, pourquoi les travailleurs canadiens devraient-ils croire que les politiques économiques du gouvernement empêcheront que la situation financière des familles se dégrade davantage?

C’est parce que le gouvernement s’attaque à la question de l’abordabilité de plusieurs manières. Nous avons réduit les impôts de 22 millions de Canadiens. Nous éliminons la taxe sur le carbone pour les consommateurs. Nous protégeons l’assurance-médicaments, les soins dentaires et les services de garde d’enfants. Nous abaissons les critères d’admissibilité au crédit d’impôt pour personnes handicapées. Nous offrons une aide immédiate pour l’épicerie. Nous investissons dans des projets de logement d’un bout à l’autre du pays. L’abordabilité est un enjeu aux multiples facettes, et le gouvernement travaille sur chacune d’entre elles.

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