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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le patrimoine canadien

Le financement des sports

11 mars 2026


L’honorable Chantal Petitclerc [ + ]

Sénateur Moreau, aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, le Canada a enregistré sa plus faible récolte de médailles à des jeux d’hiver depuis 2002. Pourtant, depuis des années, les fédérations sportives sonnent l’alarme. Les besoins explosent, les coûts augmentent, mais le financement public du sport stagne, et ce, depuis plus de 20 ans. Alors que nos succès sportifs sont une source de fierté et de rayonnement international, combien de temps encore le gouvernement va-t-il laisser nos athlètes se débrouiller? Va-t-il enfin s’engager à investir à la hauteur de nos ambitions?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat)

Je vous remercie pour la question, sénatrice Petitclerc. J’aimerais joindre ma voix à celle de nos collègues, qui ont reconnu hier dans vos interventions l’inspiration que vous êtes pour l’ensemble des Canadiens et Canadiennes et pour tous ceux et celles qui représentent fièrement le Canada durant les Jeux paralympiques.

Loin de moi l’idée de vous imposer ma vision des choses, mais vous serez sans doute d’accord avec moi pour dire que le succès de nos athlètes ne dépend pas du nombre de médailles qu’ils remportent aux Jeux olympiques. On voit que la différence entre la médaille d’or et la quatrième position est souvent une question de millièmes de seconde.

L’information que j’ai sur le financement direct aux athlètes est qu’il aurait été rehaussé de 45 % au cours des dernières années et qu’il permet à plus d’athlètes de s’entraîner pour les compétitions internationales sans s’inquiéter du coût de la vie. De plus, le financement doit être ventilé selon le financement direct aux athlètes.

La sénatrice Petitclerc [ + ]

Merci, sénateur Moreau. Effectivement, le financement direct aux athlètes qui font partie des équipes nationales a augmenté. Par contre, il reste le financement aux fédérations sportives. Si l’on compare avec la Norvège, on constate que ce pays investit à la base pour que les jeunes grandissent dans un système. Ne devrions-nous pas imiter les meilleurs?

Vous m’enlevez les mots de la bouche : on doit toujours s’inspirer des meilleurs. Maintenant, il y a une question de choix qui doit être fait par le gouvernement. Cela dit, dans son intention d’appuyer les athlètes de haut niveau, je crois que le gouvernement suit exactement les suggestions que vous faites, et il est clair que je porterai votre question auprès de la ministre responsable.

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