PÉRIODE DES QUESTIONS — Les affaires mondiales
Les relations Canada-Iran
16 avril 2026
Monsieur le leader du gouvernement, la véritable cruauté de la théocratie iranienne est cruellement mise en évidence depuis 1979. Nous avons désigné le Corps des Gardiens de la révolution islamique comme une entité terroriste, notamment parce qu’il a causé la mort de 55 Canadiens à bord du vol PS752. Le régime a massacré et torturé des milliers de ses propres citoyens, il a violé et maltraité des femmes, et il a pendu et exécuté de jeunes citoyens qui avaient osé faire entendre leur voix.
Pourquoi diable le Canada resterait-il les bras croisés et soutiendrait-il la nomination de l’Iran à un comité des Nations unies chargé des droits des femmes, des droits de la personne et de la prévention du terrorisme? Ce régime soutient le terrorisme à l’échelle mondiale, et il n’a pas la moindre once d’humanité.
Le premier ministre a déjà exprimé son opinion sur le régime iranien. Je ne pense pas que le gouvernement canadien reste silencieux sur cette question. Nous convenons tous que ce régime est un régime de terreur qui bafoue les droits de la personne de sa propre population. Telle est la position du gouvernement du Canada.
Nous sommes restés muets lors d’un vote à l’ONU alors que nous avions l’occasion de contester la nomination de l’Iran. Nous avons mis fin à une enquête sur l’aide apportée aux victimes du vol PS752. Il y a 25 agents du régime qui vivent au Canada. L’un d’entre eux a été expulsé.
Pourquoi ne les expulsons-nous pas, à tout le moins? Ne venez pas me parler de droit international ou de l’application régulière de la loi, car ils sont venus ici en invoquant des motifs fallacieux, et leur présence est illégale.
Les positions du gouvernement canadien concernant les décisions de l’ONU sont adoptées à l’issue de consultations approfondies menées à des niveaux diplomatiques dont je ne peux pas parler ici.
J’ai répondu à la question de la sénatrice Gerba concernant une autre résolution de l’ONU, et ces résolutions ont parfois trait à la formulation de la déclaration et aux négociations en cours, dont je ne peux pas parler ici pour l’instant.
Merci, sénateur Moreau.