PÉRIODE DES QUESTIONS — La sécurité publique
La libération d'office
23 avril 2026
Sénateur Moreau, les Canadiens ont été catastrophés d’apprendre qu’Ashton Larmond, qui a été reconnu coupable de recrutement pour le groupe État islamique, a été libéré de prison malgré les opinions extrémistes qu’il continue de professer. Ce qui est encore plus alarmant, c’est qu’il aurait été impliqué dans une altercation avec un autre détenu pas plus tard que le mois dernier.
Monsieur le leader, comment le gouvernement peut-il justifier qu’un recruteur terroriste notoire, qui continue de faire usage de violence et de montrer des signes de radicalisation, soit libéré d’office? Qu’est-ce que cela nous dit sur les engagements du gouvernement en matière de sécurité publique?
Le ministre de la Sécurité publique était parmi nous il y a quelques jours à peine. Il a répété que le gouvernement non seulement a l’intention d’assurer la sécurité des Canadiens et de protéger la souveraineté canadienne contre les terroristes ou contre toute forme d’ingérence étrangère, mais qu’il s’y engage. Je peux seulement vous redire que c’est l’engagement que prend le gouvernement.
Vous savez que, dans le cas que vous citez, il n’y a eu aucune intervention politique. C’est un comité indépendant qui décide si un détenu qui a purgé sa peine peut être remis en liberté et quand il doit l’être.
Sénateur Moreau, au final, c’est le gouvernement qui est responsable dans ce genre de situation. Ce ne sont ni les belles paroles ni les engagements qui permettront de régler le problème des libérations d’office que connaît le Canada.
Dans la mesure où les cas comme celui de M. Larmond ne sont pas isolés, pourquoi le gouvernement ne fait-il rien pour empêcher que des contrevenants radicalisés soient automatiquement libérés, surtout quand le Service canadien du renseignement de sécurité nous apprend que les efforts de recrutement du groupe État islamique ont repris de plus belle au Canada?
Notre démocratie respecte la primauté du droit. Tant qu’un comité indépendant n’outrepasse pas ses pouvoirs, j’estime que la primauté du droit est intacte. Maintenant, je peux seulement vous répéter que le gouvernement s’est fermement engagé à faire respecter les lois canadiennes en tout temps et en toutes circonstances.