PÉRIODE DES QUESTIONS — La santé
PrescribeIT
2 juin 2026
Monsieur le leader du gouvernement, bon retour. Je suis heureux de vous revoir et de constater que votre voix est encore plus puissante que d’habitude.
Monsieur le leader du gouvernement, on avait promis aux Canadiens que le programme PrescribeIT moderniserait notre système de santé et permettrait enfin aux fournisseurs de soins de se débarrasser de leurs télécopieurs désuets. Cependant, honorables collègues, après près d’une décennie et près de 300 millions de dollars de fonds publics, le programme a traité moins de 5 % des ordonnances avant d’être interrompu. Ce qui est encore plus inquiétant, malgré une rémunération annuelle de près de 900 000 $ pour les cadres, c’est que l’ONG financée par le gouvernement qui est responsable du programme n’a pas été en mesure d’expliquer clairement au Parlement pourquoi le programme a échoué ou pourquoi les Canadiens en ont eu si peu pour leur argent.
Monsieur le leader du gouvernement, le gouvernement peut-il expliquer aux Canadiens pourquoi ils en ont eu si peu pour leur investissement de 300 millions de dollars dans l’entreprise PrescribeIT?
Je vous remercie de vos bons mots. J’ai maintenant hâte d’avoir une voix forte au Sénat, sénateur Housakos. Merci beaucoup.
Pour répondre à votre question, la ministre de la Santé était ici il y a quelques semaines, et je pense que la question a été soulevée à ce moment-là sur la façon dont le gouvernement envisage l’avenir à l’égard des questions de santé et du travail qu’il accomplit avec les provinces. Le gouvernement s’est engagé à travailler avec toutes les provinces, et nous sommes certainement impatients d’obtenir un rendement sur l’investissement, car il s’agit de l’argent des contribuables.
Dans tous les dossiers, y compris la santé, les technologies de l’information et tout le reste, le gouvernement est déterminé à faire les investissements appropriés et à obtenir des services à la hauteur de nos investissements.
Voilà justement où est le problème, sénateur Moreau. Ce n’est pas la première fois que nous avons des ennuis avec des sous-traitants dans le domaine de la haute technologie. On n’a qu’à penser à l’application ArriveCAN, qui a causé tout un scandale qui a fini par coûter 900 millions de dollars aux contribuables et pour lequel nous n’avons toujours pas toutes les réponses. Votre gouvernement a cette vilaine habitude avec les entreprises numériques.
Est-ce que le plan de votre gouvernement d’investir dans de nouvelles initiatives de santé numérique et de TI...
Je regrette, sénateur Housakos, les 30 secondes sont écoulées.
Le fait est que le gouvernement s’occupe des TI — je sais que c’est problématique. Je faisais partie du gouvernement du Québec, et nous avons eu le même genre de problèmes avec les entreprises de TI. Cela dit, le gouvernement se doit également de veiller à obtenir ce dont il a besoin de la part des entreprises de TI. Oui, c’est problématique, mais le gouvernement est déterminé à faire ce qu’il peut pour que les contribuables canadiens aient ce dont ils ont besoin pour leurs...