PÉRIODE DES QUESTIONS — L'emploi et le développement social
Les jeunes sans emploi
4 juin 2026
Monsieur le leader du gouvernement, le taux de chômage chez les jeunes est maintenant de 14,3 % et continue d’augmenter, et, à l’approche de l’été, de nombreux jeunes Canadiens sont inquiets par rapport à leurs perspectives d’emploi. Rien qu’en Colombie-Britannique, il y a 51 000 jeunes de moins qui ont un emploi cette année comparativement à 2019. En même temps, dans le secteur des services alimentaires, qui emploie un jeune Canadien sur six, il y a environ 70 000 postes à pourvoir.
Compte tenu de cette réalité troublante, pourquoi le gouvernement ne réussit-il pas à faire le lien entre les jeunes Canadiens qui sont à la recherche d’un bon emploi et un secteur qui manque désespérément de main-d’œuvre? Aidez-moi à comprendre.
Merci pour la question.
Le gouvernement agit pour répondre aux préoccupations des jeunes Canadiens — parce que le gouvernement parle aux jeunes Canadiens par l’entremise de son programme de consultation. En effet, il avait publié, au 20 avril, 100 000 Emplois d’été Canada dans le Guichet-Emplois; il a élargi le Programme de stages pratiques pour étudiants à 55 000 places pour donner aux étudiants de niveau postsecondaire des possibilités d’apprentissage en milieu de travail; il a fait passer la Stratégie emploi et compétences jeunesse à 20 000 places; et il facilite les carrières dans les métiers désignés Sceau rouge au moyen d’un investissement de 75 millions de dollars dans le budget de 2025 pour élargir la portée du Programme pour la formation et l’innovation en milieu syndical.
Le gouvernement augmente également de 40 % les bourses d’études canadiennes et fait passer le montant maximal du prêt étudiant canadien de 2 000 $ à 3 000 $ par semaine d’études.
Nous essayons de résoudre ce problème. C’est un problème auquel est confronté le gouvernement du Canada, mais c’est aussi un problème mondial.
Oui. Je vous sais gré des chiffres que vous avez présentés précédemment et de ceux que vous présentez aujourd’hui.
Cependant, les petites entreprises, en particulier dans les communautés touristiques rurales et régionales, peinent à se développer, car elles ne parviennent pas à trouver suffisamment de main-d’œuvre pour pourvoir les postes essentiels. Or, la véritable résilience et le dynamisme économiques dépendent justement de la croissance de ces communautés.
Quelles mesures concrètes le gouvernement compte-t-il prendre pour permettre aux jeunes Canadiens de saisir ces occasions et aider les employeurs à remédier aux pénuries de main-d’œuvre qui freinent le développement de leurs collectivités et de leurs économies locales?
Les initiatives que j’ai mentionnées tout à l’heure aident certes les petites et moyennes entreprises, mais nous faisons bien plus que cela pour les soutenir. J’ai souvent souligné dans cette enceinte que le gouvernement est pleinement conscient que les petites et moyennes entreprises constituent le pilier de notre économie.
Nous allégeons les formalités administratives, notamment grâce à la mise en place du nouveau bac à sable réglementaire. Nous portons à 5 millions de dollars le plafond de financement accordé aux petites et moyennes entreprises par l’intermédiaire de la Banque de développement du Canada.
Nous allouons 500 millions de dollars à...
Merci, sénateur Moreau.