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PÉRIODE DES QUESTIONS — Les finances

La politique économique

9 juin 2026


L’honorable Michael L. MacDonald [ + ]

Sénateur Moreau, la dernière mise à jour économique du directeur parlementaire du budget contient des nouvelles inquiétantes.

On prévoit une hausse du PIB nominal, c’est-à-dire la plus vaste mesure de l’assiette fiscale du gouvernement fédéral, mais cette hausse semble découler en grande partie de l’augmentation du prix de l’énergie, et non d’une véritable croissance de l’économie. Bref, le directeur parlementaire du budget s’attend maintenant, en 2026 et 2027, à une plus faible augmentation du PIB du Canada que ce qui avait été prévu, et l’inflation du PIB devrait bondir à 3,5 %, soit une forte hausse par rapport aux prévisions précédentes.

Sénateur Moreau, pourquoi le gouvernement mise-t-il sur les recettes tirées des poussées inflationnistes pour faire un beau portrait de la situation financière? Pourquoi ne met-il pas plutôt en œuvre des politiques qui génèrent une véritable croissance économique au Canada?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat)

À notre avis, nous réussirons à favoriser davantage la croissance économique du Canada en diversifiant nos partenaires commerciaux. C’est d’ailleurs ce que nous faisons, à l’aide de 12 accords stratégiques. Nous investissons aussi dans de grands projets, nous permettons aux entreprises canadiennes d’investir et d’innover plus rapidement, nous attirons de nouveaux investissements étrangers dans les entreprises d’ici et nous stimulons le secteur économique moderne. Voilà pourquoi le ratio dette-PIB net du Canada est le plus faible des pays du G7, pourquoi le Canada se classe au deuxième rang des pays du G7 pour ce qui est du ratio déficit-PIB et pourquoi la note de crédit du Canada est la plus élevée, soit la note AAA accordée par Standard & Poor’s et Moody’s.

Le sénateur MacDonald [ + ]

Sénateur Moreau, un PIB nominal plus élevé peut augmenter les recettes du gouvernement, mais pour les Canadiens, cela signifie des prix plus élevés et un affaiblissement du pouvoir d’achat.

Le gouvernement admettra-t-il que cette prétendue amélioration de l’assiette fiscale n’est pas le signe d’une économie plus vigoureuse et présentera-t-il plutôt les mesures concrètes qu’il prendra pour générer une véritable croissance au Canada?

De notre côté, nous sommes ravis — tout comme les Canadiens, je suppose — que le ratio dette-PIB net du Canada soit le plus faible des pays du G7 et que le Canada ait la note de crédit la plus élevée. Le gouvernement a géré les finances du Canada de manière à réduire le déficit en 2025-2026. Le Canada se classe au deuxième rang pour ce qui est de la croissance économique, et son taux d’intérêt à long terme est le plus concurrentiel des pays du G7. Ce n’est donc pas si mal.

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