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PÉRIODE DES QUESTIONS — Les finances

Le déficit fédéral

10 juin 2026


L’honorable Yonah Martin (leader adjointe de l’opposition) [ - ]

Sénateur Moreau, je ne suis pas économiste, mais je peux faire des calculs de base. Hier, vous avez dit au Sénat que le gouvernement a réduit le déficit en 2025-2026. Pourtant, selon les dernières perspectives économiques et financières de la directrice parlementaire du budget, le déficit passera de 36,3 milliards de dollars en 2024-2025 à 72 milliards de dollars en 2025-2026. Ce n’est pas une réduction, mais bien un doublement. Ma question est donc on peut plus simple et limpide : le gouvernement considère-t-il qu’un déficit de 72 milliards de dollars est supérieur ou inférieur au déficit de 36 milliards de dollars?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat)

D’un point de vue mathématique, vous avez raison, mais malheureusement, la directrice parlementaire du budget est allée plus loin. Elle a en effet confirmé que le ratio du déficit au PIB diminuera à moyen terme. Le gouvernement est sur la bonne voie et il est déterminé à faire en sorte que l’économie continue de croître.

La sénatrice Martin [ - ]

Sénateur Moreau, le gouvernement ne peut pas simplement préétablir qu’un échec est un progrès. Un déficit qui double n’est pas une réduction. Emprunter, ce n’est pas de la richesse, et les dépenses financées par l’endettement ne deviennent pas prudentes simplement parce qu’un premier ministre les qualifie d’investissements. Quand le gouvernement cessera-t-il d’utiliser le vocabulaire financier de façon créative pour masquer l’état des finances nationales et admettra-t-il que, selon ses propres chiffres, le déficit s’aggrave au lieu de s’améliorer?

À l’échelle mondiale, notre économie est toujours forte. Nous sommes dans une très bonne position. Comme je l’ai mentionné à votre collègue, le sénateur Housakos, les salaires ont dépassé l’inflation chaque mois depuis que le gouvernement est au pouvoir. Le taux d’investissements étrangers directs est deux fois plus élevé que celui de notre plus proche homologue du G7. Notre économie est forte, et le gouvernement est déterminé à la renforcer.

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