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PÉRIODE DES QUESTIONS — Les finances

La gestion financière

11 juin 2026


L’honorable Michael L. MacDonald [ - ]

Sénateur Moreau, à l’annexe G des Perspectives économiques et financières de juin 2026 de la directrice parlementaire du budget, on peut voir que la dette contractée sur les marchés passera de 1,47 billion de dollars en 2024-2025 à 2,27 billions de dollars en 2030-2031. Il s’agit d’une augmentation de près de 800 milliards de dollars qui devra être financée par les marchés financiers. Votre gouvernement préfère parler de ratios et de cibles budgétaires, mais le fardeau des emprunts continue de s’alourdir considérablement.

Sénateur Moreau, comment le gouvernement arrive-t-il à justifier que la dette contractée sur les marchés augmente de 800 milliards de dollars en si peu de temps?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat)

Vous me donnez l’occasion de vous expliquer en quoi consistent le plan économique du gouvernement et la situation au Canada. Le plan du gouvernement fonctionne, sénateur MacDonald.

Chaque mois, depuis que le gouvernement actuel a été porté au pouvoir, les salaires ont augmenté plus rapidement que l’inflation. En mai, 88 000 emplois ont été créés. Le taux d’emploi a augmenté de 0,2 % pour atteindre 60,7 %. Le taux de chômage a diminué de 0,3 %, passant ainsi à 6,6 %. Le nombre d’employés à plein temps a augmenté de 154 000. Le nombre d’emplois occupés par des femmes a crû de 31 000. En un an, il s’est créé 147 000 emplois au Canada, le tout malgré un climat inédit d’incertitude économique, de tensions commerciales et d’instabilité géopolitique. Ce ne sont là que quelques exemples de ce que fait le gouvernement, et il s’agit de faits. En réalité, la création d’emplois…

Son Honneur la Présidente [ - ]

Merci, sénateur Moreau.

Le sénateur MacDonald [ - ]

Ce dont vous avez parlé n’a absolument rien à voir avec la gestion de la dette.

Sénateur Moreau, l’augmentation de la dette contractée sur les marchés signifie que les pressions exercées sur les futurs contribuables seront plus élevées et que les frais d’intérêts nous exposent à de plus grands risques.

La directrice parlementaire du budget prévoit déjà que les frais de la dette publique atteindront plus de 80 milliards de dollars d’ici l’exercice 2030-2031. Une telle dette n’est tout simplement pas viable. Quel est le plan du gouvernement pour ralentir l’augmentation de la dette contractée sur les marchés avant que le service de la dette n’accapare une part encore plus grande des recettes fédérales?

Ce ne sont pas des propos vides de sens. Quel est le plan du gouvernement? Il y a le projet de loi C-4, qui réduit les impôts pour 22 millions de Canadiens de la classe moyenne. Il y a le projet de loi C-5, qui vise à créer une économie canadienne unifiée pour récupérer les 200 milliards de dollars d’occasions manquées chaque année. Il y a le projet de loi C-15, qui prévoit 57 milliards de dollars pour des garderies abordables, pour le Bureau des grands projets, pour les infrastructures d’intelligence artificielle et pour les minéraux critiques. Il y a le projet de loi C-18, qui vise à élargir l’accès aux principaux marchés de la région indo-pacifique. Il y a le projet de loi C-19, qui prévoit 3,1 milliards de dollars pour aider 12 millions de Canadiens. La liste est longue.

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