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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté

Les étudiants étrangers

8 octobre 2024


L’honorable Flordeliz (Gigi) Osler

Je vous remercie d’être ici.

Ma question concerne les répercussions du plafonnement du nombre d’étudiants étrangers pour les petites et moyennes universités canadiennes. Dans ma province, le Manitoba, l’Université de Winnipeg est un campus dynamique d’environ 10 000 étudiants et un pôle d’attraction au centre-ville qui rassemble des gens de différentes cultures et qui forme des citoyens du monde.

L’inclusion des étudiants des cycles supérieurs dans le cadre du plafonnement du nombre d’étudiants étrangers se traduira par une concurrence plus forte entre les établissements dans les provinces et entre les provinces, et favorisera les grandes universités qui font de la recherche au détriment des petites et moyennes universités. Quel est le plan du gouvernement fédéral pour que la répartition des étudiants puisse être équitable entre les universités du Manitoba et entre les universités canadiennes en général?

L’honorable Marc Miller, c.p., député, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté [ - ]

Merci de votre question.

J’ai de très bonnes relations avec le premier ministre Kinew — je ne peux malheureusement pas en dire autant de tous les premiers ministres. Je sais qu’il a à cœur de s’assurer que des gens puissent s’établir au Manitoba et acquérir l’expertise et la formation dont ils ont besoin.

Je pense que, honnêtement, accroître la concurrence est une bonne chose. J’ai dit aux établissements qu’ils devaient s’assurer que leurs pratiques de recrutement d’étudiants étrangers soient meilleures afin d’éviter que les étudiants qui arrivent ici ne reçoivent pas l’aide nécessaire. Les établissements doivent veiller à ce que les frais de scolarité soient raisonnables et à ce que les gens arrivent à s’intégrer adéquatement au Canada s’ils choisissent de rester et de devenir des résidents permanents, voire même des Canadiens.

Il n’y a cependant rien de garanti et, présentement, il y a trop d’étudiants en situation précaire. Je ne dis pas qu’il faut rejeter la responsabilité sur eux. Il y a des jeunes très brillants; je dis « jeunes », parce qu’ils ne sont pas très vieux. Ils dynamisent la main-d’œuvre canadienne. Si nous arrivons à bien les intégrer, c’est une bonne chose. Si nous n’y arrivons pas, après leur avoir fait miroiter de faux espoirs, alors c’est une escroquerie à laquelle il faut mettre fin et nous devons aller au-devant du problème.

Je crois que tous les établissements ont leur part de responsabilité. Certains ont une plus grande part que d’autres, mais nous sommes prêts à travailler avec les provinces afin qu’elles fassent respecter leurs règles. C’est principalement une compétence des provinces, mais je suis là pour les aider et pour m’assurer que nous puissions continuer d’être fiers de ce système.

Merci, monsieur le ministre. Selon l’annonce du 18 septembre 2024, les étudiants diplômés ne seront plus exemptés de l’obligation d’obtenir une lettre d’attestation provinciale et seront assujettis au plafond à compter de janvier 2025.

Étant donné que les étudiants diplômés contribuent à la réputation internationale du Canada en matière de formation de qualité et d’excellence en recherche, comment le gouvernement fédéral compte-t-il remédier à la baisse du nombre de chercheurs internationaux qui participent à la croissance économique du Canada?

M. Miller [ - ]

La lettre d’attestation est la preuve qu’il était important de faire confiance aux établissements d’une province, mais qu’il fallait aussi vérifier. Il s’agit d’une mesure de première ligne que nous devons prendre pour empêcher les gens d’entrer frauduleusement au Canada. Il est arrivé que des personnes se présentent dans un établissement du Nouveau-Brunswick sans lettre d’offre. Cela ne doit pas se produire. C’est important.

La disponibilité de ces étudiants brillants continuera à bâtir une réputation qui rendra le Canada beaucoup plus attrayant. La situation relative aux étudiants étrangers n’est pas propre au Canada. Elle s’est produite en Australie et en Grande-Bretagne et se poursuit aux États-Unis. Cependant, c’est un problème sur lequel nous pouvons travailler ensemble de manière à ce que, lorsque les gens recherchent l’excellence internationale, ils pensent d’abord et avant tout au Canada.

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