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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Rémi Quirion

18 novembre 2025


Honorables sénateurs, c’est pour nous un grand honneur, à l’occasion des journées La science rencontre le Parlement, de souligner aujourd’hui le travail de Rémi Quirion, un homme d’exception qui a marqué la recherche et la politique scientifiques au Québec, au Canada, mais aussi sur la scène internationale. M. Quirion prendra sa retraite au cours de l’année 2026.

Il est le tout premier scientifique en chef du Québec. Ce poste clé est né de l’initiative extraordinaire de notre collègue le sénateur Clément Gignac, qui était alors ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec, dans le cadre d’une nouvelle vision pour la science québécoise.

Dans un monde en profond bouleversement où des leaders politiques ailleurs dans le monde s’attaquent aux chercheurs et remettent en question les conclusions des scientifiques, il est rassurant de voir qu’il existe toujours au Canada un large consensus sur l’indépendance de la recherche par rapport au pouvoir politique et sur la pertinence d’un poste de scientifique en chef.

À titre de scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion a guidé la gestion scientifique pendant 14 ans. Il a soutenu des projets pour la relève, a mobilisé des chercheurs autour des grands enjeux et a multiplié les liens entre la recherche et la société. L’impact de ses actions est tel qu’il a reçu le prix Hommage de l’Institut d’administration publique du Québec en 2024.

Son expertise repose sur un parcours académique et professionnel de premier plan, ce qui l’a mené vers l’enseignement en tant que professeur à l’Université McGill et directeur principal de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Par la suite, il est devenu le premier directeur de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies et il pilote aujourd’hui la Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d’Alzheimer des Instituts de recherche en santé du Canada. Il est aussi président du Réseau international en conseil scientifique gouvernemental. Il fait rayonner l’expertise du Canada au-delà de nos frontières.

Sa carrière est le reflet de l’humilité, de la résilience et de l’engagement. Rémi Quirion nous rappelle que la science doit d’abord servir la société, et que son impact réel commence à l’échelle locale, là où vivent les citoyens. Elle doit être soutenue par l’intégrité, la collaboration et l’ouverture internationale pour renforcer le bien collectif et soutenir la prise de décisions publiques.

C’est avec cette pensée que nous comprenons notre propre responsabilité de poursuivre ce dialogue essentiel.

Rémi Quirion, au nom du Sénat, je vous remercie pour cette vision claire et résolument tournée vers demain.

Merci, chers collègues. Meegwetch.

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