PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère du Travail
L’équité salariale
9 février 2023
Merci, monsieur le ministre. J’aimerais poser une question complémentaire sur la Loi sur l’équité salariale.
Nous savons que certaines personnes sont plus touchées que d’autres par l’équité salariale, et ce sont généralement celles qui travaillent à salaire moindre. Les personnes qui touchent ces taux de rémunérations tendent à appartenir majoritairement à des groupes en quête d’équité et elles vivent de façon très précaire à cause de cela.
Sachant qu’il faudra un certain temps pour traiter au moins les 4 600 demandes — et les autres — qui seront présentées par les employeurs et reconnaissant qu’un plan doit être élaboré avant que la rémunération ne soit contestée ou rendue égale, est-ce que le processus d’évaluation accordera la priorité aux employeurs qui embauchent des groupes d’employés se situant plus traditionnellement dans le bas de l’échelle et étant plus largement composés d’autres groupes en quête d’équité?
D’emblée, sénatrice, je vais obtenir une réponse plus détaillée que celle que je suis en mesure de vous donner pour l’instant. Comme je l’ai dit, nous sommes déterminés à réduire l’écart salarial entre les sexes et à accroître l’égalité financière dans le milieu de travail.
En 2018, nous avons versé 3 millions de dollars sur cinq ans afin de mettre en place la transparence salariale pour les employeurs du secteur privé assujettis à la réglementation fédérale. Nous poursuivrons nos efforts pour soutenir les femmes sur le marché du travail, surtout grâce à la loi sur l’équité salariale et la transparence salariale, et grâce à l’éducation préscolaire et aux services de garde d’enfants au Canada, ainsi qu’au bon travail que nous avons fait avec les provinces dans ce dossier. Je pense que cela aura un effet énorme.
C’est avec plaisir que je vous reviendrai avec des réponses précises à ces questions.
Selon des données de Statistique Canada diffusées en janvier 2023, le revenu d’emploi des diplômés racisés était moins élevé que celui des diplômés non racisés deux ans après l’obtention du baccalauréat.
Par exemple, chez les femmes, les diplômées asiatiques occidentales gagnaient 16 % de moins, et les diplômées arabes, 15 % de moins comparativement aux femmes non racisées. Chez les hommes, ce sont les diplômés noirs, asiatiques du Sud-Est, philippins, chinois et coréens qui enregistraient les revenus d’emploi les moins élevés, soit de 11 à 13 % de moins que leurs homologues non racisés.
Monsieur le ministre, que fait le gouvernement pour assurer une meilleure inclusion et l’équité dans les processus de recrutement des diplômés racisés dans notre pays?
Sénatrice, je vous présente mes excuses, j’aimerais que mon niveau de français soit assez avancé sur ce sujet pour pouvoir répondre dans la langue dans laquelle vous m’avez posé votre question.
Laissez-moi simplement dire que pour répondre à cette question, je vous reviendrai avec des renseignements détaillés sur ce que nous faisons exactement. Je pense que tout le monde s’entend sur l’objectif à atteindre et que personne ne le conteste. J’aimerais toutefois obtenir une réponse plus détaillée sur la façon précise dont nous prévoyons l’atteindre, mis à part évidemment l’équité en matière d’emploi et les autres rapports et mesures législatives sur lesquels nous travaillons.
Je vous reviendrai là-dessus.