DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La Semaine nationale des soins infirmiers
9 mai 2023
Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui en l’honneur de la Semaine nationale des soins infirmiers, qui coïncide avec l’anniversaire de naissance de Florence Nightingale, la fondatrice des soins infirmiers modernes, qui tombe le 12 mai. Comme vous êtes nombreux à le savoir, Mme Nightingale, aussi connue sous le nom de « la dame à la lampe », soignait les soldats britanniques blessés pendant la guerre de Crimée. Elle a transformé la profession d’infirmière.
Au Canada, le premier programme officiel de soins infirmiers a débuté en 1874 au General and Marine Hospital de St. Catherines, en Ontario. Il s’agit de la même école de soins infirmiers où j’ai obtenu mon diplôme — plus de 100 ans plus tard, si vous prenez la peine de compter.
Cette semaine est l’occasion de souligner les contributions exceptionnelles que le personnel infirmier a apportées et continue d’apporter à leur collectivité et aux Canadiens. Peu importe l’endroit et peu importe le patient, les infirmières et les infirmiers ont un point en commun : ils sont déterminés à changer les choses pour le mieux non seulement pour le patient et sa famille, mais aussi pour leur collectivité et pour le Canada.
Nous rendons hommage aux infirmières et aux infirmiers qui prodiguent des soins à domicile aux Canadiens vulnérables et qui les accompagnent dans les diverses étapes de leur vie. Autrement dit, les infirmières et les infirmiers sont des membres essentiels de l’équipe de soins de santé. Ils ont leur propre ensemble de connaissances et de pratique et ils contribuent à rendre l’Ontario, le Canada et le monde un meilleur endroit où vivre.
Par ailleurs, je m’en voudrais de ne pas souligner que le personnel infirmier militaire prodigue des soins en temps de conflit comme en temps de paix. Vous pouvez d’ailleurs voir certains d’entre eux, en service actif ou à la retraite, à la tribune aujourd’hui. Ce sont mes invités et ils ont tous servi en Afghanistan.
Depuis 1885, des milliers d’infirmières canadiennes prodiguent des soins avec compassion aux malades et aux blessés dans des zones de conflit partout dans le monde, et maintenant, même au Canada. En 1904, les infirmières se sont jointes au Corps de santé de l’Armée canadienne en tant qu’infirmières militaires, en France, pendant la Première Guerre mondiale, où elles ont été les premières femmes de l’Empire britannique à être désignées comme officières, ainsi que les premières Canadiennes à voter aux élections fédérales en raison de leur statut.
Pendant la pandémie, les officiers en soins infirmiers des Forces armées canadiennes ont aidé les travailleurs de la santé à fournir des soins aux Canadiens dans les résidences pour personnes âgées, les hôpitaux et les communautés autochtones. Ils ont joué un rôle de premier plan dans la formulation d’observations et de recommandations lors des enquêtes provinciales et fédérales sur les conditions épouvantables qui régnaient dans les résidences pour personnes âgées. Je ne les remercierai jamais assez du courage dont ils ont fait preuve en soutenant les travailleurs de la santé et les Canadiens les plus vulnérables.
Ces exemples nous ramènent à Florence Nightingale. Elle ne se contentait pas de sauver la vie des personnes dont elle s’occupait. Elle avait compris que les soins infirmiers constituaient une véritable force au potentiel inexploité. Comme l’a dit Rawsi Williams, ancienne combattante états-unienne et infirmière autorisée :
Être infirmière, c’est faire ce que personne d’autre ne veut faire, comme personne d’autre ne peut le faire et en dépit de tous les obstacles.
Tout au long de la semaine, célébrons les infirmières. Merci.