DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le Jour de la bataille de Vimy
24 mars 2026
Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour souligner le Jour de la bataille de Vimy, qui commémore la bataille de la crête de Vimy. Ce jour est célébré chaque année depuis 2003 pour commémorer cette célèbre bataille.
Au cours des dernières années, j’ai parlé de la bravoure dont les Canadiens ont fait preuve à la crête de Vimy : des gens comme le capitaine Thain MacDowell, d’Ottawa, qui a reçu la Croix de Victoria pour ses actions. Cependant, aujourd’hui, je vais parler du monument lui-même : de sa création, de sa construction et de son dévoilement.
Après la guerre, les gouvernements de la France et de la Belgique ont offert au Canada divers emplacements pour ériger des monuments à la mémoire des soldats tombés au combat.
En 1920, le gouvernement a demandé des maquettes, et l’une des 160 qu’il a reçues s’est démarquée des autres, soit celle de Walter Allward. La maquette de M. Alward était tellement remarquable et unique que le gouvernement a décidé de construire un seul monument, soit le Mémorial national du Canada à Vimy, au lieu d’en construire plusieurs en Belgique et en France.
La bataille de la crête de Vimy, qui a commencé à 5 h 30 le lundi 9 avril 1917, incidemment le lundi de Pâques, a été la première bataille au cours de laquelle les quatre divisions d’infanterie du Corps expéditionnaire canadien ont combattu ensemble. La bataille a duré quatre jours. La construction du monument, elle, a pris beaucoup plus de temps.
La construction du monument a commencé en 1924 et, au fil de 12 ans de labeur, il a graduellement surplombé le site d’une bataille qui fait maintenant partie de notre conscience nationale et de notre histoire. J’aimerais que chacun d’entre vous imagine, si possible, à quoi ressemble ce monument aujourd’hui.
Sur le monument, les symboles sont abondants. Les mots « Au champ d’honneur » sont gravés dans la base. Sur les murs, on peut lire le nom des 11 285 Canadiens qui sont tombés sur les champs de bataille en France et qui n’ont pas de sépulture connue.
Deux grands pylônes représentant le Canada et la France, unis à jamais par les épreuves de la guerre, s’élèvent au-dessus de la crête. Cependant, la caractéristique la plus frappante est la statue Le Canada en deuil, une figure féminine solitaire qui pleure la perte de ses fils canadiens. Il ne s’agit pas d’un monument à la gloire du Canada, mais d’un hommage au sacrifice.
Le monument a été inauguré en juillet 1936 par le roi Édouard VIII. Fait intéressant, il s’agit du seul grand acte public de ce dernier en tant que roi du Canada. Parmi les personnes présentes ce jour-là se trouvait le garçon de 8 ans, Don Wood, qui est avec nous à la tribune aujourd’hui. Il s’était rendu en Europe avec ses parents.
Le père de Don, Henry Wood, un ancien combattant britannique du Royal East Kent Regiment, a immigré au Canada en 1906 et s’est joint au régiment The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada.
En août 1914, Henry Wood s’est porté volontaire pour le service actif au sein du Corps expéditionnaire canadien en tant que sergent quartier-maître de compagnie du 13e bataillon des Royal Highland of Canada, le Black Watch, sur la crête de Vimy.
Le fils de Henry, Don Wood, qui a maintenant 98 ans, est considéré comme le dernier Canadien en vie à avoir assisté au dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy. Il est notre dernier lien vivant non seulement avec cette cérémonie, mais également, d’une certaine façon, avec la bataille elle-même. Voilà pourquoi je suis si heureuse qu’il puisse être parmi nous aujourd’hui.
En conclusion, je tiens à remercier M. Wood et sa famille d’être ici avec nous aujourd’hui. Soyez assuré que nous vous voyons et, si je peux paraphraser John McCrae, nous sommes là pour recevoir de votre part le flambeau du souvenir, et nous vous promettons de le porter bien haut.
« N’oublions jamais. »