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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La chasse au phoque

26 février 2024


Honorables sénateurs, la chasse au phoque est une industrie vitale à Terre-Neuve-et-Labrador depuis des siècles. Pour les Inuits du Labrador, en particulier, le phoque était, jusqu’à récemment, un élément essentiel d’un mode de vie. La viande était mangée ou donnée en nourriture aux chiens, le gras était transformé en huile pour l’éclairage ou en huile alimentaire et la peau était utilisée pour confectionner des vêtements, des bottes et une foule d’autres choses en plus de faire l’objet d’un commerce avec des marchands européens. La demande pour les produits du phoque a mené au développement de la pêche côtière et hauturière, ce qui a stimulé la croissance économique.

En 1965, le Canada a adopté son premier règlement sur la protection des phoques, qui exige des pratiques de chasse sans cruauté et l’obtention d’un permis par les pêcheurs tout en prévoyant une surveillance accrue de la part de Pêches et Océans Canada. Le gouvernement a ensuite mis en œuvre un plan de gestion de la chasse au phoque en mettant constamment l’accent sur la durabilité, la surveillance scientifique et les pratiques sans cruauté, reflétant un engagement à l’égard du rôle intégral de la chasse au phoque dans une économie rurale caractérisée par une tolérance zéro pour toute pratique cruelle.

Des questions comme la surpopulation de phoques font de plus en plus les manchettes ces derniers temps. Nous savons que le nombre excessif de pinnipèdes le long des trois côtes du Canada non seulement crée un déséquilibre dans nos écosystèmes marins, mais qu’il a aussi des effets néfastes sur la santé et la conservation des stocks de poissons.

Un membre de la communauté m’a récemment dit que cette question comporte deux dimensions d’égale importance. Il y a d’abord la survie et le maintien d’industries de la fourrure, de la chasse au phoque et de la pêche correctement gérées, garantissant ainsi la capacité des collectivités rurales à réussir. Ensuite, il s’agit de détruire la propagande qui nous a définis comme des meurtriers et, d’une certaine manière, comme un peuple inférieur. Ce message m’a vraiment frappé.

Nous sommes également à un peu moins d’un mois de ce que certains appellent « la journée internationale d’action contre la chasse au phoque au Canada ». Le simple nom de cette journée démontre la nécessité de travailler ensemble pour lutter contre la désinformation sur l’industrie de la chasse au phoque au sein de tous les ordres de gouvernement. Luttons contre ces campagnes trompeuses au moyen de campagnes d’information. Faisons la promotion des produits du phoque canadien comme les options durables, de haute qualité et écologiques qu’ils sont, dont l’huile oméga-3, la viande, les accessoires et plus encore.

On ne peut laisser la rhétorique néfaste diffusée par certaines organisations être la seule voix sur les scènes nationale et internationale. Nous devons unir nos voix pour soutenir nos pêches d’un océan à l’autre. Merci.

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