PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère des Pêches et des Océans et la Garde côtière canadienne
La répartition des ressources halieutiques
4 juin 2024
Je vous remercie d’être ici aujourd’hui, madame Lebouthillier.
L’an dernier, Pêches et Océans Canada a annoncé son intention de rouvrir la pêche commerciale du sébaste de l’Unité 1 dans les provinces de l’Atlantique et au Québec pour la première fois depuis 1995. Vendredi dernier, le ministère a dévoilé son plan de gestion pour la période 2024-2025, qui attribue 58,69 % des quotas au secteur de la flotte d’engins mobiles hauturiers, qui compte des navires de plus de 100 pieds, tandis qu’environ 15 % des quotas ont été attribués au secteur de la flotte côtière et 10 % aux communautés et organismes autochtones. Comment a-t-on décidé de l’attribution de ces quotas?
La répartition a été déterminée en collaboration avec les provinces. Celles-ci voulaient garder les quotas qu’elles avaient déjà. On a donc gardé les quotas pour le Québec. Les quotas ont diminué pour la Nouvelle-Écosse et ont été alloués au Nouveau-Brunswick pour les pêcheurs et les communautés autochtones. On a également octroyé des quotas à Terre-Neuve et à l’Île-du-Prince-Édouard. Dans les demandes faites auprès du Comité consultatif sur le sébaste, l’objectif était non pas de faire une surpêche, mais de s’assurer d’avoir une pêche responsable et qui assurera de la valeur ajoutée au produit. On a travaillé de concert avec le Comité consultatif sur le sébaste, qui nous a fait la recommandation d’aller chercher 60 000 tonnes cette année. On veut aussi pouvoir le transformer. Nous en sommes à la phase 1 et les consultations se poursuivront pour la phase 2.
La Fish, Food and Allied Workers Union a exprimé sa frustration à l’égard de l’attribution des quotas en affirmant que le gouvernement fédéral donnait la priorité aux entreprises plutôt qu’aux pêcheurs qui peinent à survivre. Qu’en pensez-vous?
Dans le secteur de la pêche, on travaille avec de grandes entreprises. Ces entreprises embauchent des gens des milieux ruraux. Elles alimentent nos usines de transformation qui, elles, utilisent des employés et des gens de nos communautés. Tout le secteur des pêches est mobilisé pour faire travailler nos gens dans les régions rurales.