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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Santé

La mise en quarantaine obligatoire

9 février 2022


Je vous remercie, monsieur le ministre, d’être parmi nous aujourd’hui. Les procédures administratives ont été modifiées au cours des deux dernières années pour composer avec l’évolution constante de la pandémie de COVID.

Monsieur le ministre, ma question porte sur une procédure administrative qui crée peut-être une confusion inutile pour les Canadiens qui se présentent à un poste frontalier terrestre pour rentrer au Canada en provenance des États-Unis.

À l’heure actuelle, un Canadien qui doit se présenter à un poste frontalier terrestre doit remplir une déclaration sur l’application ArriveCAN dans les 72 heures précédant son arrivée. À défaut de le faire, cette personne doit faire une quarantaine de 10 jours. Cependant, si ce même Canadien retourne rapidement aux États-Unis, il peut de nouveau se présenter au poste frontalier et entrer au Canada sans être tenu de faire une quarantaine de 10 jours.

Au lieu de forcer les gens à contourner le problème, le gouvernement pourrait-il mettre en place une règle permettant aux Canadiens qui rentrent au pays de faire une déclaration sur ArriveCAN au poste frontalier ou dans un bref délai après leur retour au Canada?

L’honorable Jean-Yves Duclos, c.p., député, ministre de la Santé [ + ]

Merci, sénateur Quinn. Vous faites mention de certaines mesures frontalières actuellement en place et vous les décrivez fort bien. Il va sans dire que ces mesures s’inscrivent dans un plan visant à assurer la santé et la sécurité des Canadiens. Les exigences dont vous faites mention aujourd’hui découlent des recommandations d’experts de l’Agence de la santé publique du Canada et d’experts en matière de transport et de sécurité publique puisque, dans le contexte actuel, l’application ArriveCAN relève de la responsabilité du ministre de la Sécurité publique.

Nous reconnaissons que la situation est passablement compliquée. Des difficultés se posent à de nombreuses personnes désireuses de se rendre à l’étranger. Ce n’est toutefois pas encore le moment d’aller à l’étranger, étant donné que le niveau d’infection attribuable au variant Omicron a atteint des sommets sans précédent dans le monde. Au Canada, les hôpitaux sont encore surchargés. Les gens qui rentrent ou ont l’intention de rentrer au Canada sont souvent infectés par le virus, ce qui complique soit leur départ d’hôtels ou d’autres endroits dans le monde, soit leur retour au Canada. Nous comprenons que la situation est compliquée.

L’Agence de la santé publique du Canada examine constamment les mesures en place pour appuyer les autres intervenants gouvernementaux, notamment les ministères des Transports et de la Sécurité publique.

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